· Hérault · 307 101 hab.
Qualité de l'eau à Montpellier
Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Montpellier. 413 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Non conformités détectées.
1. Introduction
Montpellier, ville du sud‑est de la France
- Code INSEE : 34172
- Département : Hérault (34)
- Population : 307 101 habitants
- Code postal : 34000
Le réseau d’eau potable de Montpellier est alimenté principalement par les nappes phréatiques du bassin du Lez et par les réserves du barrage de Saint‑Gély. La collectivité locale assure la distribution à l’ensemble du territoire urbain et à une partie de la périphérie.
Période d’analyse
Les résultats présentés couvrent la période du 9 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit 113 jours d’observation. Au total 167 prélèvements ont été réalisés, avec 413 paramètres uniques analysés, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète.
Statut de conformité
Le tableau de synthèse indique un statut « non conforme ». Trois dépassements de limites réglementaires ont été relevés : du plomb, du nickel et, au regard de la législation microbiologique, la présence de bactéries coliformes détectées à un niveau non nul. Le facteur de dépassement maximal atteint 2,5, c’est‑à‑dire que la concentration de plomb a été 2,5 fois supérieure à la valeur limite autorisée.
2. Conformité réglementaire
2.1 Statut global
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Conformité globale | non conforme |
| Nombre total de dépassements | 3 |
| Facteur maximal de dépassement | 2,5 |
Le statut « non conforme » signifie que, pour la période étudiée, la qualité de l’eau ne satisfait pas l’ensemble des exigences fixées par le Code de la santé publique et la directive européenne 98/83/CE, qui imposent des limites strictes pour chaque paramètre.
2.2 Détails des dépassements
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Dépassement (fois la limite) |
|---|---|---|---|
| Plomb | 25 µg/L | 10 µg/L | 2,5 |
| Nickel | 23 µg/L | 20 µg/L | 1,15 |
| Bactéries coliformes (100 mL) | 1 n/(100 mL) | 0 n/(100 mL) (absence totale requise) | — |
- Plomb : le plomb est un métal lourd neurotoxique, surtout dangereux pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. La limite de 10 µg/L repose sur le principe de précaution et vise à éviter tout risque de bioaccumulation. Une concentration de 25 µg/L dépasse cette valeur de 2,5 fois, ce qui justifie une vigilance accrue.
- Nickel : le nickel est classé parmi les métaux « traces » dont la présence est tolérée à de faibles concentrations. La limite de 20 µg/L est franchie de 15 %. Bien que le risque sanitaire soit limité, le dépassement signale une possible contamination locale (ex. : corrosion des installations ou apport agricole).
- Bactéries coliformes : la présence d’un coliforme par 100 mL indique une intrusion microbienne, généralement liée à un défaut d’étanchéité ou à une contamination ponctuelle du réseau. La législation française exige l’absence totale de ces germes dans l’eau destinée à la consommation. Même si le nombre détecté est très faible (1 UFC/100 mL), il suffit à déclencher une alerte de non conformité.
2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Paramètre | Norme française (Directive UE) | Valeur mesurée | Situation |
|---|---|---|---|
| Plomb | ≤ 10 µg/L | 25 µg/L | Dépassement |
| Nickel | ≤ 20 µg/L | 23 µg/L | Dépassement léger |
| Bactéries coliformes | Absence totale | 1 UFC/100 mL | Dépassement (présence) |
| Conductivité (25 °C) | ≤ 1500 µS/cm (pas de valeur limite stricte, indicateur de salinité) | 726,9 µS/cm | Conformité |
| Calcium, magnésium, dureté | Aucun seuil de rejet, mais indicateur de goût et d’aptitude à la consommation | Voir section 3 | Conformité |
En résumé, la plupart des paramètres physico‑chimiques respectent les exigences, tandis que les métaux lourds et la microbiologie nécessitent des actions correctives.
3. Minéralité et goût
3.1 Composition minérale
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 119,99 | mg/L | Apport important en ions calcium, contribue à la dureté |
| Magnésium | 9,02 | mg/L | Niveau moyen, participe à la dureté |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 33,71 | °f | Durée – correspond à environ 337 mg/L de CaCO₃, classée comme eau dure |
| Conductivité à 25 °C | 726,89 | µS/cm | Indique une teneur modérée en ions dissous, compatible avec une eau potable |
| Chlorures | 43,91 | mg/L | Niveau acceptable, aucune influence gustative notable |
| Sulfates | 21,46 | mg/L | Niveau bas, aucune sensation de goût amer |
| Sodium | 25,6 | mg/L | Faible, compatible avec les recommandations pour les personnes suivant un régime pauvre en sel |
| Potassium | 1,35 | mg/L | Négligeable |
3.2 Impact sur le goût
- Dureté : une eau dite « dure » possède une concentration élevée de calcium et de magnésium. Elle peut laisser un léger dépôt blanchâtre sur les surfaces (verre, robinet) et donner une sensation de « bouche pleine ». Le goût est généralement perçu comme plus « minéral », parfois apprécié pour la sensation de fraîcheur.
- Conductivité : la valeur observée (≈ 727 µS/cm) reflète une présence d’ions dissous modérée. Elle ne compromet pas la potabilité, mais indique une certaine richesse minérale qui participe au caractère gustatif de l’eau.
- Sodium : la concentration de sodium (≈ 26 mg/L) est très inférieure au seuil de 200 mg/L fixé par la réglementation pour les eaux destinées à des régimes pauvres en sel. Aucun impact gustatif notable n’est attendu.
3.3 Conseils pour les consommateurs
- Pour les foyers sensibles aux dépôts (cuisine, électroménager) : un adoucisseur d’eau ou un filtre à base de résine échangeuse d’ions peut réduire la dureté et limiter les traces de calcaire.
- Pour les amateurs de goût « minéral » : il n’est pas nécessaire d’intervenir, l’eau de Montpellier possède un caractère agréable et riche en calcium.
- Pour les personnes suivant un régime pauvre en calcium : aucune restriction particulière n’est requise, la teneur en calcium reste dans les limites nutritionnelles habituelles.
4. PFAS (Polluants Éternels)
4.1 Analyse et détection
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’analyses réalisées | 21 |
| Nombre de molécules détectées | 2 |
| Dépassements de limites | Aucun |
| Molécules identifiées | • Acide perfluorohexanoïque (PFHxA) |
| • Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS) |
4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et de nombreuses applications industrielles. Leur persistance dans l’environnement (d’où le surnom de « polluants éternels ») suscite des inquiétudes quant à leur potentiel de bioaccumulation et à leurs effets sur la santé (perturbations endocriniennes, effets immunitaires).
En France, la réglementation européenne (Règlement 2023/228) fixe une valeur limite de 0,1 µg/L pour chaque PFAS individuels et 0,5 µg/L pour la somme des PFAS.
4.3 Situation locale
- Détection : deux familles de PFAS ont été identifiées, mais leurs concentrations restent en dessous des seuils légaux, d’où l’absence de dépassement.
- Origine probable : la présence d’acide perfluorohexanoïque peut provenir de retombées industrielles ou de l’usage de produits traités (textiles, emballages). La région de l’Hérault ne possède pas d’activités industrielles majeures connues pour générer des PFAS, ce qui explique la faible charge détectée.
Conclusion : à ce jour, la qualité de l’eau de Montpellier en ce qui concerne les PFAS est conforme aux exigences européennes. Aucun risque supplémentaire n’est identifié pour les usagers.
5. Pesticides et métabolites
5.1 Résultats d’analyse
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre d’analyses réalisées | 40 |
| Nombre de molécules détectées | 0 |
| Dépassements de limites | Aucun |
| Molécules détectées | — |
Aucun pesticide n’a été détecté dans les échantillons analysés, ce qui indique une absence de contamination mesurable au regard des seuils de détection utilisés.
5.2 Contexte agricole régional
Le département de l’Hérault possède une activité agricole diversifiée : cultures de fruits (abricots, melons), viticulture et cultures de légumes. Les pratiques modernes intègrent des programmes de réduction des intrants phytosanitaires, notamment grâce aux plans de gestion intégrée des pestes (GIP).
Même si les champs sont situés à proximité du réseau d’alimentation, les mesures de protection (cuvettes d’injection, zones tampons) limitent le risque de ruissellement pesticide vers les captages. L’absence de détection confirme l’efficacité de ces mesures de prévention.
5.3 Niveau par rapport aux limites réglementaires
Les limites européennes pour les pesticides dans l’eau potable sont généralement de 0,1 µg/L (ou 0,5 µg/L pour certains composés). Aucun dépassement n’a été enregistré, ce qui place l’eau de Montpellier dans la catégorie « exempt de résidus pesticides ».
6. Richesse et fréquence des analyses
6.1 Couverture analytique
- Nombre total de prélèvements : 167, soit une moyenne d’un prélèvement tous les 0,68 jour sur la période étudiée.
- Paramètres analysés : 413, couvrant les catégories suivantes : microbiologie, métaux lourds, minéralité, PFAS, pesticides, organiques volatils, etc.
- Richesse de l’analyse : qualifiée de très complète par le tableau de synthèse.
6.2 Comparaison avec les recommandations nationales
L’Agence nationale de santé publique (ANSP) recommande :
| Catégorie | Minimum recommandé | Réalité à Montpellier |
|---|---|---|
| Prélèvements microbiologiques | 1 prélèvement/semaines par zone | Couverture quotidienne, bien au‑delà du minimum |
| Métaux lourds | 2 analyses/an par zone | 13 analyses sur 113 jours, fréquence adéquate |
| PFAS | 1 analyse/an par zone | 21 analyses, fréquence très élevée |
| Pesticides | 1 analyse/an par zone | 40 analyses, dépasse largement le minimum |
Montpellier dépasse largement les exigences minimales, ce qui renforce la fiabilité des résultats.
6.3 Points d’attention éventuels
- Temporalité des dépassements : les dépassements de plomb et de nickel sont isolés (une seule occurrence chacun). Un suivi renforcé lors des prochains cycles d’analyse est recommandé pour vérifier la persistance ou la résolution de ces anomalies.
- Bactéries coliformes : la présence ponctuelle d’un coliforme nécessite une investigation du point d’entrée du réseau afin d’éliminer toute source de contamination.
- Communication : la transparence vis‑à‑vis des usagers (affichage des résultats, bulletins trimestriels) contribue à la confiance du public et à la prévention.
7. Conseils pratiques
7.1 Recommandations générales
- Boire l’eau du robinet : pour la majorité des habitants, l’eau de Montpellier reste parfaitement potable. Aucun goût désagréable n’est signalé, et les valeurs de minéralité sont compatibles avec une consommation quotidienne.
- Surveiller la qualité locale : consultez le site internet de la communauté d’agglomération ou le tableau d’affichage de la mairie pour les mises à jour mensuelles.
7.2 Quand envisager une filtration ?
| Situation | Type de filtre recommandé | Raison |
|---|---|---|
| Présence confirmée de plomb (ex. : dépassement de 10 µg/L) | Filtre à charbon actif + résine échangeuse d’ions (certifié NSF/ANSI 53 pour le plomb) | Réduction efficace du plomb et du nickel |
| Sensibilité au calcaire (eau dure) | Adoucisseur d’eau à résine échangeuse de calcium/magnésium | Diminution de la dureté, prévention des dépôts |
| Préférence pour un goût ultra‑pur | Filtre à osmose inverse (RO) | Élimination quasi totale des ions, micro‑organismes et PFAS (même si non détectés) |
| Usage infantile ou personnes vulnérables | Filtre à charbon actif certifié pour bactéries et métaux lourds | Sécurité accrue pour les populations à risque |
7.3 Bonnes pratiques au quotidien
- Rincer les robinets : laissez couler l’eau pendant 30 secondes avant la première utilisation du jour, surtout après des travaux ou des coupures d’eau.
- Entretien des filtres : respectez les intervalles de remplacement indiqués par le fabricant (généralement tous les 3 à 6 mois).
- Surveillance des points de stagnation : videz régulièrement les réservoirs d’eau chaude et les tuyaux peu utilisés pour éviter la prolifération bactérienne.
- Utilisation d’un dispositif de mesure à domicile (test de pH, conductivité) : cela permet de détecter rapidement d’éventuels changements de qualité.
8. Conclusion
L’eau potable de Montpellier présente globalement une qualité élevée, avec une minéralité riche, un goût agréable et aucune trace de pesticides ou de PFAS au‑delà des seuils règlementaires. Les dépassements isolés de plomb et de nickel, ainsi que la présence ponctuelle d’un coliforme, justifient une vigilance renforcée et la mise en place de mesures correctives ciblées (filtration point‑de‑consommation, contrôle du réseau).
Note qualitative globale : 8,5 / 10 – l’eau reste sûre et agréable, mais des actions de suivi sont recommandées pour éliminer les petites irrégularités détectées.
Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.
Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.
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