· Saône-et-Loire · 34 759 hab.

Qualité de l'eau à Mâcon

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Mâcon. 400 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
22
PFAS analysés
36
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Mâcon, préfecture du département de la Saône‑et‑Loire (71), compte environ 34 800 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’eau potable géré par la collectivité locale, qui puise principalement dans les nappes phréatiques et les affluents de la Saône.

L’ensemble des analyses présentées ici a été réalisé sur une période de 87 jours, du 23 juin 2025 au 17 septembre 2025. Au total, 31 prélèvements ont été effectués et 400 paramètres différents ont été contrôlés, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète.

Le bilan global indique que l’eau distribuée à Mâcon est conforme aux exigences réglementaires en vigueur. Aucun dépassement des limites légales n’a été relevé, que ce soit pour les paramètres microbiologiques, les métaux lourds, les pesticides ou les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS).


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

CritèreRésultatInterprétation
Conformité généraleConformeAucun dépassement détecté
BactériologieAucun problème signaléEau potable sans risque microbiologique
Métaux lourds (Al, Ni, Pb, Cu)Détectés mais en dessous des limitesConformité totale
PFAS8 substances détectées, aucune au‑delà des seuilsConformité totale
Pesticides2 substances détectées, aucune au‑delà des seuilsConformité totale

Le statut « conforme » signifie que tous les paramètres contrôlés respectent les valeurs limites fixées par le Code de la santé publique, la Directive européenne 98/83/CE (qualité de l’eau destinée à la consommation humaine) ainsi que les arrêtés spécifiques relatifs aux PFAS (0,1 µg/L pour le PFOA et le PFOS).

2.2 Dépassements éventuels

Aucun dépassement n’a été relevé pendant la période d’étude. Le champ « nombreDepassements » vaut 0 et la liste des dépassements est vide.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur moyenne observéeValeur limite réglementaireSituation
Conductivité (25 °C)641 µS/cm1500 µS/cm (valeur indicative d’acceptabilité)Conforme
Chlorures41 mg/L250 mg/L (Directive 98/83/CE)Conforme
Sulfates26 mg/L250 mg/LConforme
Calcium72,2 mg/LPas de limite stricte, mais contribue à la duretéConforme
Magnésium4,7 mg/LPas de limite stricteConforme
Sodium53,9 mg/L200 mg/L (recommandation pour les personnes hypertensives)Conforme
PFOSDétecté (quantité non précisée)0,1 µg/LConformité assurée (détection en dessous du seuil)
PFOADétecté (quantité non précisée)0,1 µg/LConformité assurée
Métaux lourds (Pb, Ni, Cu, Al)Détectés (concentrations non communiquées)10 µg/L (Pb), 50 µg/L (Ni), 200 µg/L (Cu), 200 µg/L (Al)Conformité assurée

En résumé, toutes les mesures relevées se situent dans les marges de sécurité définies par la législation française et européenne.


3. Minéralité et goût

3.1 Calcium, magnésium et dureté

ÉlémentConcentration moyenneRôle dans la qualité de l’eau
Calcium72,2 mg/LContribue à la dureté de l’eau, favorise le goût « minéral »
Magnésium4,7 mg/LParticipe également à la dureté, moins présent que le calcium
Dureté (titre hydrotimétrique)19,99 °fClassée comme eau dure (au‑delà de 15 °f)

La dureté de l’eau à Mâcon, évaluée à 19,99 °f, indique une eau clairement dure. Cette caractéristique provient surtout du calcium, présent à une concentration supérieure à 70 mg/L, tandis que le magnésium reste relativement faible.

3.2 Impact sur le goût

  • Goût minéral : Le calcium donne une sensation légèrement « crémeuse » et un goût plus « plein ».
  • Effet sur les boissons : Dans le thé ou le café, une eau dure peut accentuer l’amertume, alors qu’une eau plus douce met davantage en valeur les arômes délicats.
  • Interaction avec le savon : La dureté favorise la formation de dépôts de calcaire, ce qui peut rendre le rinçage plus difficile et laisser des traces blanches sur la vaisselle ou les surfaces sanitaires.

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Vous appréciez un goût très neutreUtilisez un filtre à charbon actif ou une carafe filtrante qui réduit partiellement le calcium.
Vous avez des dépôts de calcaire sur les appareils électroménagersUn adoucisseur d’eau (échangeur d’ions) peut être installé, surtout si vous utilisez beaucoup de lave‑linge ou de lave‑vaisselle.
Vous êtes sensible aux apports minérauxLa dureté actuelle reste dans les limites sûres ; aucune restriction particulière n’est requise.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Analyse des PFAS

ÉlémentNombre d’analysesNombre de substances détectéesDépassements
PFAS228Aucun

Les huit substances identifiées sont :

  • PFOA (acide perfluoro‑octanoïque)
  • PFHXA (acide perfluorohexanoïque)
  • PFPEA (acide perfluoropentanoïque)
  • PFHXS (perfluorohexane sulfonate)
  • PFOS (acide sulfonique de perfluorooctane)
  • PFBA (acide perfluorobutanoïque)
  • Somme de 4 substances (PFOA + PFNA + PFHXS + PFOS)
  • Somme de 20 substances (ensemble PFAS analysés)

Aucun de ces composés n’a dépassé le seuil de 0,1 µg/L fixé par la réglementation européenne pour le PFOA et le PFOS. Les concentrations exactes ne sont pas communiquées, mais le statut « conforme » garantit qu’elles restent en dessous de la limite légale.

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS sont une famille de composés synthétiques très résistants à la dégradation, utilisés notamment dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement a conduit les autorités à les qualifier de « polluants éternels ».

  • Risque pour la santé : À fortes doses, certains PFAS (notamment le PFOA et le PFOS) sont associés à des effets sur le foie, le système immunitaire et le métabolisme lipidique. Les seuils réglementaires sont donc très prudents.
  • Mode d’exposition : L’eau potable constitue l’une des voies d’exposition les plus directes.

4.3 Évaluation locale

  • Détection : La présence de plusieurs PFAS montre que le réseau de surveillance de Mâcon est efficace et couvre un large panel de substances.
  • Conformité : L’absence de dépassement indique que les concentrations sont très faibles, bien en deçà des valeurs préoccupantes.
  • Perspectives : Le suivi continu reste indispensable, surtout compte tenu de la persistance de ces molécules dans le milieu aquatique.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Substances détectées

PesticideNombre d’analysesDépassementsOrigine probable
ESA metolachlore36AucunHerbicide utilisé sur les cultures céréalières et les vignes
Chlorothalonil R47181136AucunFongicide appliqué sur les fruits, légumes et cultures viticoles

Ces deux molécules ont été relevées à des concentrations inférieures aux limites légales (généralement 0,1 µg/L pour chaque pesticide).

5.2 Contexte agricole de la région

Le département de la Saône‑et‑Loire possède une activité agricole diversifiée : céréales, viticulture (Bourgogne), maraîchage et élevage. Le metolachlore est couramment employé pour lutter contre les mauvaises herbes dans les champs de blé et d’orge, tandis que le chlorothalonil intervient contre les maladies fongiques sur les vignes et les fruits.

5.3 Niveau par rapport aux seuils

  • ESA metolachlore : Limite maximale autorisée (LMA) ≈ 0,1 µg/L. Les analyses indiquent une présence inférieure à ce seuil.
  • Chlorothalonil : LMA ≈ 0,1 µg/L. La concentration détectée reste inférieure à cette valeur.

Ainsi, même si la présence de ces pesticides reflète l’activité agricole locale, les concentrations sont maîtrisées et ne représentent pas de risque pour la santé des usagers.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • Nombre total de prélèvements : 31 sur 87 jours, soit un prélèvement moyen tous les ≈ 2,8 jours.
  • Paramètres étudiés : 400, couvrant les catégories suivantes : minéralité, métaux lourds, PFAS, pesticides, microbiologie, et d’autres substances émergentes.
  • Richesse : Qualifiée de très complète, ce qui dépasse largement les exigences minimales fixées par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (AFSSA).

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

RecommandationRéalité à MâconÉcart
Minimum 2 prélèvements par an par réseau31 prélèvements en 3 moisSupérieur
Analyse d’au moins 30 paramètres différents400 paramètresSupérieur
Inclusion des PFAS et des pesticidesOui, PFAS (22) et pesticides (36)Conforme
Contrôle microbiologique régulierAucun problème détectéConforme

Mâcon dépasse donc largement les exigences de fréquence et de diversité des analyses.

6.3 Points d’attention éventuels

  • Transparence des concentrations : Les rapports fournis ne précisent pas les valeurs exactes des PFAS, pesticides et métaux détectés. Une communication plus détaillée renforcerait la confiance du public.
  • Suivi à long terme : Bien que la période étudiée soit courte (3 mois), la continuité du suivi sur plusieurs années est essentielle pour détecter d’éventuelles tendances.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommation : L’eau du réseau de Mâcon est parfaitement potable et ne nécessite aucun traitement spécial avant consommation.
  • Brossage des dents : Utilisez l’eau du robinet sans crainte de contamination microbiologique.
  • Cuisson : L’eau dure peut légèrement influencer la texture des légumes blanchis ; un rinçage à l’eau filtrée peut améliorer le résultat.

7.2 Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre recommandéRaison
Soucis d’odeur ou de goût légèrement « minéral »Filtre à charbon actifAtténue le goût du calcium et élimine d’éventuels composés organiques résiduels
Dépôts de calcaire visibles sur la vaisselle ou les appareilsAdoucisseur d’eau à échange d’ionsRéduit la dureté et prévient l’accumulation de tartre
Présence d’enfants ou de personnes sensibles aux métauxFiltre à base de résine cationiqueRetient le plomb, le cuivre et le nickel en traces

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant de remplir un verre ou une casserole, surtout si le robinet n’est pas utilisé depuis longtemps (évite les résidus de tuyauterie).
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs (ventouses) de vos robinets pour éviter l’accumulation de dépôts calcaires.
  • Entretenir les filtres selon les préconisations du fabricant : remplacement tous les 3 à 6 mois selon l’usage.
  • Surveiller les avis de la collectivité : les services d’eau publient souvent des bulletins d’information en cas d’incident ponctuel.

8. Conclusion

L’eau potable de Mâcon, analysée sur une période estivale de 2025, satisfait pleinement les exigences de qualité fixées par la législation française et européenne. Aucun dépassement n’a été relevé, que ce soit pour les paramètres microbiologiques, les métaux lourds, les pesticides ou les PFAS.

Note qualitative globale : 9,5/10 – une eau sûre, bien surveillée et d’une composition minérale typique d’une région à l’eau dure.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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