Qualité de l'eau à Paris
Paris (75) 2 113 705 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Aucune limite de qualité dépassée sur la période
- paramètres mesurés
- 632
- paramètres PFAS
- 21
- pesticides et métabolites
- 40
- paramètres en dépassement
- 0
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Paris compte 2 113 705 habitants. Cette synthèse s’appuie sur les résultats du contrôle sanitaire de l’ARS Île-de-France : 276 prélèvements réalisés entre le 10 juillet et le 30 septembre 2025, qui portent au total sur 632 paramètres différents.
Les données extraites ne précisent ni l’origine de l’eau ni l’exploitant du réseau. Ces points ne sont donc pas traités ici.
Conformité réglementaire
Aucune limite de qualité n’est dépassée sur la période pour les paramètres mesurés. En particulier, Escherichia coli et les entérocoques, les deux indicateurs de contamination fécale soumis à une limite (0 par 100 mL), ne sont pas signalés.
Une référence de qualité est dépassée : des bactéries coliformes ont été mesurées jusqu’à 180 par 100 mL dans au moins un prélèvement, pour une référence de 0 par 100 mL. Les références de qualité servent à vérifier le bon fonctionnement des installations de production et de distribution. Leur dépassement ne rend pas l’eau non conforme, mais le responsable de la distribution doit en rechercher la cause et y remédier, et l’ARS évalue s’il existe un risque pour la santé.
Les données disponibles ne disent pas si ce résultat était isolé, ni à quel endroit du réseau il a été mesuré.
Minéralité et goût
| Paramètre | Moyenne sur la période |
|---|---|
| Calcium | 77,5 mg/L |
| Magnésium | 8,9 mg/L |
| Sodium | 10,1 mg/L |
| Potassium | 2,8 mg/L |
| Sulfates | 29,5 mg/L |
| Chlorures | 23,7 mg/L |
| Conductivité à 25 °C | 510 µS/cm |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 22,8 °f |
Avec une dureté moyenne de 22,8 °f, l’eau est moyennement dure : elle laisse du calcaire dans les bouilloires et les appareils qui chauffent l’eau. La dureté n’est soumise à aucune limite réglementaire. La conductivité se situe dans la plage de référence (200 à 1 100 µS/cm). Sulfates, chlorures et sodium restent très en dessous de leurs références de qualité (250, 250 et 200 mg/L).
PFAS
21 paramètres PFAS ont été mesurés sur la période. Sept ont été détectés au moins une fois :
- somme des 20 PFAS (indicateur calculé) ;
- acide perfluorohexanoïque (PFHxA) ;
- acide perfluoropentanoïque (PFPeA) ;
- perfluorohexane sulfonate (PFHxS) ;
- acide perfluorobutanoïque (PFBA) ;
- perfluorooctane sulfonate (PFOS) ;
- acide perfluoroheptanoïque (PFHpA).
Aucun dépassement n’est signalé. La limite réglementaire porte sur la somme des 20 PFAS (0,1 µg/L) ; elle s’applique depuis le 1er janvier 2026, après la période analysée. Il n’existe pas de limite par molécule. Les concentrations mesurées sont consultables sur la page des résultats à jour.
Pesticides et métabolites
40 pesticides et métabolites ont été recherchés. Deux métabolites ont été détectés, en plus de l’indicateur « total des pesticides analysés » :
- l’atrazine déséthyl déisopropyl, issue de l’atrazine, un herbicide interdit en France depuis 2003 ;
- le chlorothalonil R471811, issu du chlorothalonil, un fongicide interdit dans l’Union européenne depuis 2020.
Ces molécules persistent longtemps dans les sols et les nappes, ce qui explique qu’on les retrouve des années après l’interdiction du produit d’origine. Aucun dépassement n’est signalé. Les limites de qualité sont de 0,1 µg/L par substance et de 0,5 µg/L pour le total.
Nombre et fréquence des analyses
276 prélèvements en 83 jours représentent un peu plus de trois prélèvements par jour en moyenne. Le nombre de prélèvements imposé dépend du volume d’eau distribué par chaque unité de distribution (arrêté du 11 janvier 2007 relatif au programme de prélèvements et d’analyses du contrôle sanitaire). Tous les prélèvements ne portent pas sur les mêmes paramètres : la surveillance courante (bactériologie, aspect, désinfectant) est fréquente, les analyses complètes le sont moins.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
Sur la période analysée, aucune limite de qualité n’est dépassée à Paris pour les paramètres mesurés. Des bactéries coliformes ont été mesurées au-dessus de leur référence de qualité dans au moins un prélèvement, ce qui signale un point à vérifier sur les installations. Sept PFAS et deux métabolites de pesticides interdits ont été détectés, sans dépassement. L’eau est moyennement dure.
Synthèse rédigée initialement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025, puis revue le 27 septembre 2026 : les affirmations qui ne reposaient pas sur ces données ont été retirées. Les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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