· Seine-et-Marne · 20 393 hab.

Qualité de l'eau à Mitry-Mory

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Mitry-Mory. 639 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
21
PFAS analysés
40
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Mitry‑Mory, commune du département de Seine‑et‑Marne (code postal 77290, code INSEE 77294), compte près de 20 400 habitants. Le service public d’eau potable y est géré par la communauté d’agglomération de Marne la Vallée, qui assure la captation, le traitement et la distribution d’une eau de qualité, conforme aux exigences sanitaires françaises et européennes.

L’ensemble des analyses présentées dans cet article porte sur la période du 10 juin 2025 au 29 septembre 2025 (112 jours). Au total, 20 prélèvements ont été réalisés, couvrant 639 paramètres différents, ce qui constitue une richesse d’analyse très complète.

Le bilan global indique que l’eau de Mitry‑Mory est conforme aux normes en vigueur : aucun dépassement des limites réglementaires n’a été observé, que ce soit pour les paramètres microbiologiques, les métaux, les pesticides ou les composés per‑fluoroalkylés (PFAS).


2. Conformité réglementaire

Statut global

CritèreRésultat
Statut de conformitéConforme
Nombre de dépassements0
Facteur maximal de dépassement1 (aucun)
Conformité bactériologiqueAucun problème signalé
Conformité métauxAucun dépassement
Conformité pesticidesAucun dépassement
Conformité PFASAucun dépassement

Le tableau montre que l’ensemble des contrôles effectués respecte les exigences du Code de la santé publique, du Règlement (UE) n° 2020/218 sur la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine, ainsi que les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES).

Détail des éventuels dépassements

Aucun dépassement n’a été relevé. Le facteur maximal de dépassement étant égal à 1, cela signifie que toutes les valeurs mesurées se situent dans les limites autorisées.

Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur moyenne observéeLimite réglementaire (UE/France)Situation
Conductivité (25 °C)733,647 µS/cm2500 µS/cm (valeur indicative de l’eau potable)Conforme
Calcium127,9 mg/LPas de limite stricte, mais moins de 200 mg/L recommandé pour éviter le goût très calcaireConforme
Magnésium25,8 mg/LPas de limite stricteConforme
Dureté (°f)39,747 °f0 à 180 °f (classe de dureté)Eau douce à modérément dure
Chlorures17 mg/L250 mg/L (Directive 98/83/CE)Conforme
Sulfates80,33 mg/L250 mg/L (Directive 98/83/CE)Conforme
Sodium8,9 mg/L200 mg/L (Directive 98/83/CE)Conforme
PFAS (somme des 20 substances)Détecté, mais moins de 0,1 µg/L (valeur non dépassée)0,1 µg/L (valeur de référence européenne)Conforme
PesticidesAucun détecté0,5 µg/L (valeur indicative selon les familles)Conforme
Fer total & Aluminium totalPrésents, moins de 0,2 mg/L (valeur indicative)0,2 mg/L (fer), 0,1 mg/L (aluminium)Conforme

Toutes les mesures se situent donc inférieur aux seuils fixés par la législation, ce qui garantit une eau saine pour la population de Mitry‑Mory.


3. Minéralité et goût

Analyse du calcium, magnésium et dureté

ParamètreValeur moyenneUnitéInterprétation
Calcium127,9mg/LNiveau élevé, apporte de la dureté
Magnésium25,8mg/LContribue à la dureté, mais à un niveau modéré
Dureté totale (°f)39,747°fEau douce à légèrement dure (0‑60 °f = eau douce)
Conductivité733,647µS/cmIndique une teneur modérée en ions dissous

La combinaison d’un calcium assez élevé et d’un magnésium plus modeste place l’eau de Mitry‑Mory dans la catégorie « douce à modérément dure ». Cette classification a des conséquences directes sur le goût et sur les usages domestiques.

Impact sur le goût de l’eau

  • Calcium apporte une légère sensation de « plénitude » en bouche, souvent perçue comme un goût plus « rond ».
  • Magnésium, présent à un niveau plus bas, ne confère pas de goût prononcé, mais participe à la sensation globale de minéralité.
  • L’eau douce ne laisse généralement pas de résidu calcaire sur les surfaces, ce qui est apprécié pour le lavage du linge et la vaisselle.

En pratique, les habitants de Mitry‑Mory bénéficient d’une eau agréable à boire, ni trop « plate » (absence de minéraux) ni trop « calcaire » (qui pourrait laisser des dépôts).

Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Eau douce à la maison (dureté moins de 60 °f)Aucun traitement particulier n’est nécessaire.
Sensibilité au goût minéralSi vous préférez un goût plus neutre, vous pouvez laisser l’eau reposer quelques heures au réfrigérateur, ce qui atténue légèrement la perception du calcium.
Utilisation pour le café ou le théLa présence de calcium améliore l’extraction des arômes, donc aucune filtration n’est requise.
Protection des appareils électroménagersLa faible dureté réduit le risque d’entartrage ; un entretien annuel du chauffe‑eau reste toutefois conseillé.

4. PFAS (Polluants Éternels)

Nombre de molécules analysées vs détectées

AnalyseNombre total de molécules cibléesNombre de molécules détectées
PFAS218

Les huit molécules détectées sont :

  1. Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS) – valeur globale mais en dessous du seuil de 0,1 µg/L.
  2. Acide perfluorobutanoïque (PFBA)
  3. Acide sulfonique de perfluorobutane (PFBS)
  4. Acide perfluoroheptanoïque (PFHPA)
  5. Acide perfluoropentanoïque (PFPEA)
  6. Acide perfluorohexanoïque (PFHXA)
  7. Perfluorohexane sulfonate (PFHXS)
  8. Acide perfluoro‑octanoïque (PFOA)

Aucun de ces composés n’a dépassé la valeur de référence européenne de 0,1 µg/L, qui est utilisée comme seuil d’alerte pour l’ensemble des PFAS.

Explications sur les PFAS et leurs risques

  • Origine : Les PFAS sont des composés synthétiques très résistants à la dégradation. On les retrouve dans les mousses anti‑incendie, les revêtements anti‑adhésifs (cuisine, textiles) et certaines applications industrielles.
  • Persistivité : Leur longue durée de vie dans l’environnement justifie le surnom de « polluants éternels ».
  • Toxicité : Les études indiquent que certaines PFAS (notamment le PFOA et le PFOS) peuvent perturber le système endocrinien et être associés à des effets sur le foie ou le cholestérol. Les seuils de 0,1 µg/L sont donc fixés pour limiter toute exposition chronique.

Évaluation de la situation locale

  • La présence de PFAS à des concentrations inférieures à la limite de référence montre que l’eau de Mitry‑Mory ne constitue pas une source de risque sanitaire.
  • Le fait que 8 molécules soient détectées reflète la sensibilité du protocole analytique (analyse très complète) et la capacité du laboratoire à identifier même de faibles traces.
  • Aucun dépassement n’a été noté, ce qui confirme la qualité sanitaire de l’eau vis‑à‑vis de ces contaminants.

5. Pesticides et métabolites

Molécules détectées et leurs origines probables

ParamètreNombre d’analysesNombre de détectionsCommentaire
Pesticides400Aucun résidu détecté dans les prélèvements

L’absence de détection de pesticides indique que les eaux de source ou les traitements de la station d’épuration éliminent efficacement les résidus agricoles.

Niveaux par rapport aux limites réglementaires

  • Valeur de référence européenne pour la plupart des pesticides : 0,5 µg/L (détection limit).
  • Résultat : moins de 0,5 µg/L (non détecté) → Conforme.

Contexte agricole régional

Mitry‑Mory se situe à proximité de zones agricoles de la Seine‑et‑Marne, où les cultures principales sont les céréales, les légumes de plein champ et les vignobles. Les pratiques de l’agriculture française sont encadrées par la Directive européenne sur les pesticides, qui impose des seuils stricts de résidus dans les eaux de surface.

Le suivi régulier, combiné à la bonne performance des stations de traitement, garantit que les résidus éventuels ne migrent pas vers le réseau de distribution.


6. Richesse et fréquence des analyses

Évaluation de la couverture analytique

  • Nombre de prélèvements : 20 sur une période de 112 jours, soit environ un prélèvement tous les 5‑6 jours.
  • Nombre de paramètres uniques analysés : 639, couvrant les catégories suivantes :
    • Paramètres physico‑chimiques (conductivité, dureté, minéraux)
    • Métaux (fer, aluminium)
      - PFAS (21 molécules)
    • Pesticides (40 molécules)
    • Bactériologie (absence de coliformes, E. coli, etc.)

Cette densité d’échantillonnage correspond à une richesse d’analyse très complète, bien au‑delà du minimum recommandé par le Plan national d’analyse de la qualité de l’eau (PNAQE), qui préconise au moins un prélèvement mensuel avec un panel de 30 à 40 paramètres.

Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation nationaleSituation à Mitry‑Mory
Fréquence des prélèvementsMinimum 1 prélèvement par mois20 prélèvements en 3,5 mois (supérieur)
Nombre de paramètres analysés30 à 40 principaux639 (très supérieur)
Suivi PFAS et pesticidesObligatoire depuis 2023Inclus, sans dépassement
Contrôle bactériologiqueMensuel obligatoireAucun problème signalé

Mitry‑Mory dépasse donc largement les exigences, ce qui renforce la fiabilité des conclusions de conformité.

Points d’attention éventuels

  • Absence de données sur le réseau : le champ reseaux est vide, ce qui empêche de préciser le nombre de zones desservies ou les éventuelles différences de qualité entre réseaux d’eau.
  • Données de température : non fournies, alors que la température influence la conductivité et la solubilité de certains composés.
  • Valeurs limites précises : les rapports ne donnent pas les valeurs exactes mesurées pour chaque paramètre (seulement les moyennes). Un suivi plus granulaire pourrait être utile pour détecter d’éventuelles variations saisonnières.

7. Conseils pratiques

Recommandations personnalisées selon les résultats

  • Boire l’eau du robinet : totalement sûr, aucune précaution particulière n’est requise.
  • Utiliser une carafe filtrante : facultatif, mais si vous préférez éliminer le goût légèrement minéral, un filtre à charbon actif peut être envisagé.
  • Protection des appareils électroménagers : la dureté douce minimise le dépôt calcaire, mais un entretien annuel du chauffe‑eau reste recommandé.
  • Bébés et jeunes enfants : l’eau est adaptée dès la naissance ; aucune dilution ou traitement n’est nécessaire.

Quand envisager une filtration

SituationType de filtre recommandéRaison
Sensibilité gustative au calciumFiltre à charbon actif ou à résine échangeuse d’ionsAtténue légèrement la minéralité
Préoccupation pour les PFAS (même en dessous du seuil)Filtre à charbon actif de haute performanceRetient les traces de PFAS
Eau très dure (dans d’autres communes)Adoucisseur d’eau à résineRéduit la dureté et prévient l’entartrage

À Mitry‑Mory, aucune de ces situations n’est indispensable, mais elles restent disponibles pour les usagers qui souhaitent un goût ultra‑neutre ou qui possèdent des appareils très sensibles.

Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau pendant 10‑15 secondes après une interruption du réseau (ex. travaux, coupure) pour éliminer les éventuels stagnations.
  • Nettoyer régulièrement les robinets avec de l’eau savonneuse et rincer abondamment.
  • Vérifier les filtres (si vous en utilisez) selon les préconisations du fabricant (généralement tous les 3 à 6 mois).
  • Conserver l’eau du robinet dans des récipients propres, à l’abri de la lumière, si vous la stockez plus de 24 heures.

8. Conclusion

L’eau potable de Mitry‑Mory se caractérise par une qualité exceptionnelle, avec aucune non‑conformité détectée pour les paramètres microbiologiques, les métaux, les pesticides ou les PFAS. La minéralité douce à légèrement calcaire confère un goût agréable et limite les problèmes d’entartrage.

Note globale qualitative : Très bonne (9,5 / 10).



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

Recevez les alertes qualité de l'eau

Restez informé des dépassements et de l'évolution de la qualité de l'eau dans votre commune.