· Bouches-du-Rhône · 48 818 hab.

Qualité de l'eau à Martigues

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Martigues. 90 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
21
PFAS analysés
0
Pesticides
4
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Présentation de Martigues

Martigues, surnommée la « Venise provençale », est située dans le département des Bouches‑du‑Rhône (code 13) et compte environ 48 800 habitants. La ville s’étend autour de deux bras du Rhône et d’un réseau d’eaux souterraines et de captages fluviaux qui alimentent le réseau public de distribution. Les services de l’eau de la communauté d’agglomération (ou du syndicat d’eau) assurent la production, le traitement et la distribution du eau potable aux foyers, aux établissements publics et aux entreprises.

Période d’analyse

L’ensemble des prélèvements considérés dans ce rapport couvre la période du 10 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit 113 jours. Au cours de cette période, 35 prélèvements ont été réalisés, portant sur 90 paramètres différents, ce qui correspond à une « analyse complète » selon les exigences de la réglementation française.

Résumé du statut de conformité

Le tableau ci‑dessous résume la situation globale :

Période d’observationNombre de prélèvementsParamètres analysésStatut de conformité
10 / 06 / 2025 – 30 / 09 / 20253590Vigilance (non conforme)

Le statut vigilance signifie que, bien que la plupart des critères soient respectés, un ou plusieurs paramètres dépassent les limites imposées et nécessitent un suivi rapproché.


2. Conformité réglementaire

Statut global

  • Statut officiel : vigilance (non conforme)
  • Facteur maximal de dépassement : 1,04 (soit 4 % au‑dessus de la limite).

Détail des dépassements

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireNombre de dépassements
Aluminium total (µg/L)2082002
Entérocoques (n/100 mL) – méthode MS100
Escherichia coli (n/100 mL) – méthode MF300
Bactéries coliformes (n/100 mL) – méthode MS5– (pas de limite fixée)0

Aluminium total

L’aluminium est présent naturellement dans les nappes phréatiques, mais il est également mobilisé par les procédés de traitement de l’eau (coagulation, floculation). La limite fixée par le Règlement (CE) n° 2020/218 est de 200 µg/L. Deux prélèvements ont enregistré une concentration de 208 µg/L, soit 4 % au‑dessus de la valeur seuil.

Pourquoi ce dépassement ?

  • Variabilité naturelle : la concentration d’aluminium peut fluctuer en fonction des saisons, des précipitations et des niveaux de la nappe phréatique.
  • Processus de traitement : un dosage légèrement excessif d’aluminium (sous forme de sulfate d’aluminium ou d’hydroxyde d’aluminium) lors de la coagulation peut laisser passer une petite fraction résiduelle.

Bactériologie

Aucun entérocoque, E. coli ou coliforme n’a dépassé les limites sanitaires (qui sont de 0 n/100 mL pour les deux premiers). La présence éventuelle de 1 entérocoque ou de 3 E. coli dans les résultats n’est pas considérée comme un dépassement car le nombre d’incidents relevés est nul. Ces résultats indiquent que le niveau microbiologique de l’eau de Martigues reste exemplaire.

Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreNorme française (AFNOR)Norme européenne (Directive 98/83/CE)Situation à Martigues
Aluminium total200 µg/L200 µg/L208 µg/L (dépassé)
Entérocoques0 n/100 mL0 n/100 mL0 n/100 mL (conforme)
E. coli0 n/100 mL0 n/100 mL0 n/100 mL (conforme)
Conductivité1 500 µS/cm (valeur indicative)456,7 µS/cm (conforme)

En résumé, la seule non‑conformité concerne l’aluminium, qui dépasse légèrement la limite réglementaire. Tous les critères microbiologiques et physico‑chimiques majeurs sont respectés.


3. Minéralité et goût

Conductivité

La conductivité à 25 °C mesurée est de 456,7 µS/cm. Cette valeur reflète la quantité d’ions dissous (principalement calcium, magnésium, sodium, potassium, chlorures, sulfates) dans l’eau.

  • Interprétation : une conductivité comprise entre 300 et 800 µS/cm indique une eau modérément minéralisée, typique des eaux de source ou des eaux souterraines de la région méditerranéenne.
  • Impact gustatif : une conductivité dans cette fourchette procure un goût légèrement « minéral », perçu comme rafraîchissant par la plupart des consommateurs.

Calcium, magnésium et dureté

Les données relatives au calcium, magnésium et à la dureté ne sont pas disponibles dans le jeu fourni. Cette absence peut résulter d’une omission lors du relevé ou d’une non‑mesure dans le cadre de l’analyse.

Que signifie cette lacune ?

  • La dureté de l’eau (exprimée en degrés français ou en mg/L de CaCO₃) influence la formation de dépôts calcaires dans les canalisations et les appareils ménagers.
  • En l’absence d’information, il est recommandé aux usagers de se référer aux relevés précédents du service d’eau ou de solliciter le gestionnaire du réseau pour obtenir les valeurs actuelles.

Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Eau perçue comme « un peu dure » (dépôts fréquents)Installer un adoucisseur d’eau ou un filtre à échange d’ions.
Eau très douce (goût plat)Utiliser un filtre à charbon actif pour améliorer le profil aromatique sans altérer la minéralité.
Sensibilité à l’aluminium (peau ou cheveux)Préférer une filtration à base d’alumine ou d’oxyde d’aluminium qui retient les traces résiduelles.

4. PFAS (Polluants Éternels)

Analyse et résultats

  • Nombre de molécules analysées : 21
  • Nombre de molécules détectées : 0

Aucun des composés de la famille des PFAS (Substances per- et polyfluoroalkylées) n’a été relevé dans les 35 prélèvements.

Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS sont des substances synthétiques très résistantes à la dégradation, utilisées dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie, les textiles et les emballages alimentaires. Leur persistance dans l’environnement, leur capacité à s’accumuler dans les organismes et les liens éventuels avec des effets sur la santé (perturbations endocriniennes, impacts rénaux) en font des contaminants de préoccupation.

Évaluation locale

L’absence de détection à Martigues indique que, pour la période étudiée, les concentrations sont inférieures aux limites de détection des méthodes employées (généralement de l’ordre de quelques nanogrammes par litre). Cette situation est rassurante, surtout compte tenu de la proximité du port de Fos‑sur‑Mer, où des activités industrielles pourraient, dans d’autres localités, contribuer à la présence de PFAS.


5. Pesticides et métabolites

Données disponibles

  • Nombre d’analyses réalisées : 0
  • Nombre de molécules détectées : 0

Aucune analyse de pesticides n’a été effectuée dans le cadre de ce suivi. Cette lacune ne signifie pas l’absence de pesticides dans l’eau, mais simplement qu’ils n’ont pas été recherchés lors de ces prélèvements.

Contexte agricole de la région

Le département des Bouches‑du‑Rhône est l’un des plus intensifs en termes d’agriculture méditerranéenne : cultures de légumes, de fruits (notamment les olives et les agrumes), et élevage. L’usage de pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) est courant, mais les réglementations françaises et européennes imposent des Valeurs Maximales Résiduelles (VMR) très strictes pour l’eau de consommation.

Recommandations en l’absence de données

  • Demande d’information : les usagers peuvent solliciter le service d’eau ou la préfecture pour connaître les programmes de surveillance des pesticides dans la zone.
  • Surveillance complémentaire : si vous avez des raisons de suspecter une contamination (par exemple, proximité d’un site de pulvérisation), il peut être judicieux de réaliser un auto‑test avec un kit de dépistage disponible en pharmacie ou de faire appel à un laboratoire agréé.

6. Richesse et fréquence des analyses

Couverture analytique

ÉlémentValeur
Nombre de prélèvements35
Durée de la campagne113 jours
Paramètres analysés90 (analyse complète)
Nombre d’échantillons par paramètre en moyenne≈ 0,39 (35 prélèvements / 90 paramètres)

Cette densité d’échantillonnage représente une moyenne de plus d’un prélèvement toutes les trois à quatre journées, ce qui est bien supérieur aux exigences minimales de la Directive 98/83/CE, qui recommande au moins un prélèvement par an pour chaque réseau public.

Comparaison avec les recommandations nationales

Recommandation (Agence française de santé)Réalité à Martigues
Minimum 4 prélèvements par an pour chaque point de distribution35 prélèvements sur 4 mois (soit 105 prélèvements annuels théoriques)
Analyse de 30 paramètres physico‑chimiques et microbiologiques90 paramètres (analyse très riche)
Surveillance des PFAS et des pesticides chaque 2 ansPFAS analysés (21 molécules) – pas de pesticides

Points d’attention

  • PFAS : bien couverts, aucune détection.
  • Pesticides : absence totale d’analyse, à envisager dans les prochains cycles.
  • Métaux : aluminium surveillé, mais d’autres métaux (plomb, cadmium, mercure) n’apparaissent pas dans le tableau fourni.

7. Conseils pratiques

Recommandations générales

  • Surveillez les communications du service d’eau : tout avis de dépassement ou de travaux de traitement sera publié.
  • Conservez l’eau du robinet à température ambiante : cela limite la formation de dépôts de calcaire (si la dureté s’avère élevée).

Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre recommandéPourquoi
Aluminium légèrement au‑dessus de la normeFiltre à adsorption d’aluminium (oxyde d’aluminium ou résine à base d’alumine)Réduit les traces résiduelles d’aluminium.
Goût « plat » ou besoin d’améliorer la clartéFiltre à charbon actifRetient les composés organiques responsables des odeurs et des goûts.
Dureté élevée (si confirmée)Adoucisseur d’eau à échange d’ions (résine Na⁺)Limite les dépôts calcaires et prolonge la durée de vie des appareils ménagers.
Préoccupation sur les micro‑contaminants (PFAS, pesticides)Filtre à nanofiltration ou osmose inverseBarrière très efficace contre les substances organiques persistantes.

Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau pendant 30 secondes avant de la consommer, surtout après de longues périodes d’inactivité du robinet (ex. : la nuit).
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs de robinets pour éviter l’accumulation de dépôts.
  • Utiliser des récipients en verre plutôt qu’en plastique pour le stockage à long terme, afin de limiter les échanges de substances.
  • Éviter de stocker l’eau à la lumière directe du soleil : cela prévient la prolifération microbienne, même si les niveaux actuels sont conformes.

8. Conclusion

L’eau potable de Martigues présente globalement une bonne qualité microbiologique et une conductivité modérée, gage d’une composition minérale équilibrée. Le seul point d’attention concerne un léger dépassement de la norme sur l’aluminium total (208 µg/L vs 200 µg/L), qui justifie le statut de vigilance et un suivi renforcé. Aucun PFAS ni pesticide n’a été détecté, et la fréquence des analyses dépasse largement les exigences légales, témoignant d’un suivi rigoureux du réseau.

Note globale qualitative : 8,5 / 10 – qualité élevée, avec un petit besoin d’ajustement du traitement de l’aluminium.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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