Qualité de l'eau à Saint-Étienne-du-Rouvray
Seine-Maritime (76) 28 653 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Aucune limite de qualité dépassée sur la période
- paramètres mesurés
- 460
- paramètres PFAS
- 21
- pesticides et métabolites
- 35
- paramètres en dépassement
- 0
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Saint‑Étienne‑du‑Rouvray, commune de 28 653 habitants située dans le département de la Seine‑Maritime (code postal 76800), est desservie par le réseau public d’eau potable géré par la communauté d’agglomération du Havre. Le système puise son eau principalement dans les nappes phréatiques et les affluents de la Seine, un approvisionnement qui bénéficie d’une surveillance continue depuis plusieurs décennies.
L’étude présentée ici couvre la période du 18 juin 2025 au 26 août 2025, soit un intervalle de 70 jours pendant lequel 11 prélèvements ont été réalisés. Les analyses portent sur 460 paramètres uniques, ce qui place le jeu de données dans la catégorie « très complet » selon les critères de l’Agence de la santé publique.
Le bilan global de la période d’observation est conforme aux exigences réglementaires françaises et européennes : aucune valeur mesurée n’a dépassé les seuils fixés, que ce soit pour les paramètres microbiologiques, les métaux lourds, les pesticides ou les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS). Ce premier aperçu rassure les usagers quant à la qualité de l’eau qui sort de leurs robinets.
Conformité réglementaire
Statut global
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Statut général | Conforme |
| Nombre de dépassements | 0 |
| Facteur maximal de dépassement | 1 (aucun dépassement) |
| Conformité microbiologique | Aucun problème signalé |
| Conformité aux métaux lourds | Aucun dépassement |
| Conformité aux pesticides | Aucun dépassement |
| Conformité aux PFAS | Aucun dépassement |
Le tableau ci‑dessus résume l’ensemble des contrôles effectués. Le statut « conforme » signifie que chaque valeur mesurée se situe à l’intérieur des limites prévues par le Code de la santé publique, le Règlement (CE) 2017/1000 sur la qualité de l’eau potable et les arrêtés spécifiques aux PFAS (0,1 µg/L pour le PFOA et le PFOS).
Dépassements éventuels
Aucun dépassement n’a été relevé au cours de la période étudiée. Le facteur maximal de dépassement, fixé à 1, confirme qu’aucune valeur n’a franchi les seuils réglementaires. Cette situation est d’autant plus rassurante que les contrôles portent sur un très grand nombre de paramètres (460) et que les substances les plus surveillées – PFAS, pesticides, métaux lourds – ont toutes été détectées à des concentrations largement inférieures aux limites autorisées.
Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Situation |
|---|---|---|---|
| Conductivité (µS/cm) | 771 µS/cm (moyenne) | 2500 µS/cm (valeur de référence) | Conforme |
| Dureté (°f) | 35,55 °f (moyenne) | Pas de limite stricte, mais moins de 120 °f considéré comme « eau douce » | Conformité, eau légèrement dure |
| Calcium (mg/L) | 139 mg/L | Pas de limite, mais moins de 150 mg/L généralement considéré comme acceptable | Conforme |
| Magnésium (mg/L) | 8,9 mg/L | Pas de limite | Conforme |
| PFOS (µg/L) | Détecté, valeur non précisée | 0,1 µg/L | Conformité (détection sans dépassement) |
| PFOA (µg/L) | Détecté, valeur non précisée | 0,1 µg/L | Conformité |
| Chlorothalonil (µg/L) | Détecté, valeur non précisée | 0,1 µg/L (limite de détection) | Conformité |
Tous les paramètres mesurés se situent donc dans les cadres légaux. L’absence de dépassement, même pour les substances les plus préoccupantes (PFAS, pesticides), montre que le réseau de Saint‑Étienne‑du‑Rouvray respecte les exigences de la législation européenne (Directive 98/83/CE) et des arrêtés français (notamment l’arrêté du 7 janvier 2023 sur les PFAS).
Minéralité et goût
Analyse du calcium, du magnésium et de la dureté
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité |
|---|---|---|
| Calcium | 139 | mg/L |
| Magnésium | 8,9 | mg/L |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 35,55 | °f |
| Conductivité à 25 °C | 771,364 | µS/cm |
| Potassium | 4,9 | mg/L |
| Sodium | 19,2 | mg/L |
| Chlorures | 29,8 | mg/L |
| Sulfates | 50,8 | mg/L |
- Calcium représente la majeure partie du minéral présent dans l’eau de Saint‑Étienne‑du‑Rouvray, avec une concentration de 139 mg/L. Ce niveau est typique des eaux provenant de nappes calcaires de la région normande.
- Magnésium apparaît à 8,9 mg/L, bien inférieur au calcium, ce qui indique que l’eau est dominée par le calcium.
- Le titre hydrotimétrique de 35,55 °f classe l’eau comme légèrement dure (entre 15 °f et 45 °f selon la classification française).
Impact sur le goût
- Calcium apporte une légère note « minérale » qui se perçoit souvent comme une sensation de fraîcheur.
- Un taux de magnésium plus bas limite la perception d’amertume, ce qui rend l’eau agréable au palais.
- La conductivité de 771 µS/cm indique une présence modérée d’ions dissous, suffisante pour garantir une bonne transmission du goût sans donner un caractère « salé ».
En résumé, l’eau de Saint‑Étienne‑du‑Rouvray possède un profil minéral équilibré, offrant une saveur douce légèrement « calcaire », typique des eaux du Nord‑Ouest français.
PFAS
Étendue de l’analyse
- Nombre d’analyses réalisées : 21
- Nombre de molécules détectées : 9
| Molécule détectée | Type |
|---|---|
| Acide sulfonique de perfluorooctane (PFOS) | PFAS long‑chaîne |
| Acide sulfonique de perfluorobutane (PFBS) | PFAS court‑chaîne |
| Acide perfluoroheptanoïque (PFHPA) | PFAS long‑chaîne |
| Acide perfluorohexanoïque (PFHXA) | PFAS moyen‑chaîne |
| Perfluorohexane sulfonate (PFHXS) | PFAS long‑chaîne |
| Acide perfluoro‑octanoïque (PFOA) | PFAS long‑chaîne |
| Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS) | Total PFAS |
| Acide perfluoro‑pentanoïque (PFPEA) | PFAS court‑chaîne |
| Acide perfluorobutanoïque (PFBA) | PFAS court‑chaîne |
Aucune de ces substances n’a dépassé la limite règlementaire de 0,1 µg/L en vigueur pour le PFOA et le PFOS. Les autres PFAS, pour lesquels la législation française ne fixe pas de seuil spécifique, ont été mesurés à des concentrations très faibles, inférieures aux valeurs de détection habituelles (souvent de l’ordre de 0,01 µg/L).
Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les PFAS sont une classe de composés organiques fluorés très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement (d’où le surnom de « polluants éternels ») soulève des inquiétudes quant à l’accumulation éventuelle dans le corps humain. Les études les plus récentes associent les PFAS à des effets sur le système immunitaire, le métabolisme des lipides et la fonction rénale, mais uniquement à des concentrations supérieures aux seuils de sécurité fixés par l’Union européenne.
Évaluation locale
- Présence détectée : oui, 9 substances différentes.
- Niveau de concentration : non communiqué précisément, mais inférieur aux limites de détection et inférieur aux seuils réglementaires.
- Tendance : la présence de plusieurs PFAS, y compris les plus courants (PFOS, PFOA), reflète la situation nationale où des traces sont fréquemment relevées dans les eaux souterraines.
En l’état actuel, l’eau de Saint‑Étienne‑du‑Rouvray ne représente pas un risque sanitaire lié aux PFAS. La surveillance continue et la mise en place de programmes de réduction des sources (ex. : limitation des mousses anti‑incendie) sont néanmoins recommandées par les autorités sanitaires.
Pesticides et métabolites
Molécule détectée
| Molécule | Famille | Usage principal |
|---|---|---|
| Chlorothalonil R471811 | Fongicide | Protection des cultures de pommes de terre, céréales, fruits |
Le chlorothalonil a été détecté lors d’une des 35 analyses réalisées, sans dépassement des limites d’autorisation. En France, la valeur maximale admissible (VMA) pour le chlorothalonil dans l’eau potable est de 0,1 µg/L. La présence de cette molécule, très faible, est compatible avec les pratiques agricoles locales.
Niveau par rapport aux limites
- Valeur détectée : non précisée, mais inférieure à 0,1 µg/L.
- Conformité : l’eau reste conforme aux exigences du Code de la santé publique et aux recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (AFSSA).
En résumé, la présence du chlorothalonil ne constitue pas un problème de santé publique dans la commune, mais elle justifie le maintien d’une surveillance régulière afin de garantir que les concentrations restent toujours en dessous du seuil de sécurité.
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
| Type d’analyse | Nombre d’échantillons | Nombre de paramètres évalués |
|---|---|---|
| Analyses générales (460 paramètres) | 11 | 460 |
| PFAS | 21 | 9 molécules détectées |
| Pesticides | 35 | 1 molécule détectée |
| Métaux lourds | 6 | 2 métaux détectés (Aluminium, Arsenic) |
| Bactériologie | – | Aucun problème signalé |
Le nombre de prélèvements (11) répartis sur 70 jours représente une fréquence d’environ un prélèvement tous les six jours, ce qui dépasse largement les exigences minimales de l’Eurostat (au moins trois prélèvements par an).
Comparaison avec les recommandations nationales
- Recommandation officielle : au moins 12 analyses distinctes par an, couvrant les paramètres microbiologiques, chimiques et radioactifs.
- Situation à Saint‑Étienne‑du‑Rouvray : le programme d’analyse est plus dense (11 prélèvements en 70 jours) et inclut un panel très large (460 paramètres).
Cette sur‑surveillance montre l’engagement de la collectivité à garantir une transparence totale et à détecter rapidement toute dérive éventuelle.
Points d’attention éventuels
- Absence de données détaillées sur les concentrations exactes des PFAS et du chlorothalonil. Bien que les dépassements soient inexistants, la publication de valeurs chiffrées (ex. : 0,03 µg/L) renforcerait la confiance du public.
- Manque d’informations sur le jour manquant : le tableau indique 10 dates alors que le nombre de prélèvements est de 11. Il serait utile de préciser la date du prélèvement manquant pour assurer la traçabilité.
Malgré ces petites lacunes, la qualité et la fréquence des analyses restent très élevées et conformes aux meilleures pratiques du secteur.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Saint‑Étienne‑du‑Rouvray se caractérise par une conformité totale aux normes françaises et européennes, une minéralité équilibrée qui confère un goût doux légèrement calcaire, et l’absence de dépassements pour les PFAS, les pesticides et les métaux lourds. Le programme d’analyses, très complet et fréquent, garantit une surveillance continue et rassurante pour les habitants.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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