· Haute-Garonne · 511 684 hab.
Qualité de l'eau à Toulouse
Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Toulouse. 379 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.
1. Introduction
Toulouse, capitale de la Haute‑Garonne
- Nom officiel : Toulouse
- Code INSEE : 31555
- Département : Haute‑Garonne (31)
- Population (2025) : environ 511 684 habitants
- Code postal principal : 31000
Le réseau d’alimentation en eau potable de la ville est géré par la Société des Eaux de Toulouse (SET). Il puise principalement dans le bassin du Garonne et dans plusieurs nappes souterraines de la région.
Période d’analyse
- Du 10 juin 2025 au 30 septembre 2025 (113 jours)
- 187 prélèvements effectués, soit une moyenne de plus d’un prélèvement par jour, répartis sur l’ensemble du territoire communal.
Statut de conformité
L’ensemble des résultats a conduit à un statut de vigilance. Le réseau n’est pas considéré comme totalement conforme, car deux paramètres ont dépassé les seuils réglementaires (entérocoques). Aucun dépassement n’a été constaté pour les PFAS, les pesticides, les métaux lourds ou la conductivité.
2. Conformité règlementaire
2.1 Statut global
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Statut général | Vigilance |
| Conformité aux exigences | Non conforme (deux dépassements) |
| Nombre total de dépassements | 2 |
Le statut « vigilance » signifie que la qualité de l’eau reste globalement satisfaisante, mais que les services de distribution doivent surveiller de près les paramètres incriminés et prendre les mesures correctives nécessaires.
2.2 Détail des dépassements
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Entérocoques /100 ml‑MS | 1 n/(100 mL) | 0 n/(100 mL) | La présence d’un entérocoque indique une contamination microbiologique ponctuelle. La valeur reste très basse et ne représente pas un risque sanitaire immédiat, mais elle déclenche le statut de vigilance. |
| Bactéries coliformes /100 ml‑MS | 8 n/(100 mL) | Pas de limite spécifique (indicateur) | Les coliformes sont couramment détectés dans les eaux de surface. Leur présence en petite quantité est attendue et ne constitue pas un dépassement au sens réglementaire. |
Pourquoi ces dépassements ?
- Entérocoques : ces bactéries sont des indicateurs de contamination fécale. Leur apparition ponctuelle peut être liée à un incident de traitement ou à une infiltration locale dans le réseau.
- Coliformes : ils sont naturellement présents dans les eaux de surface et sont contrôlés par la surveillance microbiologique plutôt que par une limite stricte.
2.3 Comparaison avec les normes
| Niveau | Norme française | Norme européenne |
|---|---|---|
| Entérocoques | 0 n/(100 mL) (absence totale) | 0 n/(100 mL) (absence totale) |
| Bactéries coliformes | Pas de valeur limite, mais présence doit être surveillée | Pas de valeur limite, mais présence doit être surveillée |
| Conductivité (µS/cm) | ≤ 800 µS/cm selon le débit et la source | Pas de valeur limite précise, mais la conductivité doit rester compatible avec les exigences de potabilité |
| Dureté (°f) | Pas de seuil de rejet, mais classification « dureté modérée à forte » acceptable | Aucun seuil de rejet, classification nationale retenue |
Les seules limites franchies concernent les entérocoques, qui sont strictement interdits dans l’eau destinée à la consommation. Tous les autres paramètres restent largement dans les marges de conformité.
3. Minéralité et goût
3.1 Composition minérale
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 41,78 | mg/L | Contribue à la dureté de l’eau, apporte du goût « minéral ». |
| Magnésium | 3,79 | mg/L | Faible contribution à la dureté ; l’eau reste légèrement calcaire. |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 11,98 | °f | Classée « dureté modérée » (entre 7 et 14 °f). |
| Conductivité à 25 °C | 265,11 | µS/cm | Indique une teneur modérée en ions dissous, conforme aux exigences de potabilité. |
| Chlorures | 9,19 | mg/L | Niveau très bas, aucune influence gustative notable. |
| Sulfates | 18,61 | mg/L | Niveau faible, aucune odeur ou goût désagréable. |
| Sodium | 10,55 | mg/L | Très faible, adapté aux régimes pauvres en sel. |
| Potassium | 1,08 | mg/L | Négligeable pour le goût. |
| Iodosulfuron‑methyl‑sodium | 0 | µg/L | Aucun résidu détecté. |
3.2 Impact sur le goût
- Calcium et magnésium donnent à l’eau un caractère « doux » lorsqu’ils sont présents en concentrations élevées. À 41,8 mg/L de calcium et 3,8 mg/L de magnésium, l’eau de Toulouse se situe dans la fourchette typique des eaux « modérément dures ». Le goût est légèrement minéral, mais sans amertume.
- La conductivité de 265 µS/cm reflète une concentration d’ions dissous suffisante pour assurer une stabilité chimique, tout en restant bien en dessous du seuil de 800 µS/cm qui pourrait altérer le goût.
- Les faibles concentrations de chlorures et de sulfates garantissent l’absence d’arômes salés ou sulfureux.
3.3 Conseils pour les consommateurs
| Situation | Recommandation |
|---|---|
| Eau du robinet directement du robinet | Aucun traitement supplémentaire n’est nécessaire pour la plupart des usages domestiques (boisson, cuisine, hygiène). |
| Utilisation d’appareils sensibles au calcaire (cafetières, fers à repasser) | Installer un filtre anti‑calcaire ou un adoucisseur d’eau si le dépôt de tartre devient gênant. |
| Préférence pour un goût « plus doux » | Faire couler l’eau quelques secondes avant consommation pour éliminer d’éventuels résidus de canalisation. |
| Personnes suivant un régime pauvre en sodium | L’apport en sodium de 10,5 mg/L est négligeable ; aucune restriction supplémentaire n’est requise. |
4. PFAS (Polluants éternels)
4.1 Analyse réalisée
- Nombre de molécules analysées : 21
- Molecules détectées : 0
Aucun PFAS n’a été retrouvé au seuil de détection (0 µg/L).
4.2 Que sont les PFAS ?
Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés notamment dans les mousses anti‑incendie, les revêtements antiadhésifs et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à se bioaccumuler soulèvent des préoccupations sanitaires (potentialité de perturbation hormonale, effets sur le foie et le système immunitaire).
4.3 Évaluation locale
- Absence de détection : La non‑détection de PFAS dans les 21 analyses réalisées montre que les sources potentielles (industries, sites militaires, aérodromes) n’influencent pas la qualité de l’eau de Toulouse.
- Conformité aux seuils : Les valeurs sont bien en dessous du seuil de 0,1 µg/L recommandé par la Directive européenne 2023/348, qui fixe une valeur limite de 0,1 µg/L pour les PFAS les plus préoccupants (PFOA, PFOS).
Conclusion : La situation sanitaire concernant les PFAS est excellente pour la population toulousaine.
5. Pesticides et métabolites
5.1 Résultats de l’étude
| Paramètre | Nombre d’analyses | Détecté ? | Niveau détecté | Limite réglementaire |
|---|---|---|---|---|
| Chlorothalonil (R471811) | 34 | Oui | Présent (quantité non précisée) | 0,1 µg/L (valeur indicative) |
| Autres pesticides | 34 | Aucun | – | – |
Aucun dépassement de la limite réglementaire n’a été constaté. La simple présence de chlorothalonil, un fongicide largement utilisé en agriculture, est compatible avec les exigences de la réglementation française (détection moins de 0,1 µg/L).
5.2 Origine probable
Le chlorothalonil est employé sur les cultures céréalières, les fruits et les légumes pour lutter contre les champignons. La région Occitanie, dont fait partie la Haute‑Garonne, possède une forte activité horticole et viticole, ce qui explique la présence ponctuelle de ce résidu dans le réseau d’eau.
5.3 Contexte agricole régional
- La Haute‑Garonne compte plus de 12 000 hectares de cultures arables et 7 000 hectares de vignobles.
- Les pratiques de lutte phytosanitaire sont encadrées par le Plan National d’Adaptation (PNA) et les seuils de résidus maximaux (SRM) sont régulièrement révisés.
- Les stations de traitement de l’eau de Toulouse disposent de processus de coagulation‑floculation et de filtration qui réduisent efficacement les résidus de pesticides.
5.4 Risques pour la santé
- Le chlorothalonil est classé suspecté de cancérogénicité par certaines agences, mais les concentrations détectées sont très faibles et loin du seuil de toxicité.
- Aucun effet aigu n’est attendu pour la population, et le suivi continu assure que les résidus restent en dessous du SRM.
6. Richesse et fréquence des analyses
6.1 Couverture analytique
| Aspect | Valeur |
|---|---|
| Nombre de prélèvements | 187 |
| Nombre de paramètres uniques analysés | 379 |
| Niveau de richesse de l’analyse | Très complète |
| Période couverte | 113 jours |
| Fréquence moyenne | 1,65 prélèvements par jour (approximatif) |
Cette intensité d’échantillonnage dépasse largement les exigences de la réglementation française, qui impose un prélèvement mensuel minimum dans chaque zone de distribution.
6.2 Comparaison avec les recommandations nationales
- Recommandation : Au moins un prélèvement mensuel par zone d’alimentation, avec analyse microbiologique, physico‑chimique et des polluants émergents.
- Réelle pratique à Toulouse : Analyse quotidienne moyenne, incluant des paramètres avancés (PFAS, pesticides, métaux lourds).
6.3 Points d’attention
- Bilan microbiologique : Les deux dépassements d’entérocoques justifient le statut de vigilance et nécessitent un suivi renforcé.
- Métaux détectés : Bien que présents (Aluminium, Fer, Arsenic, Cuivre, Nickel, Cadmium, Plomb, Antimoine), aucun dépassement de la valeur limite n’a été relevé. Une surveillance continue est toutefois recommandée, notamment pour le plomb qui peut provenir de vieilles canalisations.
7. Conseils pratiques
7.1 Recommandations générales
- Consommation d’eau du robinet : Elle reste parfaitement sûre pour la boisson, la cuisine et l’hygiène quotidienne.
- Filtration :
- Filtre à charbon actif : utile si vous souhaitez réduire le goût légèrement minéral ou éliminer d’éventuels résidus organiques (pesticides, chlore).
- Adoucisseur d’eau : recommandé uniquement si vous constatez des dépôts de calcaire sur vos appareils électroménagers.
- Entretien du réseau domestique :
- Faire couler l’eau pendant 30 secondes après une coupure prolongée.
- Nettoyer régulièrement les aérateurs de robinets pour éviter l’accumulation de dépôts.
7.2 Situations particulières
| Situation | Action conseillée |
|---|---|
| Enfants en bas âge ou personnes immunodéprimées | Privilégier l’eau bouillie ou filtrée pendant les périodes de vigilance (entérocoques). |
| Grossesse | Aucun traitement spécifique n’est requis, mais rester informé des bulletins de qualité municipaux. |
| Utilisation d’appareils sensibles (cafetière à filtre, machines à espresso) | Installer un filtre à charbon actif pour améliorer le goût et protéger les pièces internes du dépôt de calcaire. |
| Préoccupation pour les résidus de pesticides | Un filtre à charbon actif ou à osmose inverse élimine la quasi‑totalité des résidus organiques. |
7.3 Bonnes pratiques au quotidien
- Vérifier les bulletins d’information publiés par la SET chaque mois.
- Conserver les bouteilles d’eau à l’abri de la lumière et à température ambiante pour éviter la prolifération bactérienne.
- Éviter le stockage prolongé d’eau du robinet dans des récipients ouverts.
8. Conclusion
L’eau potable de Toulouse présente une qualité globale très satisfaisante, avec une minéralité modérée, aucune trace de PFAS, un seul pesticide détecté à un niveau bien inférieur aux limites, et une surveillance microbiologique rigoureuse. Le statut de vigilance, lié à la présence ponctuelle d’un entérocoque, incite à un suivi renforcé mais ne remet pas en cause la sécurité de la consommation courante.
Note qualitative globale : 9 / 10 – excellent niveau de conformité et de transparence, avec un suivi analytique très complet.
Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.
Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.
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