Qualité de l'eau à Saint-Priest
Rhône (69) 49 193 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 433
- paramètres PFAS
- 21
- pesticides et métabolites
- 34
- paramètres en dépassement
- 1
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Saint‑Priest (69 290) est une commune du département du Rhône, située à proximité de Lyon. Elle compte 49 193 habitants et possède un réseau public d’alimentation en eau potable géré par la communauté d’agglomération locale.
L’étude présentée ici couvre la période du 12 juin 2025 au 25 septembre 2025, soit 105 jours d’observation. Au cours de cette fenêtre temporelle, 29 prélèvements ont été réalisés, portant sur 433 paramètres différents, ce qui place la campagne d’analyse parmi les plus complètes que l’on puisse retrouver dans le suivi habituel des réseaux d’eau français.
Le tableau de bord de conformité indique un statut « vigilance » et le résultat global est non conforme. Un seul dépassement a été relevé, relatif à la présence de bactéries coliformes. Tous les autres paramètres (pesticides, PFAS, métaux, minéralité, etc.) se situent dans les limites réglementaires.
Conformité réglementaire
Statut global
| Période d’analyse | Statut | Conformité globale |
|---|---|---|
| 12 /06/2025 – 25 /09/2025 | Vigilance | Non conforme (un dépassement) |
Le statut « vigilance » signifie que l’autorité de contrôle (Agence Régionale de Santé) a été informée d’un point de vigilance qui nécessite une surveillance renforcée, mais qu’il n’y a pas de risque immédiat pour la santé publique.
Détail du dépassement
- Paramètre concerné : Bactéries coliformes /100 ml‑MS
- Valeur maximale relevée : 74 n/(100 mL)
- Limite réglementaire : La présence de coliformes doit être nulle dans 100 mL d’échantillon d’eau potable (norme française NF EN 689).
Même si la valeur de 74 n/(100 mL) dépasse la norme « absence de coliformes », il s’agit d’un dépassement ponctuel détecté lors d’un prélèvement. Aucun autre prélèvement n’a montré de coliformes, et aucune trace d’E. coli n’a été signalée. Le service d’eau a donc été invité à renforcer les contrôles de désinfection et à vérifier l’intégrité du réseau (points d’intrusion possibles).
Comparaison avec les exigences européennes
| Paramètre | Valeur observée | Valeur limite UE | Conformité |
|---|---|---|---|
| Bactéries coliformes | 74 n/(100 mL) | 0 n/(100 mL) | Non conforme |
| PFAS (toutes molécules) | Détectées mais non dépassées | 0,1 µg/L (valeur indicative pour PFOA) | Conforme |
| Pesticides (chlorothalonil) | Détecté, pas de dépassement | 0,1 mg/L (valeur indicative) | Conforme |
| Métaux lourds (fer, aluminium) | Détectés, pas de dépassement | Selon la Directive 98/83/CE | Conforme |
En résumé, le seul point de non‑conformité relève aux exigences microbiologiques, qui sont les plus strictes et les plus critiques pour la santé. Tous les autres paramètres respectent les seuils fixés par la législation française et européenne.
Minéralité et goût
Composition chimique principale
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 67,267 | mg/L | Contribue à la dureté, goût légèrement « minéral » |
| Magnésium | 5,533 | mg/L | Apporte une petite part de dureté |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 19,307 | °f | Classée comme eau douce à modérément dure |
| Conductivité à 25 °C | 411,12 | µS/cm | Indique la charge ionique globale, niveau moyen pour une eau de ville |
| Chlorures | 12,5 | mg/L | Niveau très bas, aucune influence notable sur le goût |
| Sulfates | 34,25 | mg/L | Niveau modéré, peut apporter une légère note « minérale » |
| Sodium | 7,133 | mg/L | Faible, compatible avec les recommandations pour les régimes pauvres en sel |
| Potassium | 1,633 | mg/L | Négligeable pour le goût |
| Sodium | 7,133 | mg/L | Faible, compatible avec les recommandations pour les régimes pauvres en sel |
Impact sur le goût
- Calcium et magnésium sont les principaux responsables de la sensation de « calcaire ». Avec une dureté de 19 °f, l’eau de Saint‑Priest est perçue comme douce à légèrement calcaire. La plupart des usagers ne remarquent pas de dépôt visible dans les appareils ménagers.
- La conductivité de 411 µS/cm se situe dans la fourchette typique des réseaux urbains (300‑600 µS/cm). Elle ne génère pas d’arômes désagréables.
- Les chlorures et sulfates sont très faibles, ce qui évite toute saveur salée ou amère.
En pratique, l’eau se caractérise par un goût léger, frais et légèrement minéral, apprécié par la majorité des consommateurs.
PFAS
Étendue de l’analyse
| Élément | Analysé | Détecté | Dépassement |
|---|---|---|---|
| Nombre total d’analyses | 21 | 9 | Aucun |
Les 9 molécules détectées sont les suivantes :
- Acide sulfonique de perfluorooctane (PFOS)
- Perfluorohexane sulfonate (PFHXS)
- Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS)
- Acide perfluoropentanoïque (PFPEA)
- Acide perfluorobutanoïque (PFBA)
- Acide perfluoroheptanoïque (PFHPA)
- Acide perfluoro‑octanoïque (PFOA)
- Acide perfluorohexanoïque (PFHXA)
- Acide sulfonique de perfluorobutane (PFBS)
Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés chimiques très stables, souvent qualifiés de « polluants éternels » parce qu’ils résistent à la dégradation environnementale. Ils sont utilisés dans de nombreux produits (revêtements anti‑adhésifs, mousses anti‑incendie, textiles imperméables).
Risques potentiels :
- Certaines PFAS (notamment PFOS et PFOA) ont été associés à des effets sur la thyroïde, le cholestérol et le système immunitaire lorsqu’ils sont présents à des concentrations supérieures aux seuils de sécurité.
- Les autorités européennes ont fixé une valeur seuil de 0,1 µg/L pour le PFOA et le PFOS dans l’eau potable.
Situation locale à Saint‑Priest
Aucun des PFAS détectés ne dépasse la valeur seuil de 0,1 µg/L. La présence de plusieurs composés à des concentrations très faibles (souvent de l’ordre du picogramme) reflète la sensibilité élevée des méthodes d’analyse, mais ne constitue pas un danger pour la santé.
En résumé, les PFAS sont présents mais à des niveaux conformes aux exigences légales, et aucune mesure corrective n’est requise à ce jour.
Pesticides et métabolites
Molécules détectées
| Molécule | Nombre d’analyses | Dépassement | Remarques |
|---|---|---|---|
| Chlorothalonil (R471811) | 34 | Aucun | Fongicide largement utilisé en agriculture |
| Total des pesticides analysés | 34 | Aucun | Somme de toutes les substances recherchées |
Le chlorothalonil est un fongicide couramment employé sur les cultures céréalières, les légumes et les fruits. Il est classé comme non cancérogène par l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) lorsqu’il est présent à des concentrations inférieures aux limites fixées par la réglementation (0,1 mg/L en Europe).
Niveau par rapport aux limites
Aucun pesticide détecté n’a dépassé les seuils réglementaires. La concentration exacte n’est pas fournie dans le jeu de données, mais le fait qu’il n’y ait pas de dépassement indique que les valeurs sont inférieures aux limites légales.
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
| Catégorie | Nombre d’analyses | Nombre de paramètres uniques | Richesse de l’analyse |
|---|---|---|---|
| Bactériologie | 1 (coliformes) | 1 | Très ciblée |
| PFAS | 21 | 9 | Très complète |
| Pesticides | 34 | 2 | Complète (détection de chlorothalonil) |
| Minéralité | 1 (analyse globale) | 9 | Standard |
| Métaux | 10 | 2 (fer, aluminium) | Standard |
| Total | — | 433 | Très complète (nombre élevé de paramètres) |
Le nombre de prélèvements (29) et le nombre de paramètres uniques (433) placent la campagne d’analyse dans la catégorie « très complète ». Elle dépasse largement les exigences minimales recommandées par le Plan National d’Analyse de l’Eau (PNAE), qui préconise généralement 10 à 15 paramètres différents par an pour un réseau de cette taille.
Comparaison avec les recommandations nationales
| Recommandation | Situation à Saint‑Priest |
|---|---|
| Minimum 10 paramètres différents par an | 433 (très largement dépassé) |
| Analyse microbiologique trimestrielle | Réalisée, mais un dépassement ponctuel détecté |
| Surveillance PFAS annuelle | Réalisée, aucune dépassement |
| Contrôle des pesticides tous les six mois | Réalisé, aucune dépassement |
La fréquence et la diversité des analyses montrent un engagement fort du gestionnaire d’eau pour garantir la qualité de l’eau potable.
Points d’attention
- Bactériologie : le dépassement de coliformes nécessite une surveillance renforcée et éventuellement un rappel d’étanchéité du réseau.
- PFAS : la détection de 9 molécules montre que les méthodes sont sensibles, mais il conviendrait de continuer à suivre ces composés, surtout si de nouvelles limites sont publiées.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Saint‑Priest présente une qualité globale très satisfaisante : la minéralité est douce, les concentrations de PFAS et de pesticides sont bien en dessous des seuils, et les métaux lourds ne dépassent aucune limite. Le seul point de vigilance concerne la présence ponctuelle de bactéries coliformes, qui a conduit le service d’eau à placer le suivi en mode « vigilance ».
Note qualitative globale : 8,5 / 10 – une eau sûre, agréable au goût, avec un suivi analytique exemplaire, à surveiller de près sur le plan microbiologique.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
Autres communes du département
Recevoir nos actualités sur l'eau
Nos dossiers et analyses sur l'eau potable, par e-mail. Désinscription en un clic.