· Alpes-Maritimes · 353 701 hab.

Qualité de l'eau à Nice

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Nice. 270 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
0
PFAS analysés
39
Pesticides
1
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Nice (code 06088), Alpes‑Maritimes – La Métropole Nice Côte d’Azur dessert plus de 350 000 habitants grâce à un réseau d’eau potable géré par la Société des Eaux de la Côte d’Azur (SECA). Le réseau comprend plusieurs stations de traitement qui puisent dans les nappes phréatiques de la région, ainsi que dans le réseau d’alimentation du bassin de la rivière Var.

Période d’analyse – Les prélèvements étudiés couvrent la période du 9 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit 114 jours d’observation. Au total, 239 prélèvements ont été réalisés, portant sur 270 paramètres différents, ce qui correspond à une analyse complète de la qualité de l’eau.

Statut de conformité – Le tableau de conformité indique un statut de « vigilance » et indique que l’eau n’est pas totalement conforme aux exigences réglementaires. Un seul dépassement a été relevé, avec un facteur maximal de dépassement de 1,8. Le paramètre concerné est la présence de bactéries coliformes (valeur maximale = 4 n/100 mL).


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

PériodeStatutConformitéNombre de dépassements
2025‑06‑09 → 2025‑09‑30VigilanceNon conforme (un dépassement)1

Le statut « vigilance » signifie que la collectivité doit suivre de près les paramètres concernés et mettre en œuvre des actions correctives si nécessaire.

2.2 Détail du dépassement

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireCommentaire
Bactéries coliformes /100 ml‑MS4 n/100 mL0 n/100 mL (norme française)Un dépassement de 1,8 fois la valeur maximale autorisée. Aucun cas de présence de Escherichia coli n’est indiqué, mais la présence de coliformes indique une possible contamination ponctuelle.

Explication technique : Les coliformes sont des bactéries indicatrices de la qualité microbiologique de l’eau. Leur présence, même à faible niveau, peut provenir d’une infiltration ponctuelle dans le réseau (ex. travaux, variations de pression). La réglementation française exige l’absence totale de coliformes dans 100 mL d’eau potable.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur observéeLimite françaiseLimite européenne
Bactéries coliformes4 n/100 mL0 n/100 mL0 n/100 mL (directive 98/83/CE)
Conductivité (25 °C)495,4 µS/cm2500 µS/cm (valeur indicative)2500 µS/cm (valeur indicative)
Sulfates149,8 mg/L250 mg/L (directive 98/83/CE)250 mg/L
Chlorures11,3 mg/L250 mg/L (valeur indicative)250 mg/L
Sodium7,9 mg/L200 mg/L (valeur indicative)200 mg/L

Toutes les valeurs chimiques sont bien inférieures aux limites fixées par la législation européenne et française, à l’exception du paramètre microbiologique qui dépasse la norme stricte d’absence totale.


3. Minéralité et goût

3.1 Composition minérale

ParamètreValeur moyenneUnité
Conductivité à 25 °C495,4µS/cm
Dureté (titre hydrotimétrique)27,889°f
Sulfates149,78mg/L
Chlorures11,33mg/L
Sodium7,87mg/L
Calcium– (données manquantes)
Magnésium– (données manquantes)

La dureté de 27,9 °f correspond à une eau moyennement calcaire (environ 180 mg/L de CaCO₃). La conductivité relativement basse indique une faible concentration totale d’ions dissous, ce qui se traduit généralement par un goût léger et agréable.

3.2 Impact sur le goût

  • Dureté : Une eau moyennement dure apporte une légère sensation minérale en bouche, perçue comme « croquante » par de nombreux consommateurs.
  • Sulfates : À 150 mg/L, les sulfates restent dans la fourchette où ils peuvent contribuer à une sensation légèrement « sec » à la fin de la déglutition, mais sans dépasser le seuil de gêne (≈ 250 mg/L).
  • Sodium : Le taux de sodium, inférieur à 10 mg/L, est très bas ; cela convient aux régimes à faible teneur en sel.

3.3 Conseils pour les usagers

  • Eau douce vs calcaire : Si vous avez des appareils sensibles aux dépôts (cafetière, bouilloire), utilisez un filtre anti‑calcaire ou un adoucisseur ponctuel.
  • Cuisson : La dureté moyenne n’altère pas la cuisson des légumes ou les recettes de pâtisserie ; elle peut même améliorer la texture du pain.
  • Consommation quotidienne : Aucun risque lié à la minéralité n’est identifié ; l’eau de Nice reste agréable à boire telle quelle.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse réalisée

Nombre d’analysesNombre de molécules détectéesDépassements
00

Aucune analyse PFAS n’a été menée pendant la période étudiée, et aucune molécule de ce groupe n’a été détectée.

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) sont des composés chimiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et certains textiles. Leur persistance dans l’environnement soulève des inquiétudes quant à la santé, notamment des effets potentiels sur le système immunitaire et le métabolisme.

4.3 Situation locale

L’absence d’analyse PFAS ne permet pas de conclure sur leur présence ou non dans l’eau de Nice. Cependant, les autorités locales publient régulièrement des bilans de suivi des PFAS dans les eaux de surface et souterraines. À ce jour, aucune alerte majeure n’a été signalée pour le bassin de la Côte d’Azur.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Résultats des contrôles

Nombre d’analysesNombre de molécules détectéesDépassements
390

Durant les 114 jours d’observation, 39 analyses ont porté sur des pesticides couramment utilisés en agriculture. Aucun résidu n’a été détecté, et aucun dépassement des limites maximales admissibles (LMA) n’a été relevé.

5.2 Origine probable des résidus

La région d’Azur, bien que très urbanisée, possède des zones agricoles (vignobles, cultures maraîchères) où les traitements phytosanitaires sont encadrés par la réglementation européenne. L’absence de résidus détectés reflète probablement :

  • Des pratiques agricoles raisonnées (utilisation de produits autorisés, respect des doses).
  • Une bonne protection des captages d’eau (zones tampons, filtration naturelle).

5.3 Cadre réglementaire

ParamètreLimite françaiseLimite européenne
Pesticides (tout groupe)Variable selon le produit (généralement de l’ordre de 0,1 µg/L)Variable selon le produit (directive 2008/105/CE)

Les valeurs observées (absence de détection) sont donc inférieures aux limites les plus strictes.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • Nombre total de prélèvements : 239, soit en moyenne 2,1 prélèvements par jour.
  • Paramètres étudiés : 270, couvrant la microbiologie, la chimie (métaux, minéraux, pesticides) et les PFAS (bien que non analysés).

Cette densité d’échantillonnage dépasse largement les exigences minimales du Plan d’Assurance Qualité de l’Eau (PAQE), qui recommande au moins un prélèvement par zone de distribution toutes les deux semaines.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation nationaleSituation à Nice
Fréquence microbiologieAu moins 1 prélèvement hebdomadaire par secteur239 prélèvements sur 114 jours → très satisfaisant
Analyse pesticidesAu moins 1 prélèvement trimestriel39 analyses sur 4 mois → très complet
Analyse métaux lourdsAu moins 2 prélèvements par an9 analyses sur 4 mois → largement au‑delà
PFASPas d’obligation généralisée, mais recommandation de suivi cibléAucun prélèvement réalisé (point d’attention)

6.3 Points d’attention

  • PFAS non analysés – Bien que la réglementation ne rende pas obligatoire l’analyse systématique, il serait opportun d’inclure ce paramètre dans les prochains cycles de contrôle, compte tenu de la préoccupation croissante à l’échelle européenne.
  • Microbiologie – Le dépassement isolé de coliformes justifie une surveillance renforcée, notamment pendant les périodes de travaux ou de variations de pression dans le réseau.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Boire l’eau du robinet : La qualité chimique de l’eau de Nice est excellente. En l’absence de risques sanitaires majeurs, il n’est pas nécessaire de recourir à une filtration de routine.
  • Surveiller les alertes locales : En cas de nouveau message de la SECA (ex. travaux, changement de pression), suivez les consignes de purge éventuelle.

7.2 Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre recommandéRaison
Installation d’un adoucisseur pour les appareils ménagersFiltre anti‑calcaire (cartouche à résine)Réduire les dépôts de calcaire sur les éléments chauffants (cafetière, bouilloire)
Sensibilité particulière aux micro‑contaminants (bébés, personnes immunodéprimées)Filtre à charbon actif + membrane ultrafiltrationRenforcer la barrière contre d’éventuels résidus microbiologiques ou organiques
Préférence gustative (eau très douce)Filtre à échange d’ionsDiminuer la dureté perçue, surtout pour les amateurs de thé ou de café délicats

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes après ouverture du robinet, surtout si le réseau a subi une coupure.
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs (les petites pièces au bout du robinet) pour éviter l’accumulation de dépôts.
  • Utiliser des carafes filtrantes uniquement si vous avez une préférence gustative ; elles ne sont pas indispensables d’un point de vue sanitaire.
  • Conserver l’eau dans des récipients propres, hermétiques, à l’abri de la lumière pour éviter tout développement micro‑bactérien.

8. Conclusion

L’eau potable de Nice présente une qualité chimique très satisfaisante, avec des niveaux de minéraux, de sulfates et de sodium largement inférieurs aux seuils réglementaires. Le seul point de vigilance concerne la présence ponctuelle de bactéries coliformes, qui justifie une surveillance accrue mais ne constitue pas une menace immédiate pour la santé publique.

Note globale qualitative : 8,5 / 10 – très bonne, avec un léger besoin d’amélioration du suivi microbiologique et d’une future prise en compte des PFAS.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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