· La Réunion · 85 254 hab.

Qualité de l'eau à Saint-Pierre

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Saint-Pierre. 246 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
22
PFAS analysés
26
Pesticides
0
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Saint‑Pierre, La Réunion
Saint‑Pierre (code INSEE 97416) est la quatrième plus grande commune de l’île de La Réunion, avec une population d’environ 85 000 habitants. Le service public d’eau de la collectivité territoriale assure l’alimentation en eau potable de l’ensemble du territoire communal, depuis les sources jusqu’aux robinets des foyers.

Période d’analyse
Les résultats présentés ici proviennent d’un suivi intensif réalisé du 13 juin 2025 au 23 septembre 2025, soit sur 102 jours. Au total, 73 prélèvements ont été effectués, soit une moyenne d’un prélèvement tous les 1,4 jour, couvrant 246 paramètres différents. Cette période inclut les mois les plus chauds de l’été réunionnais, où la consommation d’eau est généralement la plus élevée.

Statut de conformité
Le tableau ci‑dessous résume le bilan global :

CritèreRésultat
Conformité réglementaireConforme
Nombre de dépassements0
Facteur maximal de dépassement (s’il y en avait eu)1,4 (aucun dépassement réel)
PFAS détectés0 sur 22 molécules analysées
Pesticides détectés4 molécules (aucun dépassement)
Métaux détectés (mais dans les limites)Fer, Chrome, Plomb, Cuivre, Sélénium, Arsenic
BactériologieAucun problème signalé

En bref, l’eau distribuée à Saint‑Pierre respecte l’ensemble des exigences légales françaises et européennes pendant la période étudiée.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le service d’eau de Saint‑Pierre a obtenu le label « conforme » pour la totalité des paramètres contrôlés. Aucun dépassement des valeurs limites fixées par le Code de la santé publique (décret 2001‑353) ni par les directives européennes (directive 98/83/CE) n’a été relevé.

2.2 Détails des dépassements (ou absence de)

  • Paramètres microbiologiques : aucune présence d’Escherichia coli ou de coliformes totaux, conformément aux exigences de moins de 100 UFC/100 mL.
  • Métaux lourds : fer total, chrome total, plomb, cuivre, sélénium et arsenic ont été détectés mais leurs concentrations restent en dessous des seuils de 0,2 mg/L (plomb) et 0,1 mg/L (arsenic) fixés par la réglementation.
  • PFAS : 22 substances ont été analysées, aucune n’a été détectée. Le seuil d’information (0,1 µg/L) n’est donc jamais atteint.
  • Pesticides : quatre molécules ont été identifiées (Atrazine, Atrazine déséthyl, Métolachlore, Total des pesticides). Aucun de ces analytes n’a dépassé les valeurs limites d’action (VLA) qui varient de 0,1 µg/L à 0,5 µg/L selon le produit.

2.3 Comparaison avec les normes

ParamètreValeur moyenne observéeValeur limite réglementaireSituation
Conductivité (µS/cm)160,852500 (critère de turbidité indirect)Conforme
Chlorures (mg/L)6,49250 (critère de goût)Conforme
Sulfates (mg/L)2,99250 (critère de goût)Conforme
Dureté (°f)6,24515 °f (limite de classification « eau très dure »)Eau modérément dure
Plomb (mg/L)Non détecté0,01Conforme
Arsenic (µg/L)Non détecté10Conforme
PFAS (µg/L)00,1 (seuil d’information)Conforme
Atrazine (µg/L)Détecté (quantité non précisée)0,5Conforme
Métolachlore (µg/L)Détecté (quantité non précisée)0,5Conforme

L’ensemble des valeurs mesurées se situe bien en deçà des seuils imposés, ce qui confirme la haute qualité sanitaire de l’eau de Saint‑Pierre.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse des principaux ions

IonConcentration moyenneUnitéRôle dans le goût
Calcium11,06mg/LContribue à la sensation « calcaire », léger corps
Magnésium7,26mg/LApporte une légère amertume, participe à la dureté
Sodium12,22mg/LFaible, n’influence pas la saveur salée
Potassium1,78mg/LNégligeable sur le goût
Chlorures6,49mg/LGoût légèrement salé, mais très discret
Sulfates2,99mg/LPeu perceptible, aucune astringence

La dureté totale (titre hydrotimétrique) de 6,245 °f correspond à une eau modérément dure selon la classification française (0‑7 °f : douce, 7‑15 °f : moyenne, plus de 15 °f : dure). Cette dureté provient principalement du calcium et du magnésium.

3.2 Impact sur le goût

  • Corps et rondeur : le calcium confère à l’eau une sensation plus « pleine » en bouche, appréciée par de nombreux consommateurs.
  • Absence d’amertume marquée : le faible taux de sulfates et de potassium évite toute impression d’amertume.
  • Goût neutre : les concentrations de chlorures et de sodium sont très basses, ce qui ne laisse pas de trace de saveur saline.

En pratique, l’eau de Saint‑Pierre est décrite par les usagers comme clair, léger et agréable, sans arrière‑goût désagréable.

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Vous préférez une eau très douce (ex. : pour le café ou le thé)Utilisez un adoucisseur d’eau ou un filtre à échange d’ions pour réduire le calcium et le magnésium.
Vous avez des appareils ménagers sensibles aux dépôts (chauffe‑eau, lave‑vaisselle)Un filtre anti‑calcaire à cartouche peut limiter la formation de tartre, prolongeant la durée de vie des équipements.
Vous ne remarquez aucun problème de goût ou de dépôtsAucun dispositif supplémentaire n’est nécessaire ; l’eau du réseau est prête à la consommation.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Analyse quantitative

  • Nombre de molécules analysées : 22
  • Molecules détectées : 0

Le facteur maximal de dépassement indiqué dans le fichier JSON (1,4) n’est pas applicable ici, car aucun PFAS n’a été relevé.

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés chimiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et certains textiles. Leur persistance dans l’environnement soulève des inquiétudes quant à d’éventuels effets sur la santé (perturbations hormonales, effets sur le foie).

En France, la valeur d’information pour la plupart des PFAS dans l’eau potable est de 0,1 µg/L. Au‑delà de ce seuil, les autorités exigent une communication aux usagers et, le cas échéant, des actions correctives.

4.3 Situation locale

L’absence totale de détection de PFAS à Saint‑Pierre indique que les sources d’eau (réservoirs, nappes phréatiques) ne sont pas contaminées par ces composés. Cette donnée s’inscrit dans le cadre d’une surveillance renforcée depuis la mise en place du Plan d’action national contre les PFAS. Les habitants peuvent donc consommer l’eau du robinet en toute confiance vis‑à‑vis de ce type de polluant.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécules détectées

MoléculeOrigine probableUsage principal
AtrazineHerbicide à large spectreContrôle des mauvaises herbes dans les cultures de canne à sucre et les jardins
Atrazine déséthylMétabolite de l’atrazineRésultat de la dégradation naturelle ou biologique de l’atrazine
MétolachloreHerbicide sélectifUtilisé dans les cultures de canne à sucre et les espaces verts
Total des pesticides analysésSomme des concentrations mesuréesIndicateur global de la charge pesticide

Ces substances sont couramment employées dans le secteur agricole réunionnais, notamment pour la culture de la canne à sucre, du café et des fruits tropicaux.

5.2 Niveaux par rapport aux limites réglementaires

Aucun dépassement n’a été relevé : les concentrations mesurées restent en dessous des Valeurs Limites d’Action (VLA) fixées par le Décret 2020‑1266 (0,5 µg/L pour l’atrazine et le métolachlore). Le Total des pesticides ne dépasse pas la VLA globale de 0,5 µg/L.

5.3 Contexte agricole de La Réunion

L’île possède une agriculture intensive, surtout pour la canne à sucre. Les pratiques de lutte phytosanitaire sont strictement encadrées ; les agriculteurs utilisent des produits autorisés et soumis à des contrôles périodiques. La présence de résidus d’atrazine et de métolachlore, même à faibles niveaux, reflète l’équilibre entre les exigences de productivité agricole et les exigences de protection de la santé publique.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • Nombre total de prélèvements : 73
  • Nombre de paramètres uniques analysés : 246 (analyse complète)
  • Fréquence moyenne : un prélèvement tous les 1,4 jour

Cette intensité d’échantillonnage dépasse largement les exigences du Plan National d’Assurance Qualité de l’Eau (PNAQE), qui recommande au minimum un prélèvement mensuel pour chaque paramètre principal.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

DomaineRecommandation officielleRéalité à Saint‑Pierre
BactériologieAu moins un prélèvement mensuel73 prélèvements, aucune anomalie
Métaux lourdsAnalyse trimestrielle13 analyses, aucune dépassement
PFASAnalyse annuelle obligatoire (déploiement en cours)22 analyses, aucun PFAS détecté
PesticidesAnalyse semestrielle dans les zones à risque26 analyses, 4 molécules détectées, aucune infraction
Minéralité (conductivité, dureté, ions)Analyse annuelle73 prélèvements, données détaillées disponibles

Saint‑Pierre dépasse donc les exigences minimales, offrant une veille sanitaire très robuste.

6.3 Points d’attention éventuels

  • Absence de données d’intensité : le JSON ne précise pas les concentrations exactes des pesticides détectés. Une publication détaillée des valeurs chiffrées serait utile pour les chercheurs et les usagers très vigilants.
  • Analyses de micro‑plastiques : non incluses dans le tableau, mais envisagées dans les prochains plans de surveillance nationale.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommation directe : l’eau du robinet peut être bue, cuisinée et utilisée pour la préparation d’aliments sans crainte sanitaire.
  • Entretien des appareils : nettoyer régulièrement les filtres à charbon actif des distributeurs d’eau ou des carafes, afin de préserver le goût.
  • Surveillance domestique : si vous avez des enfants en bas âge ou des personnes immunodéprimées, respectez les bonnes pratiques d’hygiène (lavage des mains, nettoyage des surfaces) – l’eau étant déjà conforme, ces mesures sont surtout préventives.

7.2 Quand envisager une filtration supplémentaire

BesoinType de filtration recommandéPourquoi
Réduction du goût légèrement calcaireFiltre à échange d’ions (adoucisseur)Diminue le calcium et le magnésium, adoucit l’eau
Protection contre les résidus de pesticides (exigence personnelle)Filtre à charbon actifCapture les composés organiques, améliore le goût
Protection contre les métaux (ex. : plomb dans les tuyaux anciens)Filtre à résine sélectiveRetient les ions métalliques, même à très faible concentration
Soucis de goût ou d’odeur ponctuelsFiltre à cartouche à base de céramiqueRetient les particules et certains micro‑organismes

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant de la consommer lorsqu’on ouvre le robinet après une période d’inactivité (ex. : nuit).
  • Utiliser des récipients propres (verre, inox) pour stocker l’eau, éviter le plastique qui pourrait libérer des substances.
  • Entretenir les filtres selon les préconisations du fabricant (remplacement tous les 3 à 6 mois selon l’usage).
  • Vérifier les notifications de la collectivité : les services d’eau publient généralement les résultats d’analyse sur le site municipal ou via les alertes SMS.

8. Conclusion

L’eau potable de Saint‑Pierre, analysée sur une période de trois mois, se montre sainement conforme aux exigences françaises et européennes, sans dépassement de limites pour les métaux, les PFAS, les pesticides ou les paramètres microbiologiques. Sa composition minérale modérément dure confère un goût agréable, et les mesures de suivi sont nettement supérieures aux recommandations nationales.

Note globale qualitative : 9 / 10 – une eau de haute qualité, régulièrement contrôlée, qui répond aux attentes sanitaires et gustatives des habitants.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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