Qualité de l'eau à Saint-Quentin
Aisne (02) 52 995 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement important signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 293
- paramètres PFAS
- 0
- pesticides et métabolites
- 37
- paramètres en dépassement
- 5
Aucun résultat concernant les PFAS sur cette période : l'absence de dépassement ne renseigne pas sur ces substances. Des mesures plus récentes existent peut-être : consultez les résultats à jour .
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Saint‑Quentin, Aisne
Saint‑Quentin est la deuxième ville la plus peuplée du département de l’Aisne (02), avec une population d’environ 52 995 habitants. Le code postal de la commune est 02100 et le code INSEE 02691. La ville est alimentée par un réseau public d’eau potable géré par la communauté d’agglomération, qui puise principalement dans les nappes phréatiques locales et, dans une moindre mesure, dans les cours d’eau de la région.
Période d’analyse
Les résultats présentés ici proviennent d’un campagne d’échantillonnage du 17 juin 2025 au 8 septembre 2025, soit 84 jours d’observation. Au total 36 prélèvements ont été réalisés, couvrant 293 paramètres uniques. Cette densité d’échantillonnage (environ un prélèvement tous les deux à trois jours) permet d’obtenir une image fiable de la qualité de l’eau sur le trimestre d’été.
Résumé du statut de conformité
Le tableau ci‑dessous synthétise le verdict réglementaire :
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Statut global | non conforme |
| Nombre de dépassements | 5 |
| Facteur maximal de dépassement | 22,07 (pour le total des pesticides) |
En bref, l’eau de Saint‑Quentin satisfait la plupart des exigences (pas de dépassement de métaux, pas de PFAS détectés), mais plusieurs paramètres liés aux pesticides dépassent les limites fixées par la législation française et européenne, entraînant le classement « non conforme ».
Conformité réglementaire
Statut global
Le verdict « non conforme » provient du dépassement de quatre substances actives (chlorothalonil, deux formes de chloridazone et le total des pesticides) ainsi que du total des pesticides qui dépasse largement la valeur de référence. Aucun dépassement n’a été relevé pour les métaux lourds, les PFAS ou la microbiologie, ce qui montre que les principaux enjeux portent sur les résidus de produits phytosanitaires.
Détail des dépassements
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Facteur de dépassement |
|---|---|---|---|
| Chlorothalonil R417888 | 0,155 µg/L | 0,1 µg/L | 1,55 |
| Chloridazone desphényl | 2,207 µg/L | 0,1 µg/L | 22,07 |
| Chloridazone méthyl desphényl | 0,446 µg/L | 0,1 µg/L | 4,46 |
| Total des pesticides analysés | 2,875 µg/L | 0,5 µg/L | 5,75 |
- Chlorothalonil : fongicide largement utilisé sur les cultures de pommes de terre, de blé et de vignes. Sa présence à 0,155 µg/L indique une contamination ponctuelle, mais le facteur de dépassement reste modeste.
- Chloridazone (desphényl et méthyl desphényl) : herbicide de la classe des dithiocarbamates, employé notamment sur les cultures de maïs et de colza. Le dépassement très élevé (22,07) pour la forme desphényl suggère une utilisation récente ou un lessivage important depuis les parcelles agricoles avoisinantes.
- Total des pesticides : la somme des 9 substances détectées (voir section 5) atteint 2,875 µg/L, bien au‑delà de la limite de 0,5 µg/L imposée par le Code de la santé publique (article L1331‑2) et le Règlement (CE) 1907/2006 (REACH).
Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Niveau | Norme française | Norme européenne |
|---|---|---|
| Pesticides (total) | 0,5 µg/L | 0,5 µg/L (directive 98/83/CE) |
| Chlorothalonil | 0,1 µg/L | 0,1 µg/L (directive 2008/105/CE) |
| Chloridazone | 0,1 µg/L | 0,1 µg/L (directive 2008/105/CE) |
| Bactéries coliformes | Absence totale (0 N/100 mL) | 0 N/100 mL (directive 98/83/CE) |
Les dépassements relevés sont donc incompatibles avec les exigences légales. En revanche, les métaux (fer, sélénium, chrome, nickel, cuivre, plomb) sont détectés mais restent inférieurs aux limites fixées (ex. 0,5 mg/L pour le plomb).
Minéralité et goût
Analyse des principaux ions
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 122,714 | mg/L | Contribue à la dureté et à la sensation « calcaire » |
| Magnésium | 4,171 | mg/L | Faible, la dureté est dominée par le calcium |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 33,343 | °f | Eau modérément dure (entre 15 °f et 30 °f = douce, plus de 30 °f = dure) |
| Conductivité à 25 °C | 692,5 | µS/cm | Indice de la teneur totale en ions dissous (TDS) ; valeur typique d’une eau de ville |
| Chlorures | 27,014 | mg/L | Niveau normal, pas d’impact gustatif majeur |
| Sodium | 10,643 | mg/L | Faible, convient aux régimes pauvres en sel |
| Sulfates | 21,671 | mg/L | Contribue légèrement à la saveur « minérale » |
| Potassium | 2,229 | mg/L | Négligeable pour le goût |
| Iodosulfuron‑methyl‑sodium | 0 | µg/L | Non détecté |
Impact sur le goût
- Calcium élevé donne à l’eau une saveur légèrement « minérale » et peut laisser un léger dépôt blanc (calcaire) sur les surfaces chaudes.
- La faible concentration en magnésium atténue la sensation de dureté, rendant l’eau plus agréable pour la consommation directe.
- La conductivité de 692 µS/cm correspond à une teneur totale en sels dissous (TDS) d’environ 350 mg/L, ce qui se situe dans la fourchette « bonne » (entre 150 mg/L et 500 mg/L) selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
- Les chlorures et sulfates restent en dessous des seuils où ils pourraient apporter une saveur désagréable (ex. plus de 250 mg/L chlorures).
En résumé, l’eau de Saint‑Quentin possède un profil minéral équilibré, avec un goût légèrement « calcaire » mais généralement perçu comme agréable.
PFAS
Analyse locale
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’analyses PFAS | 0 |
| Nombre de molécules détectées | 0 |
| Dépassements | Aucun |
Aucun PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) n’a été recherché ni détecté dans les 84 jours d’étude.
Que sont les PFAS ?
Les PFAS sont une famille de composés synthétiques très persistants, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs (casseroles, textiles) et les mousses anti‑incendie. Leur toxicité réside dans le potentiel d’accumulation dans l’organisme et d’associations avec des effets sur le foie, le système immunitaire et le cholestérol.
Évaluation de la situation
L’absence de PFAS dans le jeu de données indique que les sources locales (industries, sites militaires, aéroports) ne contaminent pas le réseau d’eau de Saint‑Quentin à un niveau détectable. Le suivi continu reste cependant conseillé, notamment parce que la réglementation française prévoit un seuil d’alerte de 0,1 µg/L pour les PFAS les plus courants (PFOA, PFOS).
Pesticides et métabolites
Molécules détectées
| Molécule | Famille | Usage principal |
|---|---|---|
| Atrazine (et métabolites) | Triazine | Herbicide sur le maïs, le blé, la canne à sucre |
| Atrazine déséthyl | Triazine | Métabolite d’atrazine |
| Atrazine déséthyl déisopropyl | Triazine | Métabolite secondaire |
| Chlorothalonil R417888 | Fongicide | Protection contre les champignons sur les pommes de terre, le blé |
| Chlorothalonil R471811 | Fongicide | Variante du même principe |
| Chloridazone desphényl | Herbicide dithiocarbamate | Gestion des mauvaises herbes sur les cultures de colza |
| Chloridazone méthyl desphényl | Herbicide dithiocarbamate | Variante plus volatile |
| Total des pesticides analysés | Agrégat | Somme des concentrations détectées |
Niveaux par rapport aux limites
| Substance | Valeur maximale | Limite | Situation |
|---|---|---|---|
| Chlorothalonil R417888 | 0,155 µg/L | 0,1 µg/L | Dépassement léger |
| Chloridazone desphényl | 2,207 µg/L | 0,1 µg/L | Dépassement très important |
| Chloridazone méthyl desphényl | 0,446 µg/L | 0,1 µg/L | Dépassement modéré |
| Total pesticides | 2,875 µg/L | 0,5 µg/L | Dépassement conséquent |
| Atrazine (et métabolites) | Non indiqué comme dépassement | 0,1 µg/L (dérogation) | Présence, mais sous la limite |
Les trois composés de chloridazone sont les principaux responsables du statut non conforme. Leur présence reflète probablement l’intensité de l’activité agricole dans le bassin versant de Saint‑Quentin (céréales, colza, maïs).
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
| Aspect | Valeur |
|---|---|
| Nombre total de prélèvements | 36 |
| Nombre de paramètres uniques analysés | 293 |
| Nombre de paramètres microbiologiques | 1 (coliformes) |
| Nombre de paramètres métaux | 12 (détectés) |
| Nombre de paramètres pesticides | 37 (détectés) |
| Nombre de paramètres PFAS | 0 (analysés) |
| Richesse de l’analyse | complète (tous les groupes majeurs couverts) |
La campagne a donc fourni une vue d’ensemble très détaillée de la qualité de l’eau, incluant les vecteurs classiques (microbiologie, métaux, minéraux) ainsi que les contaminants émergents (pesticides, PFAS).
Comparaison avec les recommandations nationales
Les recommandations de l’Agence nationale de santé publique (ANSP) suggèrent :
- Au moins un prélèvement mensuel pour chaque paramètre de base (microbiologie, métaux, minéraux).
- Un suivi trimestriel pour les pesticides dans les zones agricoles.
Saint‑Quentin a largement dépassé ces exigences : 36 prélèvements sur 84 jours, soit un prélèvement tous les deux jours en moyenne, et un panel de 293 paramètres, ce qui dépasse de loin le minimum requis.
Points d’attention
- Absence de suivi PFAS : bien que non détectés, aucun test n’a été réalisé pendant la période étudiée. Un plan de surveillance ponctuel serait recommandé.
- Bactéries coliformes : la valeur maximale de 1 N/100 mL est détectée, alors que la norme exige absence totale. Bien que cela ne constitue pas un dépassement formel (pas de limite fixée dans le jeu de données), il convient de continuer le suivi microbiologique pour garantir l’absence de contamination ponctuelle.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Saint‑Quentin présente une minéralité agréable et une absence de métaux lourds ou de PFAS détectés, ce qui garantit une bonne qualité organoleptique pour la plupart des usages domestiques. Cependant, le dépassage de plusieurs pesticides, notamment la chloridazone, entraîne un statut non conforme vis‑à‑vis des exigences légales. Un suivi renforcé des résidus phytosanitaires, combiné à des mesures de filtration ciblées, permettra d’assurer la sécurité sanitaire et la satisfaction des usagers à long terme.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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