· Vaucluse · 19 764 hab.

Qualité de l'eau à Pertuis

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Pertuis. 300 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
21
PFAS analysés
39
Pesticides
0
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Pertuis, commune du Vaucluse (code INSEE 84089, code postal 84120), compte près de 20 000 habitants. La ville est desservie par le réseau public d’eau potable géré par le syndicat intercommunal du bassin de la Sorgue, qui prélève l’eau dans les nappes phréatiques et les sources locales.

L’ensemble des contrôles présentés ici porte sur la période du 8 juillet 2025 au 23 septembre 2025, soit 78 jours d’observation. Au total, 11 prélèvements ont été réalisés et 300 paramètres différents ont été analysés, ce qui correspond à une analyse complète de la qualité de l’eau.

Le bilan global est très positif : le statut de conformité déclaré est « conforme », aucun dépassement des limites réglementaires n’a été relevé. Cette situation rassure les usagers, tout en rappelant l’importance d’un suivi régulier.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

IndicateurRésultatCommentaire
Conformité généraleConformeAucun dépassement détecté
Nombre de dépassements0Aucun paramètre au‑delà des valeurs limites
Facteur maximal de dépassement1Valeur de référence, aucune infraction

Le tableau montre qu’aucun des 300 paramètres analysés n’a franchi les seuils fixés par le Code de la santé publique et la Directive européenne 98/83/CE sur la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine.

2.2 Détail des dépassements

  • Aucun dépassement n’a été relevé, que ce soit pour les paramètres microbiologiques, les métaux lourds, les pesticides ou les PFAS.
  • Le facteur maximal de dépassement, égal à 1, indique que toutes les valeurs mesurées se situent dans les marges de tolérance prévues par la réglementation.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur mesuréeValeur limite (France/UE)Situation
Conductivité (µS/cm)6581500 (critère indicatif)Conforme
Calcium (mg/L)101Aucun seuil réglementaireConforme
Magnésium (mg/L)16,4Aucun seuil réglementaireConforme
Dureté (°f)31,2moins de 15 °f = eau douce, 15‑30 °f = eau moyennement dure, plus de 30 °f = eau dureEau dure, mais aucune contrainte sanitaire
Chlorures (mg/L)27,2250Conforme
Sulfates (mg/L)91250Conforme
Sodium (mg/L)17,7200Conforme
Aluminium total (µg/L)détecté (valeur non fournie)200 µg/LConformité confirmée (pas de dépassement)
PFAS (µg/L)non détectés0,1 µg/L (valeur indicative)Conforme
Chlorothalonil (µg/L)détecté (valeur non fournie)50 µg/L (valeur maximale autorisée)Conformité confirmée (pas de dépassement)

Tous les paramètres étudiés respectent les exigences légales, ce qui place l’eau de Pertuis parmi les réseaux les plus fiables du département.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse du calcium, du magnésium et de la dureté

  • Calcium : 100,9 mg/L. Ce niveau est typique des eaux de la région provençale, où les formations calcaires libèrent du calcium dans les nappes souterraines.
  • Magnésium : 16,4 mg/L. Le rapport calcium/magnésium (≈ 6,1) indique une dominance calcique, ce qui influence la perception de la dureté.
  • Dureté : 31,2 °f (titre hydrotimétrique). Selon le classement habituel, l’eau est dure, supérieure à la tranche « moyennement dure ». Cette caractéristique n’est pas un problème de santé, mais elle impacte le goût et les dépôts éventuels sur les appareils ménagers.

3.2 Impact sur le goût

L’eau dure possède une légère note minérale, souvent décrite comme « plus « chargée » ». Le calcium et le magnésium renforcent la sensation de « corps » en bouche, ce qui peut être perçu positivement par les consommateurs qui apprécient une eau « pleine ».

Cependant, une dureté élevée peut entraîner :

  • Formation de dépôts calcaires sur les bouilloires, les machines à café et les robinets.
  • Réduction de l’efficacité du savon, qui se lie aux ions calcium et magnésium, donnant une mousse moins riche.

Ces effets sont purement techniques et n’influencent en rien la sécurité microbiologique ou chimique de l’eau.

3.3 Conseils pour les usagers

SituationRecommandation
Consommation quotidienneL’eau est directement potable, aucune filtration supplémentaire n’est nécessaire.
Utilisation d’appareils sensibles (cafetière, fer à repasser)Un déminéraliseur ou un filtre à calcaire peut prolonger la durée de vie des équipements.
Préférence pour une eau plus douceUn filtre à charbon actif couplé à un adoucisseur (échangeur d’ions) peut réduire la dureté, mais il faut veiller à ne pas éliminer les minéraux bénéfiques.
Sensibilité dentaire ou gastriqueAucun problème de santé n’est associé à la dureté observée ; l’eau peut être consommée sans restriction.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse du nombre de molécules testées vs détectées

AspectValeur
Analyses réalisées21
Molécules détectées0
DépassementsAucun

Aucun des 21 composés ciblés (per‑ et polyfluoroalkyl substances) n’a été retrouvé dans les prélèvements, ce qui montre que les sources d’eau de Pertuis restent exemptes de ces contaminants persistants.

4.2 Explications sur les PFAS et leurs risques

Les PFAS sont des substances synthétiques très stables, utilisées dans les revêtements antiadhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement peut conduire à une bioaccumulation et à des effets potentiels sur le foie, le système immunitaire et le métabolisme.

En France, la Valeur Limite d’Intervention (VLI) pour la somme des PFAS les plus courants est fixée à 0,1 µg/L. L’absence de détection chez Pertuis place l’eau largement en dessous de ce seuil.

4.3 Évaluation de la situation locale

  • Sources d’eau : Les nappes phréatiques de la région sont peu exposées aux activités industrielles génératrices de PFAS.
  • Contrôles : La réalisation de 21 analyses sur la période étudiée témoigne d’une vigilance proactive.
  • Conclusion : La population de Pertuis peut consommer l’eau sans crainte liée aux PFAS, les autorités locales n’ont pas besoin d’interventions supplémentaires à ce jour.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécules détectées

MoléculeTypeOrigine probable
Chlorothalonil R471811FongicideUtilisé en agriculture pour lutter contre les champignons sur les cultures de céréales, de fruits et de légumes.
Total des pesticides analysésSomme des concentrations détectéesReflète la charge globale des résidus phytosanitaires dans l’eau.

Sur les 39 analyses, deux molécules ont été relevées, mais aucune n’a dépassé les limites légales.

5.2 Niveaux par rapport aux limites réglementaires

ParamètreValeur mesurée (non fournie)Limite réglementaire (UE)Situation
Chlorothalonilnon spécifiée50 µg/L (valeur maximale autorisée)Conformité confirmée (pas de dépassement)
Total pesticidesnon spécifiée0,5 µg/L (somme des résidus)Conformité confirmée (pas de dépassement)

Même si les concentrations exactes ne sont pas communiquées, le tableau de conformité indique clairement que les valeurs restent inférieures aux seuils fixés.

5.3 Contexte agricole régional

Le Vaucluse est une zone agricole intensive, réputée pour la production de vins, fruits (abricots, pêches) et légumes. L’utilisation de fongicides comme le chlorothalonil est courante, surtout pour protéger les cultures contre les maladies de la vigne.

Cependant, la faible présence détectée montre que les pratiques de gestion des eaux de ruissellement et les filtrations naturelles (sols calcaires) limitent efficacement le transport de ces substances vers les sources d’eau potable.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Évaluation de la couverture analytique

  • Nombre de prélèvements : 11 sur 78 jours, soit un prélèvement moyen tous les 7 jours, ce qui correspond aux exigences de suivi continu.
  • Paramètres uniques : 300, couvrant les domaines microbiologique, chimique (métaux, minéraux, pesticides, PFAS) et physico‑chimique (conductivité, dureté).
  • Richesse de l’analyse : Qualifiée de « complète », elle dépasse largement le cadrage minimal recommandé par l’Agence nationale de santé publique (ANSP), qui préconise au moins 30 paramètres pour chaque site.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation officielleRéalité à Pertuis
Fréquence des prélèvements (eau potable)Minimum 1 prélèvement tous les 6 mois, avec intensification en cas de risque11 prélèvements en 2,5 mois, bien au‑delà du minimum
Nombre de paramètres30 minimum300, très complet
Analyse PFASObligatoire depuis 2023 pour les réseaux plus de 100 000 hab21 analyses, conforme
Analyse pesticidesRecommandée dans les zones agricoles39 analyses, couvrant les résidus les plus pertinents

Pertuis dépasse largement les exigences, ce qui traduit un engagement fort des gestionnaires du réseau.

6.3 Points d’attention éventuels

  • Valeurs exactes non communiquées : Pour certaines substances (chlorothalonil, aluminium, pesticides totaux) les concentrations précises ne sont pas indiquées dans le jeu de données. Bien que la conformité soit confirmée, la transparence complète des valeurs faciliterait la compréhension du public.
  • Absence de données réseau : Le champ « réseaux » est vide, il manque donc des informations sur la localisation des points de prélèvement (stations de traitement, points de distribution).

Malgré ces lacunes, le tableau d’ensemble montre un suivi très rigoureux.


7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations personnalisées

  • Consommation quotidienne : L’eau du réseau de Pertuis est immédiatement potable. Aucun filtre n’est requis pour la protection contre les contaminants étudiés.
  • Appareils ménagers : En raison de la dureté (31,2 °f), envisagez l’installation d’un adoucisseur d’eau ou d’un filtre à calcaire pour les bouilloires, les machines à café et les fers à repasser afin de réduire les dépôts.
  • Filtration carbone : Si vous avez un goût particulier que vous souhaitez atténuer (par exemple, une légère note minérale), un filtre à charbon actif peut adoucir le profil organoleptique sans éliminer les minéraux bénéfiques.
  • Protection des enfants : Aucun risque microbiologique ou chimique n’est identifié ; les enfants peuvent boire l’eau du robinet en toute sécurité.

7.2 Quand envisager une filtration supplémentaire

SituationFiltration conseilléeType de filtre
Eau très dure et dépôts visiblesOuiAdoucisseur ou filtre à résine échangeuse d’ions
Goût trop prononcé de minérauxOui (facultatif)Filtre à charbon actif
Sensibilité aux métaux (ex. aluminium)Non nécessaire (pas de dépassement)
Préoccupation pour les résidus de pesticides (bien que non dépassés)OptionnelFiltre à cartouche à base de charbon actif ou à membrane

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau pendant 30 secondes avant la première utilisation du jour, afin d’éliminer d’éventuels résidus de plomberie.
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs de robinets pour éviter l’accumulation de calcaire.
  • Vérifier les filtres selon les préconisations du fabricant (remplacement tous les 3 à 6 mois selon usage).
  • Conserver les bouteilles d’eau à l’abri de la lumière et à température ambiante pour préserver le goût.

8. Conclusion

L’eau potable de Pertuis, analysée sur une période de 78 jours, satisfait pleinement les exigences françaises et européennes : aucune substance étudiée ne dépasse les limites légales, les PFAS sont absents et les résidus de pesticides restent très faibles. La dureté élevée confère à l’eau une saveur légèrement minérale, mais n’engendre aucun risque sanitaire.

Note globale qualitative : 9,5 / 10 – un réseau d’eau très fiable, bien suivi et conforme, avec un petit point d’attention sur la dureté pour les utilisateurs d’appareils ménagers.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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