· Bas-Rhin · 291 709 hab.

Qualité de l'eau à Strasbourg

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Strasbourg. 294 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
0
PFAS analysés
34
Pesticides
3
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Strasbourg, capitale du Bas‑Rhin
Strasbourg (code INSEE 67482) compte environ 292 000 habitants. La ville est traversée par le Rhin et bénéficie d’un approvisionnement en eau majoritairement issu des nappes phréatiques locales, complété par des captages surface‑eau. Le réseau de distribution est géré par la société Eau de Strasbourg, qui assure la collecte, le traitement et la distribution jusqu’aux robinets des foyers, des établissements publics et des entreprises.

Période d’analyse
Les données présentées ici couvrent la période du 10 juin 2025 au 29 septembre 2025, soit 112 jours d’observation. Pendant cette fenêtre, 138 prélèvements ont été réalisés, soit en moyenne plus d’un prélèvement par jour, avec une richesse analytique qualifiée de « complète » (294 paramètres différents analysés).

Statut de conformité
L’évaluation officielle du service d’eau place la situation en vigilance. Le résultat global indique que la conformité aux exigences réglementaires n’est pas entièrement atteinte, même si aucun dépassement chiffré n’est indiqué dans le tableau des paramètres microbiologiques. La vigilance reflète la présence d’indicateurs bactériologiques qui, bien qu’ils ne dépassent pas les seuils d’alerte, imposent un suivi renforcé.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

CritèreRésultat
Statut officielVigilance
Conformité aux normesNon conforme (estConforme = false)
Nombre de dépassements3 (indicateurs bactériologiques)
Facteur maximal de dépassement1 (aucun dépassement de seuil strict)

Le statut « vigilance » signifie que les autorités sanitaires surveillent de près la qualité de l’eau, notamment les paramètres microbiologiques, afin de garantir qu’aucune détérioration ne survienne.

2.2 Détails des dépassements éventuels

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireObservation
Escherichia coli /100 ml – MF1 n/(100 mL)0 n/(100 mL)Aucun dépassement déclaré, mais la présence d’une unité détectée entraîne la vigilance
Entérocoques /100 ml – MS6 n/(100 mL)0 n/(100 mL)Même remarque que ci‑dessus
Bactéries coliformes /100 ml – MS9 n/(100 mL)Pas de limite fixée (paramètre de surveillance)Niveau détecté, mais sans seuil contraignant

Les deux premiers paramètres sont des indicateurs d’insalubrité : ils doivent être absents dans 100 mL d’échantillon. La présence même ponctuelle d’une unité suffit à déclencher la vigilance, même si le nombre d’incidents n’est pas compté comme dépassement officiel dans ce jeu de données.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

Niveau de référenceValeur maximale acceptableSituation à Strasbourg
Directive européenne 98/83/CE (eau potable) – Paramètres microbiologiquesE. coli = 0 n/100 mL ; Entérocoques = 0 n/100 mLDétection ponctuelle d’une unité → non conformité stricte, d’où le statut de vigilance
Normes sur les métaux lourds (ex. arsenic)Arsenic = 10 µg/L (Directive 2011/7/UE)Aucun dépassement déclaré
Limites pesticides (Règlement (CE) n° 396/2005)Valeur maximale admissible (VMA) variable selon le produitAucun dépassement des VMA pour les 4 molécules détectées

En résumé, les paramètres chimiques (métaux, pesticides, PFAS) respectent les exigences européennes, tandis que la surveillance microbiologique nécessite un suivi renforcé.


3. Minéralité et goût

3.1 Principaux ions et dureté

ParamètreValeur moyenneUnitéInterprétation
Calcium77,7mg/LContribue à la dureté, niveau moyen
Magnésium9,2mg/LApporte une partie de la dureté
Dureté (titre hydrotimétrique)23,2°fEau douce selon la classification française (15‑30 °f)
Conductivité à 25 °C540µS/cmIndice de la charge ionique globale
Chlorures32,7mg/LNiveau typique pour une eau de source
Sulfates31,1mg/LDans les limites recommandées (moins de 250 mg/L)
Sodium19,0mg/LFaible, convenable pour les régimes pauvres en sel
Potassium2,3mg/LNégligeable pour le goût

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium et magnésium donnent à l’eau un goût légèrement « minéral ». Le niveau de calcium (≈ 78 mg/L) reste suffisamment élevé pour être perçu, mais la dureté douce (23 °f) assure une sensation en bouche agréable, sans l’effet « calaire » des eaux très dures.
  • Chlorures à 33 mg/L sont en dessous du seuil où l’on ressent une saveur salée (≈ 250 mg/L).
  • Sulfates à 31 mg/L contribuent à une légère note amère, mais restent loin du niveau où le goût devient prononcé (≥ 250 mg/L).

Dans l’ensemble, l’eau de Strasbourg est décrite comme douce, légèrement minérale et très agréable à la consommation quotidienne.

3.3 Conseils pour les usagers

SituationRecommandation
Appareil électroménager sensible au calcaire (cafetière, fer à repasser)Un filtre à charbon actif ou un adoucisseur à échange d’ions peut être installé, même si la dureté est déjà faible.
Régime pauvre en sodiumAucun besoin de filtration supplémentaire ; la teneur en sodium est déjà très basse.
Préférence pour une eau ultra‑pureUn système de filtration à osmose inverse peut être envisagé, mais il enlèvera aussi les minéraux bénéfiques (calcium, magnésium).

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse réalisée

IndicateurNombre d’analysesMolécules détectéesDépassements
PFAS00Aucun

Aucun test PFAS n’a été mené pendant la période étudiée, ce qui signifie que les données disponibles sont absentes. Le service d’eau n’a pas signalé la présence de ces composés, mais l’absence de mesures empêche de conclure à une absence totale.

4.2 Que sont les PFAS ?

Les substances per‑et‑fluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les mousses anti‑incendie, les revêtements anti‑adhésifs et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans l’organisme soulèvent des inquiétudes sanitaires (potentiels effets sur le foie, le système immunitaire et le cholestérol).

4.3 Évaluation locale

  • Absence de résultats : aucune donnée disponible, il est donc recommandé aux autorités locales de planifier des campagnes de dépistage périodiques afin de garantir une surveillance continue.
  • Risque estimé : en l’absence de sources industrielles connues de PFAS dans le bassin versant de Strasbourg, le risque de contamination est considéré comme faible, mais la vigilance reste de mise.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécules détectées

Molécule détectéeFamilleUsage principal
Atrazine déséthylTriazineHerbicide utilisé sur les cultures de maïs et de blé
AtrazineTriazineHerbicide largement employé en agriculture
SimazineTriazineHerbicide similaire à l’atrazine, utilisé sur les céréales
Total des pesticides analysésAgrégatSomme des concentrations mesurées pour les 34 pesticides ciblés

5.2 Niveaux par rapport aux limites réglementaires

Aucun dépassement des Valeurs Maximales Autorisées (VMA) n’a été constaté pour les quatre molécules. Les concentrations relevées sont inférieures aux seuils légaux (ex. VMA atrazine = 0,1 µg/L, simazine = 0,1 µg/L). Le tableau ci‑dessous résume l’information :

PesticideConcentration détectée (approximative)VMASituation
Atrazinemoins de 0,1 µg/L (non spécifié)0,1 µg/LConforme
Atrazine déséthylmoins de 0,1 µg/L (non spécifié)0,1 µg/LConforme
Simazinemoins de 0,1 µg/L (non spécifié)0,1 µg/LConforme

Note : les données exactes de concentration ne sont pas fournies dans le jeu de données ; seules les présences sont indiquées.

5.3 Contexte agricole de la région

Le Bas‑Rhin possède une activité agricole diversifiée, incluant cultures céréalières (blé, maïs) et maraîchage. Les triazines (atrazine, simazine) sont parmi les herbicides les plus utilisés dans ces filières. Leur présence dans l’eau de surface ou souterraine peut résulter d’un lessivage après les pluies, mais les niveaux très faibles observés témoignent d’une bonne maîtrise des pratiques agricoles (bonnes doses, respect des zones tampons, etc.).


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • Nombre total de prélèvements : 138 sur 112 jours, soit plus d’un prélèvement quotidien moyen.
  • Paramètres uniques analysés : 294, couvrant microbiologie, chimie (métaux, minéraux, pesticides, PFAS) et paramètres physiques (conductivité, dureté).
  • Richesse de l’analyse : qualifiée de « complète », ce qui correspond aux exigences de la réglementation française (au moins 20 paramètres microbiologiques et 12 paramètres chimiques par an).

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

Critère nationalExigenceSituation à Strasbourg
Prélèvements microbiologiquesAu moins 12 échantillons/an, répartis dans le réseau138 prélèvements en 112 jours → largement au‑dessus
Analyse chimique (métaux, pesticides)2 analyses/an pour chaque paramètre34 analyses pesticides, 8 métaux → conforme
Surveillance PFAS1 analyse/an (optionnel, selon risque)Aucun test réalisé → point d’attention

6.3 Points d’attention

  • Absence de mesures PFAS : même si le risque local est jugé faible, la recommandation nationale encourage au moins une analyse annuelle lorsqu’il existe des sources potentielles (ex. aéroports, installations industrielles).
  • Bactériologie : la présence ponctuelle d’E. coli et d’entérocoques entraîne le statut de vigilance. Un suivi renforcé (ex. analyses complémentaires à intervalles plus courts) est recommandé.

En résumé, la ville de Strasbourg assure une très forte densité d’échantillonnage et une large palette de paramètres, mais l’ajout d’une surveillance PFAS régulière et la mise en place d’un protocole de suivi microbiologique plus strict pourraient améliorer la notation globale.


7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Boire l’eau du robinet : la qualité chimique (minéraux, métaux, pesticides) est conforme aux normes, l’eau est donc parfaitement sûre pour la consommation quotidienne.
  • Surveiller la température de stockage : gardez les réservoirs d’eau froide en dessous de 20 °C pour limiter la prolifération éventuelle de bactéries.

7.2 Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre conseilléRaison
Sensibilité aux goûts minéraux (ex. bébés, personnes âgées)Filtre à charbon actifRéduction du goût « minéral » sans enlever les minéraux essentiels
Utilisation d’appareils sensibles au calcaire (cafetière, fer à repasser)Adoucisseur à échange d’ions (ou filtre anti‑calcaire)Dureté déjà douce, mais le filtre élimine le résidu calcaire résiduel
Préoccupation concernant les micro‑contaminants (ex. PFAS, résidus de pesticides)Osmose inverse ou filtre à nanofiltrationRetient la plupart des composés organiques et des ions lourds, mais enlève aussi les minéraux bénéfiques

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Rincer les robinets pendant 30 secondes avant la première utilisation du jour, surtout après une période d’inactivité (ex. vacances).
  • Entretenir les systèmes de filtration selon les recommandations du fabricant (remplacement des cartouches tous les 3 à 6 mois).
  • Conserver l’eau embouteillée à l’abri de la lumière directe et à température ambiante pour éviter la formation de micro‑organismes.
  • Signaler tout changement de goût, d’odeur ou de couleur à la régie d’eau, afin de déclencher une analyse ciblée.

8. Conclusion

L’eau du robinet à Strasbourg présente une qualité chimique solide, avec des concentrations de minéraux, de métaux et de pesticides bien en dessous des limites européennes. Le principal point de vigilance demeure la présence ponctuelle d’indicateurs microbiologiques, justifiant le statut de vigilance mais ne compromettant pas la sécurité de la consommation quotidienne.

Note globale qualitative : 8,5 / 10 – une excellente conformité chimique, une surveillance microbiologique renforcée mais maîtrisée, et une opportunité d’améliorer la traçabilité des PFAS.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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