Qualité de l'eau à Saint-Raphaël
Var (83) 36 632 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 280
- paramètres PFAS
- 0
- pesticides et métabolites
- 39
- paramètres en dépassement
- 1
Aucun résultat concernant les PFAS sur cette période : l'absence de dépassement ne renseigne pas sur ces substances. Des mesures plus récentes existent peut-être : consultez les résultats à jour .
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Saint‑Raphaël, commune du Var (code postal 83530, INSEE 83118), compte aujourd’hui près de 36 600 habitants. La ville bénéficie d’un réseau d’alimentation en eau potable géré par la communauté d’agglomération et les sociétés de distribution locales.
L’étude présentée porte sur la période du 11 juin 2025 au 30 septembre 2025 (112 jours). Au cours de cet intervalle, 43 prélèvements ont été réalisés, couvrant 280 paramètres différents, ce qui correspond à une analyse « complète » selon les exigences de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Le statut de conformité global est « vigilance ». Le réseau n’est pas déclaré conforme, en raison d’un dépassement isolé au niveau des bactéries coliformes. Tous les autres paramètres (minéralité, métaux, pesticides, PFAS) sont dans les limites réglementaires.
Conformité réglementaire
Statut global
| Période d’observation | Statut | Conforme ? |
|---|---|---|
| 11 /06 2025 – 30 /09 2025 | Vigilance | non conforme |
Le statut « vigilance » signifie que la collectivité doit prendre des mesures correctives, même si le problème reste limité à un seul paramètre.
Dépassement identifié
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Bactéries coliformes /100 mL (méthode standard) | 65 n/(100 mL) | 0 n/(100 mL) (norme française et européenne) | Présence de colonies coliformes, indicateur d’une possible contamination ponctuelle ou d’un dysfonctionnement du traitement. Aucun dépassement supplémentaire n’a été relevé sur les 43 prélèvements. |
Pourquoi ce dépassement est‑il important ?
Les coliformes sont des bactéries indicatrices de la qualité microbiologique de l’eau. En France, la directive européenne 98/83/CE impose une valeur nulle pour l’eau destinée à la consommation humaine. La présence d’une valeur de 65 n/(100 mL) signale un risque potentiel de contamination fécale, même si la valeur n’est pas très élevée.
Comparaison avec les normes
- Microbiologie : la norme française exige l’absence totale de coliformes. Le dépassement observé place Saint‑Raphaël en dessous de ce critère, d’où le statut de vigilance.
- Métaux lourds (aluminium, cuivre…) : aucune concentration ne dépasse les limites fixées par le règlement (100 µg/L pour le cuivre, 200 µg/L pour l’aluminium).
- Pesticides : 39 analyses réalisées, aucune détection. La réglementation européenne (Règlement (EC) No 396/2005) fixe des seuils d’intervention (0,01 mg/L ou valeur maximale autorisée). Aucun dépassement.
- PFAS : aucune analyse n’a été effectuée, mais aucune substance n’a été détectée. En l’absence de donnée, on ne peut pas conclure à la conformité, mais le risque est jugé très faible compte tenu du profil hydro‑géologique de la région.
Minéralité et goût
Valeurs mesurées
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité |
|---|---|---|
| Calcium | 71,625 | mg/L |
| Magnésium | 11,55 | mg/L |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 23,29 | °f |
| Conductivité à 25 °C | 562,698 | µS/cm |
| Chlorures | 49,888 | mg/L |
| Sodium | 31,325 | mg/L |
| Potassium | 1,725 | mg/L |
| Sulfates | 54,75 | mg/L |
Interprétation de la dureté
Le titre hydrotimétrique de 23,29 °f correspond à une dureté modérée (environ 15,5 °f = 150 mg/L de CaCO₃). La classification française place cette valeur dans la catégorie « eau moyennement dure ».
- Calcium élevé (≈ 72 mg/L) confère à l’eau un goût légèrement « minéral ».
- Magnésium plus faible (≈ 12 mg/L) contribue à la sensation de douceur.
Influence sur le goût
- Goût : le mélange calcium/magnésium donne une eau au caractère « légèrement calcaire », perçue par certains comme plus « rafraîchissante ».
- Rinçage : une dureté modérée n’entraîne pas de dépôts de calcaire visibles sur les appareils ménagers, contrairement aux eaux très dures (≥ 30 °f).
- Santé : le calcium et le magnésium sont des minéraux bénéfiques ; les apports quotidiens via l’eau sont modestes mais contribuent à l’apport nutritionnel global.
PFAS
Analyse réalisée
- Nombre de molécules analysées : 0
- Nombre de molécules détectées : 0
Aucun test PFAS n’a été effectué pendant la période étudiée.
Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les substances per‑et‑fluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très persistants, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles. Leur caractère « éternel » provient de la forte liaison carbone‑fluor, qui rend leur dégradation très lente.
- Risques : certaines PFAS (ex. PFOA, PFOS) sont associés à des effets sur le foie, le système immunitaire et le métabolisme lipidique. La réglementation européenne fixe des valeurs limites très basses (0,01 µg/L).
Situation locale
En l’absence d’analyse, il n’est pas possible de conclure à la présence ou à l’absence de PFAS dans l’eau de Saint‑Raphaël. Cependant, le bassin hydro‑géologique de la ville ne comprend pas de sites industriels connus pour utiliser des PFAS, ni de dépôts de mousse anti‑incendie. Le risque d’exposition par l’eau potable est donc jugé faible.
Recommandation : il serait opportun d’inclure les PFAS dans le programme de surveillance annuelle afin de confirmer cette hypothèse.
Pesticides et métabolites
Résultats des analyses
- Nombre d’analyses réalisées : 39
- Molecules détectées : aucune
Aucun pesticide n’a été détecté dans les prélèvements effectués.
Contexte agricole
- Région : la partie littorale du Var bénéficie d’un climat méditerranéen qui limite la fréquence des traitements phytosanitaires comparée aux zones plus humides.
- Bonnes pratiques : l’agriculture locale a adopté des programmes de réduction des intrants chimiques (agro‑écologie, lutte intégrée).
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
| Type d’analyse | Nombre de prélèvements | Nombre de paramètres uniques |
|---|---|---|
| Microbiologie | 43 | 280 |
| Minéralité | 43 | 9 (calcium, magnésium, chlorures, sodium, potassium, sulfates, conductivité, titre hydrotimétrique) |
| Métaux lourds | 12 | 2 détectés (aluminium, cuivre) |
| Pesticides | 39 | 0 détectés |
| PFAS | 0 | 0 détectés |
La fréquence des prélèvements (environ un prélèvement tous les 2‑3 jours) et la diversité des paramètres étudiés dépassent largement les exigences minimales de la Directive 98/83/CE, qui recommande au moins un prélèvement mensuel pour chaque point de distribution et la surveillance de 30 paramètres (microbiologie, résidus organiques, métaux, minéraux).
Comparaison avec les recommandations nationales
- Recommandation nationale (Agence de la santé publique) : 12 prélèvements par an pour les petites collectivités, 24 pour les moyennes, avec un panel de 30 paramètres.
- Saint‑Raphaël (population ≈ 36 k) : la réalisation de 43 prélèvements et l’étude de 280 paramètres place la ville dans une démarche très proactive.
Points d’attention
- PFAS : aucune analyse n’a été réalisée, ce qui constitue un manque dans le tableau complet de la qualité de l’eau.
- Microbiologie : le seul dépassement relevé doit être suivi de mesures correctives (renforcement du traitement UV/chloration, contrôle des points d’entrée).
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Saint‑Raphaël présente globalement une qualité très satisfaisante : minéralité modérée, absence de pesticides et de métaux lourds, et une surveillance analytique très complète. Le seul point d’attention reste la présence ponctuelle de coliformes, qui justifie le statut de vigilance et le suivi renforcé des traitements microbiologiques.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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