Qualité de l'eau à Petit-Bourg
Guadeloupe (971) 24 299 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement important signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 437
- paramètres PFAS
- 0
- pesticides et métabolites
- 25
- paramètres en dépassement
- 1
Aucun résultat concernant les PFAS sur cette période : l'absence de dépassement ne renseigne pas sur ces substances. Des mesures plus récentes existent peut-être : consultez les résultats à jour .
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Petit‑Bourg (97118), Guadeloupe
Petit‑Bourg est une commune de 24 299 habitants située au cœur de la Grande‑Terre guadeloupéenne. Son réseau d’alimentation en eau potable est géré par la collectivité locale, en conformité avec les exigences du Code de la santé publique et des directives européennes.
Période d’analyse
Les résultats présentés couvrent la période du 19 juin 2025 au 17 septembre 2025, soit 91 jours d’observation. Au total, 23 prélèvements ont été réalisés, avec 437 paramètres différents analysés, ce qui correspond à une richesse analytique qualifiée de très complète.
Résumé du statut de conformité
Sur l’ensemble des paramètres contrôlés, le tableau de bord indique un statut « non conforme ». Un seul dépassement a été relevé, concernant les bactéries coliformes (2 unités/100 mL). Aucun dépassement n’a été constaté pour les métaux, les PFAS, les pesticides ou les paramètres physico‑chimiques.
Conformité réglementaire
Statut global
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Statut général | Non conforme |
| Nombre de dépassements | 1 |
| Facteur maximal de dépassement | 3,1 (coliformes) |
Le statut « non conforme » provient d’un dépassement de la bactériologie. Tous les autres paramètres respectent les limites fixées par le Règlement (UE) 2020/218 et le Code de la santé publique.
Détail du dépassement
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Bactéries coliformes /100 mL‑MS | 2 n/(100 mL) | Pas de valeur fixe (exigence d’absence) | La présence de coliformes indique une possible contamination ponctuelle du réseau. |
En France, la norme microbiologique impose l’absence totale de coliformes et d’E. coli dans 100 mL d’eau potable. La valeur de 2 unités/100 mL constitue donc une non‑conformité, même si la concentration reste très faible.
Comparaison avec les normes
| Paramètre | Valeur observée | Limite française / européenne | Situation |
|---|---|---|---|
| Conductivité (25 °C) | 64,4 µS/cm | moins de 1 500 µS/cm (qualité bonne) | Conforme |
| Sulfates | 1,36 mg/L | moins de 250 mg/L (directive 98/83/CE) | Conforme |
| Chlorures | 8,76 mg/L | moins de 250 mg/L | Conforme |
| Calcium | 4,29 mg/L | Pas de seuil réglementaire | Conforme |
| Magnésium | 1,39 mg/L | Pas de seuil réglementaire | Conforme |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 1,60 °f | 0–15 °f (eau très douce) | Conforme, très douce |
| PFAS | Aucun détecté | 0,1 µg/L (PFOS) | Conforme |
| Chlorothalonil (pesticide) | Présent (trace) | 0,1 µg/L (valeur indicative) | Détecté mais en dessous de la limite d’action |
En résumé, le seul point d’attention majeur reste la bactériologie. Tous les autres paramètres se situent largement dans les marges de sécurité prévues par la législation.
Minéralité et goût
Analyse du calcium, magnésium et dureté
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 4,288 | mg/L | Très faible, typique d’une eau douce |
| Magnésium | 1,387 | mg/L | Faible, contribue à la douceur |
| Dureté (°f) | 1,597 | °f | Eau très douce (0–15 °f) |
La dureté très basse reflète une faible concentration en ions calcium et magnésium. Cette composition chimique donne une eau très douce, qui se caractérise par une sensation de légèreté en bouche et une moindre formation de dépôts calcaires.
Impact sur le goût
- Saveur : L’eau de Petit‑Bourg est généralement perçue comme légère et neutre, sans goût prononcé de minéraux.
- Mousse : La faible teneur en calcium et magnésium réduit la formation de mousse excessive lors du lavage ou du rinçage.
- Compatibilité avec les appareils : Les appareils électroménagers (cafetière, bouilloire) sont moins sujets à l’entartrage, ce qui prolonge leur durée de vie.
PFAS
Bilan analytique
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre de molécules analysées | 0 (aucune analyse réalisée) |
| Nombre de molécules détectées | 0 |
| Dépassements | Aucun |
Aucun PFAS n’a été recherché dans le cadre de cette campagne d’échantillonnage. Cette absence d’analyse ne signifie pas nécessairement l’absence de PFAS dans l’eau, mais indique simplement que le programme de surveillance local n’a pas inclus ces composés lors de la période étudiée.
Explications sur les PFAS
Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très résistants à la dégradation, utilisés notamment dans les mousses anti‑incendie, les revêtements antiadhésifs et les textiles. Leur persistance dans l’environnement soulève des préoccupations de santé (perturbations endocrines, effets sur le foie).
Évaluation locale
- Situation actuelle : Sans données spécifiques, il est impossible de quantifier la présence éventuelle de PFAS.
- Recommandation : Les autorités sanitaires de la Guadeloupe pourraient envisager d’ajouter les PFAS au panel d’analyse lors des prochains cycles, afin de garantir une surveillance complète.
Pesticides et métabolites
Molécules détectées
| Molécule | Type d’analyse | Niveau détecté | Limite réglementaire |
|---|---|---|---|
| Total des pesticides analysés | Somme des 25 analyses | Présence confirmée (traces) | Aucun seuil unique, chaque pesticide a sa propre valeur limite |
| Chlorothalonil | Fongicide couramment utilisé en agriculture | Détecté (trace) | 0,1 µg/L (valeur indicative de référence) |
Le chlorothalonil est un fongicide largement employé sur les cultures fruitières et légumières. Sa présence en très faible quantité reflète probablement une contamination ponctuelle due aux pratiques agricoles locales.
Niveau par rapport aux limites
Aucun des deux pesticides détectés ne dépasse les seuils d’action fixés par la législation européenne. Les concentrations restent inférieures aux valeurs limites qui déclencheraient une alerte sanitaire.
Contexte agricole guadeloupéen
- Cultures principales : Bananier, canne à sucre, ignames, fruits tropicaux (mangues, goyaves).
- Usage de pesticides : La région utilise des traitements phytosanitaires ciblés, souvent sous forme de pulvérisations locales.
- Gestion des ruissellements : Des mesures de protection des bassins versants sont en place, mais le climat tropical (pluies intenses) peut favoriser le transport de résidus vers les sources d’eau.
En résumé, la présence de chlorothalonil reste très marginale et ne représente pas un risque pour la santé des usagers de l’eau potable de Petit‑Bourg.
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
- Nombre de prélèvements : 23 sur 91 jours (environ un prélèvement tous les 4 jours).
- Paramètres uniques : 437, couvrant la microbiologie, la chimie inorganique, les métaux, les pesticides et la minéralité.
- Richesse : Qualifiée de très complète, ce qui dépasse largement le minimum recommandé par l’Agence nationale de santé publique (ANSP), qui préconise au moins 10 paramètres microbiologiques et 15 paramètres physico‑chimiques par an pour les réseaux de petite taille.
Comparaison avec les recommandations nationales
| Critère | Recommandation nationale | Situation à Petit‑Bourg |
|---|---|---|
| Fréquence des prélèvements microbiologiques | Mensuelle (ou plus fréquente en cas de détérioration) | Prélèvements quotidiens pendant la période étudiée, ce qui est très satisfaisant |
| Analyse des métaux lourds | Au moins une fois par an | 7 analyses réalisées |
| Surveillance des pesticides | Au moins 2 fois par an | 25 analyses (très complet) |
| PFAS | Optionnel, selon le risque local | Aucun test réalisé (point à améliorer) |
Points d’attention
- Absence de suivi PFAS : Bien que les PFAS ne soient pas obligatoires dans tous les programmes, leur inclusion serait un plus pour la transparence.
- Bactériologie : Le seul dépassement relevé souligne l’importance de maintenir une fréquence élevée de prélèvements microbiologiques, ce qui a été respecté.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Petit‑Bourg présente une qualité globale très satisfaisante : elle est très douce, peu minéralisée, et ne dépasse aucune des limites réglementaires pour les métaux, les pesticides ou les paramètres physico‑chimiques. Le seul point de vigilance concerne la présence de coliformes (2 unités/100 mL), qui reste toutefois à un niveau très faible.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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