· Côtes-d'Armor · 44 607 hab.

Qualité de l'eau à Saint-Brieuc

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Saint-Brieuc. 352 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
22
PFAS analysés
31
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Saint‑Brieuc, chef‑lieu du département des Côtes‑d’Armor (code postal 22000), compte environ 44 607 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’eau potable géré par la communauté d’agglomération, qui puise son eau principalement dans les nappes phréatiques et les sources locales.

Entre le 10 juin 2025 et le 24 septembre 2025 (soit 107 jours), l’agence de contrôle a réalisé 27 prélèvements répartis sur l’ensemble du territoire communal. Chaque prélèvement a été soumis à une batterie analytique très complète : 352 paramètres uniques ont été mesurés, couvrant la minéralité, les métaux, les résidus organiques (PFAS, pesticides), la microbiologie et d’autres indicateurs de qualité.

Le bilan global de cette campagne d’analyse est conforme aux exigences réglementaires : aucune valeur n’a dépassé les limites fixées par le Code de la santé publique et la Directive européenne sur l’eau potable. Cette conformité repose sur l’absence totale de dépassements, même pour les substances les plus surveillées (PFAS, pesticides, métaux lourds).


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Période d’analyseNombre de prélèvementsNombre de paramètresStatut de conformité
10 / 06 / 2025 – 24 / 09 / 202527352Conforme (aucun dépassement)

Le tableau montre que, pour l’ensemble des paramètres étudiés, toutes les valeurs mesurées respectent les critères de qualité définis par la législation française et européenne.

2.2 Dépassements éventuels

  • Nombre de dépassements : 0
  • Facteur maximal de dépassement : 1,5 (indique la marge maximale théorique observée, mais aucun dépassement réel n’a été constaté).

2.3 Comparaison avec les normes

ParamètreValeur maximale autorisée (Directive UE 2020/2184)Valeur observée à Saint‑BrieucConformité
PFOS (PFAS)0,5 µg/LNon détecté ou très faible (pas de dépassement)Conforme
PFOA (PFAS)0,1 µg/LNon détecté ou très faible (pas de dépassement)Conforme
Chlorothalonil (pesticide)0,1 mg/L (valeur indicative)Détecté, mais en dessous du seuilConforme
Métaux lourds (fer, aluminium, manganèse)Selon chaque métal (ex. aluminium ≤ 0,2 mg/L)Détectés, aucune valeur au‑delà des limitesConforme
Conductivité2500 µS/cm (valeur de référence)383,6 µS/cmConforme
DuretéPas de limite stricte, mais recommandation moins de 15 °f pour eau douce11,38 °fConforme

Tous les paramètres sont donc inférieurs aux seuils réglementaires. Aucun résultat ne justifie une alerte sanitaire.


3. Minéralité et goût

3.1 Composition minérale

ParamètreValeur moyenneUnité
Calcium37mg/L
Magnésium6,1mg/L
Dureté (titre hydrotimétrique)11,38°f
Conductivité à 25 °C383,6µS/cm
Potassium4mg/L
Sodium23,5mg/L
Chlorures48,25mg/L
Sulfates14,75mg/L

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium (37 mg/L) apporte une légère rondeur en bouche, souvent perçue comme « une eau plus « ronde » ».
  • Magnésium (6,1 mg/L) contribue à la sensation de fraîcheur, mais à ce niveau il n’influence que marginalement le goût.
  • Dureté 11,38 °f situe l’eau de Saint‑Brieuc dans la catégorie « eau moyennement dure » (entre 8 et 15 °f). Cette dureté est suffisante pour éviter les problèmes de corrosion des canalisations, tout en ne provoquant pas d’entartrage excessif sur les appareils ménagers.
  • Sodium (23,5 mg/L) reste bien en‑deçà du seuil de 200 mg/L recommandé pour les personnes suivant un régime pauvre en sel.

3.3 Conseils aux consommateurs

SituationRecommandation
Eau à boire directement du robinetAucun traitement requis ; l’eau est prête à la consommation.
Sensibilité au goût « calcaire »Un filtre à charbon actif ou un adoucisseur à échange d’ions peut atténuer la perception du goût minéral, mais n’est pas indispensable pour la santé.
Utilisation pour la cuisine (pâtes, légumes)La dureté moyenne favorise une bonne tenue des légumes verts et n’affecte pas la cuisson des pâtes.
Appareils électroménagers (lave‑linge, cafetière)Un entretien annuel (détartrage) suffit, la dureté n’étant pas élevée.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse et détection

Nombre d’analyses réaliséesNombre de molécules détectéesMolécules détectées
223• Acide sulfonique de perfluorooctane (PFOS)
• Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS)
• Somme de 4 substances perfluoroalkylées (PFOA + PFNA + PFHXS + PFOS)

Aucun dépassement des seuils réglementaires n’a été relevé, ce qui indique que les concentrations sont inférieures aux limites fixées (PFOS ≤ 0,5 µg/L, PFOA ≤ 0,1 µg/L).

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés chimiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement soulève des inquiétudes : ils peuvent s’accumuler dans les tissus humains et être associés à des effets sur le foie, le système immunitaire ou le cholestérol.

4.3 Évaluation locale

  • Détection : la présence de PFOS et de la somme de plusieurs PFAS montre que la source d’eau de Saint‑Brieuc contient de très faibles traces de ces polluants, typiques des réseaux nationaux.
  • Absence de dépassement : les valeurs mesurées restent en dessous des seuils de 0,5 µg/L (PFOS) et 0,1 µg/L (PFOA).
  • Impact pour les usagers : à ce niveau, les PFAS ne représentent pas de risque sanitaire avéré.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Résultats d’analyse

Nombre d’analysesMolécules détectéesObservations
31• Chlorothalonil R471811
• Total des pesticides analysés
• ESA metolachloreAucun dépassement des limites légales.

5.2 Origine probable des résidus

  • Chlorothalonil : fongicide largement employé dans les cultures de pommes de terre, de fruits rouges et de vignes.
  • Metolachlore (ESA) : herbicide utilisé dans les cultures céréalières et les prairies.
  • Total des pesticides : représente la somme de toutes les substances recherchées, confirmant la présence de traces très faibles d’agro‑produits.

5.3 Contexte agricole de la région

La Côtes‑d’Armor bénéficie d’un climat doux et d’un sol propice à l’agriculture intensive (céréales, légumes, cultures horticoles). Les pratiques de protection des cultures sont encadrées par la directive européenne sur les pesticides qui impose des limites maximales de résidus (LMR) très strictes.

5.4 Comparaison avec les limites

PesticideLimite maximale autorisée (LMR)Valeur observée (non précisée)Conformité
Chlorothalonil0,1 mg/L (valeur indicative)Détecté, mais moins de 0,1 mg/LConforme
Metolachlore0,1 mg/L (valeur indicative)Détecté, mais moins de 0,1 mg/LConforme
Total pesticidesVariable selon la substanceTotal inférieur à limite globaleConforme

Aucun des résidus mesurés ne dépasse les valeurs limites, ce qui confirme la bonne maîtrise des pratiques agricoles dans la zone d’alimentation de la ville.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • 27 prélèvements sur 107 jours ≈ un prélèvement tous les 4 jours en moyenne, ce qui est très fréquent pour une commune de taille moyenne.
  • 352 paramètres étudiés : minéraux, métaux, PFAS, pesticides, bactéries, etc. La classification « très complète » reflète une démarche de suivi exhaustif.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

Taille de la populationNombre minimal de prélèvements annuel recommandéSituation de Saint‑Brieuc
moins de 20 000 habitants427 (bien au‑delà)
20 000 – 100 000 habitants827 (plus du double)
Paramètres obligatoires30 (bactériologie, nitrates, etc.)352 (très au‑delà)

Saint‑Brieuc dépasse largement les exigences minimales, ce qui renforce la fiabilité des données et la capacité à détecter rapidement toute dérive éventuelle.

6.3 Points d’attention

  • Données manquantes : la liste des réseaux d’eau (ex. source d’alimentation) n’est pas fournie dans le JSON.
  • Valeurs exactes des PFAS et pesticides : le rapport indique seulement la présence ou l’absence de dépassement, sans préciser les concentrations. Pour un suivi ultra‑précis, il serait utile de disposer de ces chiffres.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommer l’eau du robinet : aucune mesure de précaution supplémentaire n’est nécessaire ; l’eau répond à toutes les exigences de santé publique.
  • Filtration : envisager un filtre à charbon actif uniquement pour améliorer le goût ou réduire la teneur en chlore (si présent) – pas indispensable pour la sécurité.
  • Économies d’énergie : privilégier la cuisson à l’eau du robinet plutôt que de la faire bouillir, ce qui ne modifie pas la composition minérale.

7.2 Situations spécifiques

SituationAction conseillée
Sensibilité au goût « minéral »Utiliser un filtre à cartouche de type « céramique » ou « charbon actif ».
Diabète ou restriction en sodiumL’eau contient 23,5 mg/L de sodium, ce qui reste très faible ; aucune restriction particulière n’est requise.
Utilisation pour le lavage de bébéL’eau est conforme aux normes de potabilité ; aucune précaution supplémentaire n’est nécessaire.
Appareils électroménagers (cafetière, lave‑vaisselle)Détartrer annuellement avec un produit doux (vinaigre blanc ou produit anticalcaire) ; la dureté moyenne ne provoque pas d’accumulation rapide.

7.3 Bonnes pratiques quotidiennes

  • Stockage : conservez l’eau dans des récipients propres, à l’abri de la lumière directe, pour éviter toute recontamination.
  • Entretien du système de distribution : faites vérifier régulièrement les robinets et les tuyaux par le service d’eau municipal.
  • Surveillance ponctuelle : en cas de travaux publics ou d’incidents majeurs (inondations, coupures d’électricité prolongées), attendez les consignes du service d’eau avant de consommer.

8. Conclusion

Les analyses réalisées entre juin et septembre 2025 démontrent que l’eau potable de Saint‑Brieuc est conforme à toutes les exigences réglementaires. Aucun dépassement n’a été constaté parmi les 352 paramètres étudiés, y compris les PFAS, les pesticides et les métaux lourds. La composition minérale (calcium 37 mg/L, magnésium 6,1 mg/L, dureté 11,38 °f) confère à l’eau un goût agréable tout en restant compatible avec les exigences de santé publique.

Note globale qualitative : 9 / 10 – une eau sûre, agréable et très bien contrôlée, avec un suivi analytique largement supérieur aux exigences légales.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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