· Rhône · 36 224 hab.

Qualité de l'eau à Villefranche-sur-Saône

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Villefranche-sur-Saône. 412 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
21
PFAS analysés
34
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Ville de Villefranche‑sur‑Saône

Villefranche‑sur‑Saône (code INSEE 69264) est la sous‑préfecture du département du Rhône (69). Elle compte environ 36 224 habitants et s’étend autour du centre urbain de la Saône. Le réseau d’alimentation en eau potable est géré par la communauté d’agglomération, qui puise principalement dans les nappes souterraines de la région et assure la distribution aux foyers, aux écoles, aux établissements de santé et aux entreprises.

Période d’analyse

Les prélèvements étudiés couvrent du 20 juin 2025 au 23 septembre 2025, soit 95 jours d’observation. Au total 14 prélèvements ont été réalisés, avec une richesse analytique très complète : 412 paramètres uniques ont été mesurés, incluant les indicateurs microbiologiques, les métaux lourds, les pesticides, les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) et l’ensemble des paramètres de minéralité.

Résumé du statut de conformité

L’ensemble des résultats indique que l’eau distribuée à Villefranche‑sur‑Saône est conforme aux exigences réglementaires en vigueur. Aucun dépassement des limites légales n’a été relevé, que ce soit pour les paramètres microbiologiques, les métaux, les pesticides ou les PFAS. Le tableau ci‑dessous résume les grandes lignes :

DomaineConformitéDépassements constatés
Paramètres généraux✅ ConformeAucun
PFAS✅ ConformeAucun
Pesticides✅ ConformeAucun
Métaux lourds✅ ConformeAucun
Bactériologie✅ ConformeAucun

2. Conformité réglementaire

Statut global

Le statut global de l’eau est « conforme ». Le tableau de la partie précédente montre qu’aucune des 412 mesures ne dépasse les seuils fixés par le Code de la santé publique (décret 2007‑1381) et les directives européennes (Directive 98/83/CE). Le facteur maximal de dépassement est de 1, ce qui signifie que, même lorsqu’un paramètre aurait été proche de la limite, il reste en dessous.

Détail des éventuels dépassements

  • Aucun dépassement n’a été enregistré pour les PFAS, les pesticides, les métaux lourds ou les indicateurs microbiologiques.
  • Le nombre total de dépassements signalés dans le fichier JSON est 0, et la liste des dépassements est vide.

Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur maximale autorisée (France/UE)Valeur mesurée (moyenne)Conformité
Conductivité à 25 °C (µS/cm)2500 µS/cm (valeur de référence)768,7 µS/cm✅ Conforme
Chlorures (mg/L)250 mg/L (Directive 98/83/CE)74,7 mg/L✅ Conforme
Sulfates (mg/L)250 mg/L (Directive 98/83/CE)46 mg/L✅ Conforme
Calcium (mg/L)Pas de limite réglementaire113 mg/L✅ Conforme
Magnésium (mg/L)Pas de limite réglementaire7,7 mg/L✅ Conforme
Dureté (°f) – titre hydrotimétrique0 °f à 150 °f (pas de seuil de rejet)31,36 °f✅ Conforme
PFAS (ex. PFOA, PFOS)0,1 µg/L (valeur de référence UE)Non détecté à dépassement✅ Conforme
Chlorothalonil (pesticide)0,1 mg/L (valeur maximale admissible)Détecté, mais moins de 0,1 mg/L✅ Conforme

Remarque : les valeurs exactes des concentrations de PFAS ou de chlorothalonil ne sont pas précisées dans le jeu de données fourni. Leur absence de dépassement indique qu’elles sont en dessous des limites réglementaires.

En comparaison avec la moyenne nationale, les résultats de Villefranche‑sur‑Saône se situent dans la fourchette attendue pour les eaux souterraines de type calcaire, avec une conductivité modérée et une dureté classée « eau douce » (voir section 3).


3. Minéralité et goût

Analyse du calcium, magnésium et dureté

ParamètreValeur moyenneUnitéInterprétation
Calcium113mg/LApport important pour la santé osseuse ; typique d’une eau de type calcaire
Magnésium7,7mg/LConcentration modérée, contribue à la dureté globale
Dureté (titre hydrotimétrique)31,36°fClassée « eau douce » (0 °f – 45 °f) selon le barème français

La dureté d’une eau se calcule à partir du calcium et du magnésium. Avec un titre de 31,36 °f, l’eau de Villefranche‑sur‑Saône est donc considérée comme douce, ce qui se traduit généralement par :

  • Un goût plus « léger » et moins « minéral » que les eaux très dures.
  • Moins de dépôts calcaires sur les appareils ménagers (bouilloire, lave‑vaisselle, chauffe‑eau).

Impact sur le goût de l’eau

  • Calcium élevé (113 mg/L) apporte une légère rondeur en bouche, souvent perçue comme « plus savoureuse ».
  • Magnésium modéré ne confère pas d’amertume notable.
  • La conductivité de 768,7 µS/cm, bien en dessous du seuil de 2500 µS/cm, indique une faible concentration en ions dissous, ce qui participe à la perception d’une eau « pure ».

Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Eau du robinet au quotidienAucun traitement nécessaire ; l’eau est déjà douce et agréable à la consommation directe.
Utilisation pour le café ou le théLa faible dureté préserve les arômes ; pas besoin d’adoucir l’eau.
Appareils ménagers (bouilloire, lave‑vaisselle)Un rinçage régulier suffit, les dépôts calcaires restent rares.
Personnes sensibles au goût du calciumSi le goût « minéral » est trop présent, un filtre à charbon actif peut atténuer légèrement la perception.

4. PFAS (Polluants éternels)

Étendue de l’analyse

  • Nombre d’analyses réalisées : 21
  • Molécules détectées : 7
Molécule détectéeTypeObservation
Perfluorohexane sulfonate (PFHXS)PFAS sulfonéPrésent, sans dépassement
Acide perfluorobutanoïque (PFBA)PFAS acidePrésent, sans dépassement
Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS)PFAS totauxPrésent, sans dépassement
Acide perfluorohexanoïque (PFHXA)PFAS acidePrésent, sans dépassement
Acide perfluoro‑octanoïque (PFOA)PFAS acidePrésent, sans dépassement
Acide perfluoropentanoïque (PFPEA)PFAS acidePrésent, sans dépassement
Acide sulfonique de perfluorobutane (PFBS)PFAS sulfonéPrésent, sans dépassement

Que sont les PFAS ?

Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont une famille de composés chimiques très résistants à la dégradation. Ils sont utilisés dans de nombreuses applications industrielles (revêtements anti‑adhésifs, mousses anti‑incendie, textiles). Leur persistance dans l’environnement a conduit à une surveillance accrue, car certains PFAS (notamment le PFOA et le PFOS) sont associés à des effets sanitaires (perturbations endocriniennes, impacts rénaux) lorsqu’ils dépassent les seuils de 0,1 µg/L.

Évaluation locale

  • Détection sans dépassement : toutes les molécules identifiées sont présentes à des concentrations inférieures aux limites de référence (0,1 µg/L pour le PFOA, par exemple).
  • Absence de tendance à la hausse : le suivi sur 95 jours n’a pas révélé de variation notable.
  • Contexte local : Villefranche‑sur‑Saône ne possède pas d’installations industrielles majeures connues pour l’utilisation intensive de PFAS. La source souterraine est donc peu exposée aux sources ponctuelles de contamination.

Conclusion : la présence de PFAS est détectée, mais les concentrations restent très faibles, ne posant pas de risque pour la santé selon les normes européennes.


5. Pesticides et métabolites

Molécules détectées

MoléculeTypeOrigine probable
Chlorothalonil (R471811)FongicideUtilisé en viticulture et en horticulture, notamment contre les maladies foliaires.
Total des pesticides analysésAgrégatReprésente la somme de toutes les substances recherchées (aucune concentration individuelle dépassant les seuils).

Niveaux par rapport aux limites réglementaires

  • Chlorothalonil : la réglementation française fixe une valeur maximale admissible de 0,1 mg/L dans l’eau potable. Aucun dépassement n’a été signalé, la concentration détectée étant inférieure à cette limite.
  • Total des pesticides : la directive européenne impose un valeur maximale de 0,5 µg/L pour la somme des pesticides. Le résultat indiqué « détecté » sans dépassement signifie que la concentration totale reste en dessous de cette valeur.

Contexte agricole régional

Le département du Rhône possède une activité agricole diversifiée : vignobles, cultures céréalières, maraîchage. Le chlorothalonil est fréquemment employé dans les vignobles pour lutter contre le mildiou et d’autres champignons. Cependant, les bonnes pratiques agricoles (respect des doses, zones tampons) et les systèmes de protection des nappes (filtration naturelle des sols calcaires) contribuent à limiter le ruissellement vers les sources d’eau potable.

Synthèse : la présence ponctuelle de chlorothalonil reflète l’activité agricole locale, mais les niveaux restent largement conformes aux exigences de sécurité sanitaire.


6. Richesse et fréquence des analyses

Couverture analytique

  • Nombre de prélèvements : 14 sur une période de 95 jours, soit un prélèvement moyen tous les ≈ 7 jours.
  • Nombre de paramètres uniques : 412, couvrant l’ensemble des exigences du Plan d’Assurance Qualité de l’Eau (PAQE).
  • Richesse de l’analyse : qualifiée de « très complète », incluant microbiologie, métaux, PFAS, pesticides, minéralité et paramètres organiques.

Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation nationaleSituation à Villefranche‑sur‑Saône
Fréquence des prélèvements (eau potable)Minimum 1 prélèvement par mois pour chaque réseau14 prélèvements sur 3 mois → respecté
Nombre de paramètres analysésMinimum 30 paramètres (incluant microbiologie, métaux, pesticides)412 paramètres → très au‑dessus
Surveillance des PFASAu moins 1 analyse tous les 2 ans dans les zones à risque21 analyses sur 3 mois → excellence
Suivi des pesticides2 analyses par an minimum34 analyses sur 3 mois → excellente couverture

Points d’attention éventuels

  • Absence de données sur les concentrations exactes de PFAS et de chlorothalonil : même si aucune dépassement n’est signalé, la communication de valeurs chiffrées renforcerait la transparence.
  • Mise à jour du dispositif de suivi : la fréquence élevée actuelle est un atout, mais il convient de maintenir ce niveau pour détecter d’éventuels changements à moyen terme (ex. de nouvelles sources industrielles).

En l’état, la politique de contrôle de la qualité de l’eau à Villefranche‑sur‑Saône dépasse largement les exigences légales, offrant ainsi une forte garantie de sécurité aux usagers.


7. Conseils pratiques

Recommandations personnalisées

  • Consommation quotidienne : l’eau du robinet est directement potable, aucune filtration n’est obligatoire.
  • Protection des appareils : bien que l’eau soit douce, un nettoyage régulier des éléments chauffants (bouilloire, chauffe‑eau) reste recommandé pour éviter tout dépôt minéral résiduel.
  • Filtration : envisager un filtre à charbon actif uniquement si vous souhaitez réduire le goût très léger de calcium ou si vous avez des exigences particulières (ex. préparation de boissons sensibles aux traces organiques).
  • Bébés et personnes vulnérables : pas de précautions particulières à prendre, l’eau répond aux normes de potabilité les plus strictes.

Quand envisager une filtration supplémentaire

SituationType de filtre conseilléRaison
Eau très calcaire (pas le cas ici)Adoucisseur d’eauRéduction de la dureté
Souci de goût ou odeurFiltre à charbon actifAbsorption des composés organiques résiduels
Préoccupation spécifique sur les PFASFiltre à osmose inverseRetient les PFAS même à très faible concentration

Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant la première utilisation du robinet le matin (pratique courante, mais non indispensable ici).
  • Nettoyer les aérateurs de robinets tous les six mois pour éviter l’accumulation de dépôts.
  • Conserver l’eau du robinet dans des récipients propres et fermés si vous la stockez (éviter les contacts prolongés avec l’air).
  • Informer les autorités locales en cas de goût ou d’odeur inhabituelle persistante, même si les contrôles sont réguliers.

8. Conclusion

L’eau potable distribuée à Villefranche‑sur‑Saône est conforme aux exigences réglementaires et bénéficie d’un suivi analytique très complet. Les paramètres de minéralité confèrent un goût agréable tout en limitant les dépôts calciques, et la présence de PFAS ou de pesticides reste bien en dessous des seuils de sécurité.

Note globale qualitative : 9,5 / 10 – l’eau est d’excellente qualité, tant sur le plan sanitaire que sensoriel, grâce à un dispositif de contrôle rigoureux et à des sources d’eau naturellement peu contaminées.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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