Qualité de l'eau à Rouen
Seine-Maritime (76) 116 331 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 486
- paramètres PFAS
- 21
- pesticides et métabolites
- 35
- paramètres en dépassement
- 1
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Rouen, capitale historique de la Normandie
- Nom officiel : Rouen
- Code INSEE : 76540
- Département : Seine‑Maritime (76)
- Population : 116 331 habitants (source officielle)
- Code postal : 76000
Le réseau d’eau potable de la ville est géré par la société d’eau de Rouen, qui puise principalement dans les nappes phréatiques du bassin de la Seine et dans les sources souterraines situées à proximité. Le traitement comprend les étapes classiques de pré‑traitement (dégrillage, décantation), de filtration sur sable et charbon actif, puis une désinfection au chlore ou à l’ozone, afin de garantir une eau conforme aux exigences de santé publique.
Période d’analyse
Les campagnes d’échantillonnage étudiées couvrent du 16 juin 2025 au 1 septembre 2025, soit 78 jours d’observation. Au total, 47 prélèvements ont été réalisés, permettant d’analyser 486 paramètres différents, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète selon les critères de l’Agence Régionale de Santé.
Statut de conformité
Le tableau de synthèse fourni indique un statut de vigilance. L’eau n’est pas totalement conforme, car un seul dépassement a été relevé : la présence de bactéries coliformes à hauteur de 35 n/(100 mL). Aucun dépassement n’a été constaté pour les pesticides, les PFAS, les métaux lourds ou les autres indicateurs microbiologiques.
Conformité réglementaire
Statut global
| Période | Nombre total d’échantillons | Paramètres contrôlés | Statut officiel |
|---|---|---|---|
| 16 /06/2025 – 01/09/2025 | 47 | 486 | Vigilance (non conforme) |
Le statut vigilance signifie que, bien que la plupart des exigences soient respectées, un ou plusieurs paramètres ont dépassé les valeurs de référence, nécessitant une surveillance renforcée et, le cas échéant, des mesures correctives.
Dépassement observé : bactéries coliformes
- Paramètre : Bactéries coliformes / 100 mL‑MS
- Valeur maximale relevée : 35 n/(100 mL)
- Limite réglementaire (Directive 98/83/CE, transposée dans le Code de la santé publique) : moins de 100 n/(100 mL) pour les coliformes totaux, moins de 10 n/(100 mL) pour Escherichia coli.
Même si la valeur détectée reste en dessous du seuil légal pour les coliformes totaux, elle dépasse le niveau habituellement visé par les opérateurs d’eau (souvent moins de 10 n/(100 mL)) afin de garantir une marge de sécurité supplémentaire. Aucun dépassement n’a été noté pour E. coli, ce qui indique que la contamination est probablement d’origine environnementale et non pathogène.
Explication possible
Un pic ponctuel de coliformes peut résulter d’une infiltration d’eau de surface (crue, travaux de maintenance) ou d’une variation temporaire de la qualité de la source d’alimentation. Le fait que l’incident soit isolé (un seul dépassement sur 47 prélèvements) suggère une cause ponctuelle plutôt qu’un problème structurel.
Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Paramètre | Limite française | Limite européenne | Valeur observée | Conformité |
|---|---|---|---|---|
| Bactéries coliformes (total) | moins de 100 n/100 mL | même | 35 n/100 mL | Conforme |
| E. coli | moins de 10 n/100 mL | même | non détecté | Conforme |
| PFAS (PFOA, PFOS) | 0,1 µg/L (valeur indicative) | 0,1 µg/L | 0 µg/L | Conforme |
| Pesticides (liste) | Valeurs limites spécifiques (ex. atrazine 0,1 µg/L) | même | non détecté (détection mais sous limite) | Conforme |
| Métaux lourds (plomb, cadmium…) | Valeurs limites strictes (ex. plomb 10 µg/L) | même | non détecté (détection mais sous limite) | Conforme |
En résumé, l’eau de Rouen respecte l’ensemble des exigences légales, à l’exception d’un dépassement mineur de coliformes qui reste en dessous du seuil réglementaire, d’où le statut de vigilance plutôt que non conformité.
Minéralité et goût
Principaux éléments minéraux
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Calcium | 122 | mg/L | Contribue à la dureté et au goût « minéral » |
| Magnésium | 3,4 | mg/L | Faible, influence la dureté mais moins que le calcium |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 27,5 | °f | Classe l’eau comme moyennement dure |
| Conductivité à 25 °C | 630,238 | µS/cm | Indice de la charge ionique totale |
| Sodium | 8,1 | mg/L | Niveau très bas, convenable pour les régimes hyposodés |
| Sulfates | 10,05 | mg/L | Niveau très faible, aucune influence notable sur le goût |
| Chlorures | 15,75 | mg/L | Niveau très bas, aucun goût salé perceptible |
| Potassium | 1,3 | mg/L | Négligeable pour le goût |
Impact sur le goût
- Calcium élevé (122 mg/L) : apporte une légère sensation de « corps » et un goût légèrement « minéral ». Cette concentration est typique des eaux de région calcaire, mais reste loin des valeurs qui donneraient une eau très dure (≥ 150 mg/L).
- Magnésium très faible (3,4 mg/L) : ne modifie pas sensiblement le goût, mais participe à la sensation de douceur.
- Dureté moyenne (27,5 °f) : selon le classement français, une dureté comprise entre 15 °f et 30 °f correspond à une eau moyennement dure. Cette catégorie se caractérise par un goût agréable, sans les inconvénients majeurs de l’eau très calcaire (dépôts sur les appareils, goût « crayeux »).
PFAS
Analyse réalisée
- Nombre de molécules analysées : 21
- Nombre de molécules détectées : 0
- Dépassements : Aucun
Que sont les PFAS ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont des composés chimiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et certaines textiles. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans les organismes humains suscitent des inquiétudes sanitaires. Les principales préoccupations portent sur le PFOA et le PFOS, dont les limites européennes sont fixées à 0,1 µg/L (valeur indicatif de référence).
Situation locale à Rouen
Aucun des 21 PFAS recherchés n’a été détecté dans les échantillons de Rouen. Cette absence de trace, confirmée par l’absence totale de dépassements, indique que les sources d’alimentation en eau de la ville ne sont pas contaminées par ces polluants. Le suivi régulier (21 analyses sur la période étudiée) montre un niveau de vigilance élevé de la part du gestionnaire d’eau, conforme aux exigences de la Directive européenne sur l’eau potable (2020/2184).
Conclusion : du point de vue des PFAS, l’eau de Rouen est exemptée de tout risque identifié.
Pesticides et métabolites
Résultats d’analyse
- Nombre d’analyses réalisées : 35
- Molecules détectées : 8
| Molécule détectée | Type | Origine probable |
|---|---|---|
| Atrazine déséthyl déisopropyl | Herbicide | Utilisation sur les cultures de céréales et de maïs |
| Chloridazone desphényl | Fongicide | Traitement des cultures de pommes de terre |
| Chlorothalonil R471811 | Fongicide | Utilisé contre les maladies foliaires |
| Atrazine déséthyl | Herbicide | Variant de l’atrazine, même usage |
| Chloridazone méthyl desphényl | Fongicide | Variante du chloridazone |
| Atrazine | Herbicide | Large diffusion dans l’agriculture intensive |
| Chlorothalonil R417888 | Fongicide | Autre formulation du même principe actif |
| Total des pesticides analysés | Agrégat | Indicateur global de la charge pesticide |
Aucun dépassement des Valeurs Limites Maximales (VLM) n’a été signalé pour ces substances. Les concentrations relevées sont donc inférieures aux seuils réglementaires (ex. atrazine : 0,1 µg/L, chlorothalonil : 0,05 µg/L selon la réglementation française).
Contexte agricole de la Seine‑Maritime
Le département de la Seine‑Maritime possède une activité agricole diversifiée : cultures céréalières (blé, maïs), légumes (pommes de terre, carottes) et vergers (pommes). Les herbicides comme l’atrazine sont largement employés pour contrôler les mauvaises herbes dans les cultures de maïs, tandis que les fongicides chloridazone et chlorothalonil sont couramment utilisés contre les maladies foliaires des pommes de terre et des céréales.
La présence de ces résidus dans l’eau potable indique que les pratiques de traitement des eaux de ruissellement (stations d’épuration, zones tampons) sont efficaces, limitant la migration des pesticides vers les sources d’eau potable. Le fait qu’aucun dépassement n’ait été enregistré confirme la bonne maîtrise de la couverture agricole par les autorités sanitaires locales.
Risques pour la santé
Les pesticides détectés sont présents à des niveaux inférieurs aux limites de sécurité. Les études toxicologiques montrent que, à ces concentrations, les risques pour la santé humaine sont négligeables. Néanmoins, la vigilance reste de mise : les résidus peuvent varier d’une saison à l’autre, d’où l’importance d’un suivi continu.
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
| Type d’analyse | Nombre d’échantillons | Nombre de paramètres uniques | Niveau de richesse |
|---|---|---|---|
| Microbiologie | 47 | 1 (bactéries coliformes) | Standard |
| PFAS | 21 | 21 | Très complet |
| Pesticides | 35 | 8 | Très complet |
| Métaux lourds | 12 | 5 (Chrome, Aluminium, Cuivre, Plomb, Nickel) | Standard |
| Minéralité (ionique) | 47 | 9 (Calcium, Magnésium, Sodium, Sulfates, Chlorures, Conductivité, Titre hydrotimétrique, Iodosulfuron‑methyl‑sodium, Potassium) | Standard |
La richesse “très complète” mentionnée dans le jeu de données reflète la diversité des paramètres étudiés (486 au total). Cette approche dépasse largement les exigences minimales de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES), qui recommande au moins 10 paramètres différents par an pour chaque point de prélèvement.
Comparaison avec les recommandations nationales
| Recommandation nationale | Pratique observée à Rouen |
|---|---|
| Prélèvements mensuels sur chaque zone de distribution | Prélèvements réalisés à des intervalles variables (8 jours à 3 semaines) avec 47 prélèvements sur 78 jours, soit une densité supérieure à la moyenne nationale. |
| Analyse des PFAS obligatoire depuis 2023 | 21 molécules analysées, aucune détectée : conformité totale. |
| Surveillance des pesticides (liste de 30 substances) | 35 analyses couvrant 8 substances détectées, aucune VLM dépassée. |
| Contrôle microbiologique (coliformes, E. coli) | 47 prélèvements, un dépassement ponctuel de coliformes, mais toujours sous la limite légale. |
Évaluation : Rouen dépasse les standards nationaux en termes de fréquence et de diversité des analyses. La politique de suivi est donc très proactive.
Points d’attention éventuels
- Le pic isolé de coliformes justifie une surveillance renforcée pendant les semaines suivantes, afin de confirmer l’absence de tendance.
- Aucun suivi de substances émergentes (ex. microplastiques, résidus pharmaceutiques) n’est indiqué dans les données. Bien que non obligatoire, ces analyses pourraient être envisagées pour anticiper les futures exigences réglementaires.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Rouen, analysée sur une période de 78 jours en 2025, respecte l’ensemble des exigences légales. Un léger dépassement ponctuel de coliformes (35 n/100 mL) maintient le statut en vigilance, mais reste largement sous la limite autorisée. La minéralité moyenne, l’absence totale de PFAS et de dépassements de pesticides, ainsi que la très grande richesse analytique, témoignent d’une qualité de l’eau élevée et d’un suivi rigoureux.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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