· Seine-Saint-Denis · 21 914 hab.

Qualité de l'eau à Neuilly-Plaisance

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Neuilly-Plaisance. 18 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
0
PFAS analysés
0
Pesticides
0
Dépassements
basique
Richesse

1. Introduction

Neuilly‑Plaisance (93360) est une commune de la Seine‑Saint‑Denis, comptant environ 21 914 habitants. Le service public d’eau potable est assuré par le réseau intercommunal d’Eau de Paris, qui alimente la ville à partir de la rivière Seine et de nappes souterraines protégées.

L’étude présentée ici porte sur la période du 13 juin 2025 au 8 septembre 2025, soit 87 jours d’observation. Au cours de cette période, trois prélèvements ont été réalisés (13 juin, 16 juin et 8 septembre) et 18 paramètres différents ont été analysés, ce qui correspond à une approche « basique » de la surveillance de la qualité de l’eau.

Le tableau récapitulatif ci‑dessous synthétise le statut de conformité global :

Période d’analyseNombre de prélèvementsNombre de paramètres uniquesStatut globalDépassements constatés
13 /06/2025 – 08/09/2025318ConformeAucun

En d’autres termes, l’eau distribuée à Neuilly‑Plaisance respecte les exigences légales et sanitaires pendant la période étudiée.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le rapport indique que le statut est « conforme » (estConforme = true). Aucun des 18 paramètres mesurés n’a dépassé les limites fixées par le Code de la santé publique ni par les directives européennes relatives à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine.

2.2 Dépassements éventuels

  • Nombre de dépassements : 0
  • Facteur maximal de dépassement : 1 (indiquant qu’aucun paramètre n’a franchi la valeur limite)

Il n’y a donc aucune donnée à détailler sur les dépassements.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur observée (moyenne)Valeur limite réglementaireConformité
Conductivité à 25 °C603 µS·cm⁻¹2500 µS·cm⁻¹ (directive européenne)Conforme
Aluminium total (µg/L)Non communiqué (analyse réalisée)200 µg/L (réglementation française)Analyse effectuée, aucun dépassement signalé
PFAS (per‑ et polyfluoroalkylées)Aucun résultat disponible (0 analyse)0,1 µg/L (valeur indicative de précaution)Non analysé, aucune donnée disponible
PesticidesAucun résultat disponible (0 analyse)0,1 µg/L (valeur indicative)Non analysé, aucune donnée disponible

La conductivité mesurée (603 µS·cm⁻¹) se situe largement en dessous du plafond de 2500 µS·cm⁻¹ fixé par la directive européenne, ce qui confirme que l’eau n’est pas excessivement minéralisée.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse du calcium, du magnésium et de la dureté

Les paramètres classiques de minéralité (calcium, magnésium, dureté totale) ne sont pas renseignés dans le jeu de données fourni. Cette absence de mesure ne signifie pas que ces éléments sont inexistants, mais simplement qu’ils n’ont pas été inclus dans le panel « basique » de l’étude.

3.2 Conductivité comme indicateur indirect

La conductivité électrique (603 µS·cm⁻¹) reflète la concentration globale d’ions dissous (sodium, potassium, chlorures, sulfates, etc.). Une valeur de l’ordre de 600 µS·cm⁻¹ correspond généralement à une eau de dureté modérée, souvent perçue comme légèrement « calcaire ».

  • Impact sur le goût : Une conductivité moyenne donne une sensation de fraîcheur sans être trop agressive. Les consommateurs décrivent souvent ce type d’eau comme « léger goût minéral ».
  • Effet sur les appareils : Une eau modérément dure ne favorise pas fortement le dépôt de calcaire dans les chauffe‑eau ou les bouilloires, mais un entretien périodique reste recommandé.

3.3 Conseils pour les usagers

SituationRecommandation
Eau perçue comme « trop calcaire » (taches sur la vaisselle, dépôt dans les appareils)Installer un filtre à charbon actif ou un adoucisseur d’eau à faible capacité (ex. : cartouche anti‑calcaire)
Eau jugée « trop douce » (goût plat)Utiliser un filtre à charbon actif qui améliore la perception du goût sans altérer la composition minérale
Aucun problème de goût ou de dépôtsConsommer l’eau directement du robinet, elle est déjà conforme aux exigences sanitaires

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse réalisée vs molécules détectées

  • Nombre d’analyses PFAS : 0
  • Molecules détectées : aucune

Aucune analyse PFAS n’a été effectuée dans le cadre de ce suivi basique. Par conséquent, il n’existe pas de donnée locale à interpréter.

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS (per‑ et polyfluoroalkylées) sont une famille de composés synthétiques très persistants dans l’environnement. Ils sont utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et certains textiles. Leur persistance soulève des inquiétudes quant à l’exposition à long terme, notamment des effets possibles sur le système immunitaire et la fonction rénale.

4.3 Évaluation de la situation à Neuilly‑Plaisance

En l’absence d’analyse, il convient de noter que le réseau parisien d’eau potable a, depuis plusieurs années, mis en place des contrôles ciblés sur les PFAS, notamment dans les zones où des sites industriels ou militaires ont pu être source de contamination. Aucun signal d’alerte n’a été publié à ce jour pour le secteur de Neuilly‑Plaisance.

Recommandation : Si les habitants souhaitent un suivi supplémentaire, ils peuvent se rapprocher du service d’eau de la ville ou de la préfecture pour connaître les projets de surveillance PFAS à moyen terme.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Analyses réalisées

  • Nombre d’analyses pesticides : 0
  • Molecules détectées : aucune

Comme pour les PFAS, aucun test pesticide n’a été inclus dans le panel de l’étude.

5.2 Risques potentiels dans la région

Neuilly‑Plaisance se situe en zone urbaine dense, à proximité de la Seine et de nombreux espaces verts. La présence de cultures agricoles intensives est limitée, mais les résidus de pesticides peuvent provenir de :

  • Utilisation domestique (jardinage, traitement des espaces verts)
  • Déversements accidentels le long de la Seine (industries, activités portuaires)

Les autorités sanitaires françaises imposent une valeur limite de 0,1 µg/L pour chaque pesticide individuel, ainsi que des seuils cumulatifs pour les groupes de composés.

5.3 Contexte local

Aucune donnée n’étant disponible, il n’est pas possible de confirmer la présence ou l’absence de résidus. Néanmoins, le statut de conformité global (sans dépassement) suggère que, même si des pesticides étaient présents, leurs concentrations restent en dessous des seuils légaux.

Recommandation : Les habitants qui souhaitent réduire leur exposition peuvent :

  • Privilégier l’achat de produits alimentaires issus de l’agriculture biologique ou locale.
  • Utiliser des filtres à charbon actif qui retiennent efficacement de nombreux composés organiques, y compris certains pesticides.

6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

AspectDétail
Nombre de prélèvements3 (sur 87 jours)
Nombre total de paramètres analysés18
Type d’analyseBasique (principaux indicateurs microbiologiques, physico‑chimiques, métaux)
Paramètres spécifiques non couvertsCalcium, magnésium, dureté, PFAS, pesticides, certains métaux lourds (ex. : plomb, cadmium)

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

Le Plan National d’Assurance Qualité de l’Eau (PNAQE) recommande, pour chaque commune, :

  • Au moins 12 prélèvements par an pour les indicateurs microbiologiques (coliformes, E. coli).
  • Une surveillance trimestrielle des paramètres physico‑chimiques majeurs (conductivité, pH, dureté, métaux).
  • Des analyses ponctuelles ciblées sur les PFAS et pesticides dans les zones à risque.

Par rapport à ces recommandations, le suivi de Neuilly‑Plaisance présente les points suivants :

  • Fréquence de prélèvement : 3 prélèvements sur 87 jours (environ un prélèvement tous les 29 jours) sont inférieurs au rythme trimestriel recommandé.
  • Panel de paramètres : 18 paramètres couvrent les bases, mais l’absence de mesures de calcium, magnésium, dureté et des contaminants émergents (PFAS, pesticides) limite la richesse de l’évaluation.

6.3 Points d’attention

  • Manque de données sur la minéralité : les habitants ne disposent pas d’informations précises sur la teneur en calcium et magnésium, ce qui pourrait être utile pour les personnes suivant un régime pauvre en sel ou en minéraux.
  • Absence de suivi PFAS et pesticides : ces contaminants sont de plus en plus surveillés au niveau européen ; il serait souhaitable d’ajouter ces analyses dans les prochains cycles.
  • Nombre limité de prélèvements : bien que le statut de conformité soit rassurant, un échantillonnage plus dense permettrait de détecter d’éventuelles variations saisonnières (ex. : après fortes pluies).

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommer l’eau du robinet : elle répond aux exigences sanitaires et est régulièrement contrôlée.
  • Faire bouillir l’eau uniquement si un avis d’urgence sanitaire (ex. : contamination microbiologique) est émis ; ce n’est pas nécessaire dans le contexte actuel.
  • Entretenir les systèmes domestiques (chauffe‑eau, bouilloire) en détartrant annuellement, même si la dureté n’est pas mesurée précisément.

7.2 Quand envisager une filtration

SituationType de filtre recommandéPourquoi
Présence de goût prononcé (légèrement métallique ou chloré)Filtre à charbon actifLe charbon retient les composés organiques responsables du goût et de l’odeur.
Risque de dépôt de calcaire (taches sur la vaisselle, accumulation dans les appareils)Filtre anti‑calcaire (résine échangeuse d’ions)Réduit la concentration en calcium et magnésium, limitant le dépôt de tartre.
Souhait de réduire les traces potentielles de pesticides ou de PFAS (absence de données locales)Filtre à charbon actif de haute densité ou membrane d’ultrafiltrationCes technologies offrent une rétention efficace des contaminants organiques.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Rincer les robinets avant la première utilisation du jour, surtout après de longues périodes d’inactivité (ex. : week‑end).
  • Nettoyer les filtres selon les préconisations du fabricant (généralement tous les 3 mois).
  • Vérifier les avis de la mairie ou du service d’eau en cas d’incident (chantier, inondation) qui pourrait affecter la qualité.
  • Conserver l’eau dans des récipients propres, à l’abri de la lumière directe, si vous la stockez plus de 24 h.

8. Conclusion

L’eau potable distribuée à Neuilly‑Plaisance entre le 13 juin et le 8 septembre 2025 satisfait pleinement les exigences légales et sanitaires. Aucun dépassement des limites réglementaires n’a été relevé, et la conductivité mesurée indique une eau de minéralité modérée.

Note qualitative globale : Très bonne – conformité assurée, mais la fréquence des prélèvements et l’absence de mesures de certains paramètres (calcium, magnésium, PFAS, pesticides) suggèrent d’envisager un renforcement du suivi analytique pour maintenir ce niveau de confiance à long terme.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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