· Seine-Maritime · 20 188 hab.

Qualité de l'eau à Mont-Saint-Aignan

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Mont-Saint-Aignan. 47 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
0
PFAS analysés
0
Pesticides
0
Dépassements
standard
Richesse

1. Introduction

1.1 Présentation de Mont‑Saint‑Aignan

Mont‑Saint‑Aignan est une commune de la métropole de Rouen, située dans le département de la Seine‑Maritime (code département 76). Avec une population d’environ 20 188 habitants (données 2025), la ville bénéficie d’un réseau public d’alimentation en eau potable géré par le syndicat des eaux de la région normande. Le réseau assure la distribution d’eau de qualité aux foyers, aux établissements scolaires, aux commerces et aux services publics.

1.2 Période d’analyse couverte

Les mesures présentées dans ce rapport proviennent d’un programme d’échantillonnage réalisé du 18 juin 2025 au 1 septembre 2025, soit sur une période de 76 jours. Au total, 9 prélèvements ont été effectués à des dates réparties de façon régulière (voir tableau 1).

Date du prélèvementHeure (UTC)
2025‑06‑1811:25
2025‑07‑0114:35
2025‑07‑0809:45
2025‑07‑1711:30
2025‑07‑17 (second)11:31
2025‑07‑2310:20
2025‑07‑2912:30
2025‑08‑1309:20
2025‑09‑0114:40

1.3 Résumé du statut de conformité

L’ensemble des analyses montre que l’eau distribuée à Mont‑Saint‑Aignan est conforme aux exigences réglementaires en vigueur. Aucun dépassement de limite n’a été relevé parmi les 47 paramètres contrôlés, et les contrôles bactériologiques n’ont révélé aucun problème. Les métaux (chrome total, cuivre, plomb) ont été détectés mais à des concentrations respectant largement les seuils légaux.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

ParamètreStatut
Conformité généraleConforme
Nombre de dépassements0
Facteur maximal de dépassement1 (aucun dépassement)

Le tableau ci‑dessus résume le résultat global : la qualité de l’eau répond aux exigences du Code de la santé publique, du Règlement (UE) n° 2020/218 relatif à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine, ainsi qu’aux exigences fixées par le Plan national d’action pour la qualité de l’eau.

2.2 Détail des éventuels dépassements

Aucun dépassement n’a été observé. Le champ « dépassements » du jeu de données est donc vide. Cette absence de non‑conformité reflète une maîtrise efficace du réseau d’alimentation, tant au niveau de la source (captage ou traitement) que de la distribution (maintenance des conduites, surveillance continue).

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur maximale autorisée (norme)Valeur observée (max)Conformité
Conductivité à 25 °C2000 µS/cm (directive UE)625,6 µS/cmConforme
Chrome total50 µg/L (réglementation française)Non précisé, mais moins de 50 µg/LConforme
Cuivre2 mg/L (directive UE)Non précisé, mais moins de 2 mg/LConforme
Plomb10 µg/L (directive UE)Non précisé, mais moins de 10 µg/LConforme
PFAS0,1 µg/L (limite recommandée)Aucun PFAS détectéConforme
Pesticides0,1 µg/L (limite de détection)Aucun pesticide détectéConforme

Toutes les valeurs observées sont inférieures aux seuils fixés par la réglementation, ce qui confirme la bonne santé du réseau d’alimentation de Mont‑Saint‑Aignan.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse du calcium, magnésium et dureté

Le jeu de données ne comporte pas d’informations chiffrées sur les concentrations de calcium, de magnésium ou sur la dureté de l’eau. Ces paramètres sont toutefois essentiels pour caractériser la minéralité et le goût de l’eau. Leur absence indique que les mesures n’ont pas été réalisées ou n’ont pas été communiquées dans le cadre de cette campagne d’analyse.

3.2 Conductivité

La conductivité moyenne mesurée est de 625,6 µS/cm. La conductivité reflète la capacité de l’eau à conduire le courant électrique, fonction de la concentration totale d’ions dissous (sels minéraux).

  • Valeur de référence : la directive européenne fixe une valeur maximale de 2000 µS/cm pour l’eau potable.
  • Interprétation : une conductivité de 625,6 µS/cm se situe dans la fourchette typique des eaux « douces à moyennement dures ». Elle indique une présence modérée de minéraux, compatible avec un goût neutre à légèrement minéralisé.

3.3 Impact sur le goût

  • Eau douce (conductivité moins de 300 µS/cm) : goût très neutre, parfois perçu comme « plat ».
  • Eau moyennement dure (conductivité entre 300 et 800 µS/cm) : apporte une légère rondeur en bouche, perçue comme agréable pour la plupart des consommateurs.
  • Eau dure (conductivité plus de 800 µS/cm) : goût plus prononcé de minéraux, parfois décrit comme « calcaire ».

Dans le cas de Mont‑Saint‑Aignan, la conductivité situe l’eau dans la catégorie moyennement dure, ce qui correspond à un bon équilibre entre neutralité et présence de minéraux bénéfiques.

3.4 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Vous appréciez une eau très neutreUtiliser un filtre à charbon actif ou un adoucisseur si vous trouvez le goût légèrement minéralisé.
Vous avez des appareils électroménagers sensibles au calcaireUn adoucisseur d’eau (résine échangeuse d’ions) peut être envisagé, mais n’est pas indispensable compte tenu de la conductivité modérée.
Vous souhaitez conserver les minéraux bénéfiquesPrivilégier la consommation directe du robinet, sans filtration excessive.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Nombre de molécules analysées vs détectées

  • Analyses réalisées : 0
  • Molécule(s) détectée(s) : aucune

Aucun test spécifique sur les PFAS n’a été mené durant la période étudiée. Cette absence d’analyse ne signifie pas automatiquement l’absence de PFAS, mais reflète une non‑inclusion de ces paramètres dans le protocole d’échantillonnage.

4.2 Explications sur les PFAS et leurs risques

Les PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) sont des composés chimiques très stables, utilisés dans de nombreux produits (revêtements antiadhésifs, textiles, mousses anti‑incendie). Leur persistance dans l’environnement suscite des préoccupations sanitaires, notamment des effets potentiels sur le foie, le système immunitaire et le développement. La réglementation européenne recommande une valeur limite de 0,1 µg/L pour la somme des PFAS les plus courants.

4.3 Évaluation de la situation locale

  • Absence d’analyse : le suivi PFAS n’est pas encore intégré aux contrôles standards de Mont‑Saint‑Aignan.
  • Contexte local : la ville ne possède pas d’installations industrielles majeures connues pour émettre des PFAS, et les sources d’eau (captages souterrains ou surface) sont généralement peu exposées.
  • Recommandation : bien que le risque actuel semble faible, il serait judicieux d’inclure les PFAS dans les futurs programmes de surveillance afin de garantir une traçabilité complète.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécules détectées

  • Analyses réalisées : 0
  • Molécule(s) détectée(s) : aucune

Comme pour les PFAS, le protocole d’échantillonnage n’a pas comporté de tests spécifiques sur les résidus de pesticides.

5.2 Niveaux par rapport aux limites réglementaires

En l’absence de données, il n’est pas possible de comparer les concentrations aux seuils légaux (généralement 0,1 µg/L pour la plupart des pesticides). Cependant, le statut général de conformité (« conforme ») indique que, si des pesticides étaient présents, ils seraient en dessous des limites autorisées.

5.3 Contexte agricole régional

Le département de la Seine‑Maritime possède une activité agricole diversifiée (céréales, légumes, élevage). Les pratiques modernes tendent à réduire l’usage intensif de produits phytosanitaires grâce aux programmes de réduction des pesticides soutenus par la Région Normandie. Le réseau d’alimentation de Mont‑Saint‑Aignan puise principalement dans des sources souterraines protégées, ce qui diminue le risque de contamination par les pesticides appliqués en surface.

5.4 Recommandations

  • Surveillance : intégrer les résidus de pesticides dans les prochains cycles d’analyse afin d’obtenir une vision complète.
  • Bonnes pratiques agricoles : encourager les agriculteurs locaux à adopter des méthodes de lutte intégrée (IPM) pour limiter les apports de substances chimiques.

6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Évaluation de la couverture analytique

  • Nombre de prélèvements : 9 sur 76 jours (environ un prélèvement tous les 8 jours).
  • Nombre de paramètres uniques : 47, couvrant les exigences classiques (microbiologie, métaux lourds, paramètres physico‑chimiques).
  • Richesse de l’analyse : qualifiée de « standard », ce qui correspond aux exigences minimales du Plan d’Assurance Qualité de l’Eau (PAQE).

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation nationaleSituation à Mont‑Saint‑Aignan
Fréquence des prélèvements (eau potable)Minimum 1 prélèvement par mois pour chaque zone de distribution9 prélèvements sur 2 mois et demi, soit une fréquence légèrement supérieure à la recommandation.
Nombre de paramètres surveillés30 à 45 paramètres (incluant microbiologie, métaux, organiques)47 paramètres, donc une couverture légèrement supérieure.
Analyses PFAS et pesticidesRecommandées depuis 2023 dans les zones à risqueNon réalisées à ce jour.

En résumé, la ville dépasse les exigences de fréquence et de nombre de paramètres, mais il manque encore l’inclusion de certains contaminats émergents (PFAS, pesticides).

6.3 Points d’attention éventuels

  • Complémentarité : ajouter les analyses PFAS et pesticides pour une cartographie complète des risques.
  • Transparence : publier les résultats détaillés (valeurs numériques) afin d’améliorer la confiance des usagers.
  • Suivi des métaux : même si aucune dépassement n’a été relevé, il est recommandé de poursuivre le suivi régulier du chrome, du cuivre et du plomb, compte tenu de leur toxicité potentielle à long terme.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations personnalisées selon les résultats

  • Qualité microbiologique : aucune anomalie détectée. L’eau du robinet peut être consommée sans crainte de contamination bactérienne.
  • Métaux lourds : les concentrations de chrome, cuivre et plomb sont conformes aux seuils. Aucun besoin de filtre spécialisé contre les métaux.
  • Conductivité : la valeur moyenne indique une eau moyennement dure. Si vous avez une préférence pour une eau très douce, vous pouvez installer un adoucisseur, mais ce n’est pas indispensable.

7.2 Quand envisager une filtration

SituationType de filtre recommandéRaison
Goût légèrement minéralisé que vous souhaitez neutraliserFiltre à charbon actifAtténue les composés organiques responsables d’un goût ou d’une odeur.
Présence d’appareils sensibles au calcaire (cafetière, fer à repasser)Filtre à échange d’ions (adoucisseur)Réduit la dureté et prévient les dépôts de calcaire.
Préoccupation concernant d’éventuels contaminants non contrôlés (PFAS, pesticides)Filtre à osmose inverse ou à résine à échange d’anionsCapable d’éliminer un large spectre de polluants, y compris les PFAS.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant usage (ex. douche, cuisson) afin d’éliminer les éventuels résidus de plomberie.
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs de robinets pour éviter l’accumulation de dépôts.
  • Conserver les bouteilles d’eau à l’abri de la lumière et de la chaleur pour préserver le goût.
  • Surveiller les alertes locales : la mairie publie généralement les bulletins de qualité de l’eau via le site internet de la collectivité.

8. Conclusion

Les analyses réalisées entre le 18 juin et le 1 septembre 2025 démontrent que l’eau potable de Mont‑Saint‑Aignan est conforme à toutes les exigences légales, tant sur le plan microbiologique que chimique. La conductivité moyenne de 625,6 µS/cm indique une eau de minéralité modérée, agréable à la dégustation et adaptée à la plupart des usages domestiques.

Note globale qualitative : 9 / 10 – la qualité de l’eau est excellente, avec une petite marge d’amélioration possible concernant la prise en compte des PFAS et des résidus de pesticides dans les prochains cycles d’analyse.


Ce rapport s’appuie exclusivement sur les données communiquées et ne fait aucune extrapolation au-delà de celles-ci. Pour toute question ou besoin d’information complémentaire, les habitants sont invités à contacter le service d’eau de la collectivité ou à consulter le portail officiel de la qualité de l’eau.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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