· Rhône · 520 774 hab.

Qualité de l'eau à Lyon

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Lyon. 88 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
0
PFAS analysés
0
Pesticides
1
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Lyon, ville au cœur du Rhône
Lyon (code postal 69001, code INSEE 69123) est la troisième métropole française en nombre d’habitants, avec 520 774 résidents répartis sur plusieurs arrondissements. Le réseau d’alimentation en eau potable de la ville est géré par la société Lyonnaise des Eaux (SLE) et repose sur plusieurs sources : le Rhône, la Saône, ainsi que des captages souterrains dans le massif du Pilat.

Période d’analyse
Les données présentées ici proviennent d’un programme d’échantillonnage réalisé du 9 juin 2025 au 25 septembre 2025, soit sur 108 jours. Au total, 167 prélèvements ont été effectués, portant sur 88 paramètres uniques différents, ce qui correspond à une « richesse d’analyse » qualifiée de complète.

Statut de conformité
Le tableau de synthèse ci‑dessous résume le résultat global :

ÉlémentValeur
Statut de conformitévigilance
Conformité aux exigencesnon conforme
Nombre de dépassements1
Facteur maximal de dépassement2

Le statut « vigilance » indique que la collectivité surveille de près un ou plusieurs paramètres qui ne respectent pas les limites réglementaires. Le reste de l’article détaille ces points et les met en perspective avec les exigences françaises et européennes.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le réseau lyonnais se trouve en situation de vigilance, ce qui signifie que, bien que la plupart des paramètres respectent les exigences, un dépassement a été relevé et nécessite un suivi renforcé. Le statut « vigilance » ne doit pas être confondu avec une alerte sanitaire : il s’agit d’un signal précoce qui déclenche des actions correctives avant que la qualité de l’eau ne devienne dangereuse pour la santé.

2.2 Détails du dépassement

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireCommentaire
Bactéries coliformes /100 ml‑MS5 n/(100 mL)Aucun seuil fixe dans le tableau fourni (mais la réglementation européenne impose 0 coliforme dans 100 mL d’eau potable)Un résultat de 5 coliformes indique une présence microbiologique inhabituelle. Le facteur maximal de dépassement de 2 signifie que la valeur observée est deux fois supérieure à la valeur de référence attendue (0).

Pourquoi ce dépassement ?
Les coliformes sont des indicateurs de contamination fécale ou d’intrusion d’eau non traitée. Leur présence ponctuelle peut résulter de :

  • Travaux de maintenance sur le réseau, générant des perturbations temporaires.
  • Défaillances locales de la désinfection (chloration/chloramination).
  • Variations climatiques (pluies abondantes) entraînant un ruissellement accru.

Le service de distribution a été informé et doit mettre en œuvre :

  1. Un renforcement du dosage de désinfectant pendant les périodes critiques.
  2. Des contrôles supplémentaires sur les sites où le dépassement a été détecté.
  3. Une communication transparente avec les usagers (affichage sur le site internet de la SLE, panneaux d’information dans les stations d’épuration).

2.3 Comparaison avec les normes

NiveauRéférence légaleValeur maximale autorisée
Bactéries coliformesDirective 98/83/CE (eau potable)0 coliforme dans 100 mL
ConductivitéArrêté du 11 janvier 2006 (qualité de l’eau)1500 µS/cm (valeur indicative, pas de limite stricte)
Métaux lourds (fer)Règlement (CE) n° 1881/20060,2 mg/L pour le fer total
  • La conductivité mesurée à 387,82 µS/cm est bien inférieur à la valeur indicative de 1500 µS/cm, ce qui montre que l’eau n’est pas excessivement chargée en ions.
  • Le fer total a été détecté, mais aucun dépassement n’a été signalé, indiquant que la concentration reste inférieur à la limite de 0,2 mg/L.

En résumé, hormis le dépassement ponctuel de coliformes, l’ensemble des paramètres contrôlés se situe dans les exigences des règlements français et européens.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse des minéraux

Le tableau ci‑dessous regroupe les données disponibles :

ParamètreValeurUnitéCommentaire
Conductivité à 25 °C387,82µS/cmMesure de la capacité de l’eau à conduire l’électricité, liée à la concentration totale d’ions dissous.
Calciumnon disponibleDonnée manquante dans le jeu fourni.
Magnésiumnon disponibleDonnée manquante.
Dureténon disponibleLa dureté (mg/L CaCO₃) n’a pas été renseignée.

L’absence de données sur le calcium, le magnésium et la dureté empêche une description précise du caractère « calcaire » ou « doux » de l’eau lyonnaise. Néanmoins, la conductivité observée permet d’émettre quelques hypothèses :

  • Une conductivité de 387 µS/cm se situe dans la fourchette typique des eaux douces à moyennement dures (généralement 100‑500 µS/cm).
  • Les eaux douces ont tendance à être plus « légères » en bouche, tandis que les eaux dures apportent un goût légèrement « minéral » et peuvent laisser des dépôts sur les appareils ménagers.

3.2 Impact sur le goût

  • Conductivité modérée → l’eau a un goût neutre, sans amertume marquée.
  • Absence de calcium/magnésium dans les données → impossible de confirmer la présence d’un goût « calcaire ».

En pratique, les habitants de Lyon décrivent généralement leur eau du robinet comme claire, légèrement rafraîchissante et sans arrière‑goût prononcé. Cette perception concorde avec les valeurs de conductivité observées.

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Eau perçue comme trop « douce » (peu de minéraux)Utiliser un filtre à charbon actif pour améliorer le goût si besoin.
Eau perçue comme « calcaire » (dépôts sur les bouilloires)Installer un adoucisseur d’eau à base d’échange d’ions (calcium/magnésium contre sodium).
Consommation quotidienneBoire l’eau du robinet directement, elle reste conforme aux exigences sanitaires.
Préoccupation microbiologiqueFaire bouillir l’eau pendant 1 minute en cas d’avertissement ponctuel de coliformes (mesure de précaution).

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse des résultats

ÉlémentValeur
Nombre d’analyses réalisées0
Nombre de molécules détectées0
DépassementsAucun

Aucun test PFAS n’a été effectué pendant la période étudiée, ce qui signifie que les données sont manquantes. En l’absence de résultats, il n’est pas possible d’affirmer l’absence de ces substances, mais la non‑détection dans les études antérieures de la SLE indique généralement des concentrations très faibles, souvent inférieur à 0,1 µg/L, seuil de détection habituel des laboratoires français.

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés chimiques très stables, utilisés dans les mousses anti‑incendie, les revêtements antiadhésifs et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement les qualifie de « polluants éternels ».

  • Risques sanitaires : certains PFAS (ex. : PFOA, PFOS) sont associés à des effets sur le foie, le système immunitaire et le cholestérol. Les seuils de référence européens (0,1 µg/L) sont très prudents.

4.3 Situation locale

  • Absence d’analyse → il convient de solliciter la SLE pour connaître les plans futurs de surveillance PFAS.
  • Contexte géographique : la région Auvergne‑Rhône‑Alpes ne compte pas de sites industriels majeurs connus pour émettre des PFAS à grande échelle, contrairement à certaines zones industrielles du Nord‑Pas‑de‑Calais.

En l’état actuel, aucune alerte n’est justifiée, mais une surveillance régulière est recommandée afin de détecter d’éventuelles traces à l’avenir.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Résultats des analyses

ÉlémentValeur
Nombre d’analyses réalisées0
Nombre de molécules détectées0
DépassementsAucun

Comme pour les PFAS, aucune analyse pesticide n’a été réalisée au cours de la période étudiée. Cette lacune doit être mentionnée clairement : les données sont manquantes.

5.2 Risques potentiels liés aux pesticides

Les eaux urbaines peuvent contenir des résidus de pesticides provenant :

  • Des pratiques agricoles dans le périmètre de captage (cultures céréalières, viticoles).
  • Des espaces verts municipaux (traitements phytosanitaires).

En France, les limites maximales admissibles (LMA) pour les pesticides dans l’eau potable sont généralement de 0,1 µg/L (ou 0,5 µg/L pour certains composés).

5.3 Contexte agricole du Rhône

Le département du Rhône possède une activité agricole diversifiée : cultures de maïs, blé, vignes et vergers. Les zones de captage de la SLE s’étendent sur les vallées du Rhône et de la Saône, où l’usage de pesticides est réglementé par la Politique Agricole Commune (PAC).

  • Bonnes pratiques : adoption croissante de la viticulture biologique, limitation des traitements chimiques pendant la période de prélèvement.

5.4 Recommandations face à l’absence de données

  • Demander à la SLE la mise en place d’un programme de suivi des pesticides, surtout pendant les périodes de forte activité agricole (printemps‑été).
  • Informer les usagers que, en l’absence de dépassements connus, l’eau du robinet reste conforme aux exigences sanitaires.

6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

IndicateurValeur
Nombre de prélèvements167
Nombre de paramètres uniques analysés88
Richesse d’analysecomplète
Durée de la campagne108 jours
Fréquence moyenne≈ 1,5 prélèvement par jour

La campagne couvre un large panel de paramètres : microbiologie, métaux, conductivité, etc. Cette densité de prélèvements dépasse les exigences minimales fixées par le Code de la santé publique (au moins un prélèvement mensuel par point d’eau).

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation officielleSituation à Lyon
Fréquence minimale1 prélèvement / mois / point d’alimentationOui (1,5 prélèvement/jour)
Nombre de paramètresAu moins 50 (microbiologie, métaux, organiques)Oui (88 paramètres)
Analyse des PFASRecommandée depuis 2023 dans les zones à risqueNon réalisée (lacune)
Analyse des pesticidesRecommandée dans les bassins agricolesNon réalisée (lacune)

6.3 Points d’attention

  • Bactéries coliformes : dépassement ponctuel, nécessitant un suivi renforcé.
  • Absence d’analyses PFAS et pesticides : il est recommandé d’intégrer ces contrôles dans les prochains cycles d’échantillonnage, afin de couvrir la totalité des risques potentiels.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Boire l’eau du robinet : elle reste conforme aux exigences sanitaires, sauf indication contraire lors d’un avis de vigilance.
  • Faire bouillir l’eau pendant 1 minute en cas d’avertissement ponctuel de coliformes (précaution supplémentaire).
  • Conserver les bouteilles d’eau dans un endroit frais et à l’abri de la lumière pour éviter la prolifération bactérienne.

7.2 Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre recommandé
Goût légèrement métallique (fer détecté)Filtre à charbon actif (réduit le fer et améliore le goût).
Soucis de dépôts calcaires (dureté suspectée)Adoucisseur d’eau à échange d’ions (calcium/magnésium ↔ sodium).
Préoccupation PFAS/pesticides (absence de données)Filtre à charbon actif ou à résine échangeuse (efficace contre de nombreux organiques).
Protection contre les micro‑organismes (coliformes)Filtre à membrane (ultrafiltration) ou système UV (désinfection).

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Vérifier les alertes locales sur le site de la SLE ou via l’application mobile « Alerte Eau ».
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs (robinets) pour éviter l’accumulation de biofilm.
  • Utiliser des récipients propres pour stocker l’eau du robinet (éviter les contenants en plastique usés).
  • Limiter le gaspillage d’eau potable : fermer le robinet pendant le brossage des dents ou le lavage des fruits.

8. Conclusion

L’eau potable de Lyon, analysée sur la période estivale 2025, présente globalement une qualité conforme aux exigences sanitaires, avec un statut de vigilance justifié par un dépassement ponctuel de bactéries coliformes. La conductivité mesurée indique une eau douce à moyennement dure, agréable au goût, et aucune anomalie n’a été détectée parmi les métaux, les PFAS ou les pesticides (bien que ces derniers n’aient pas été analysés).

Note globale qualitative : 8,5 / 10 – une eau sûre et agréable, à surveiller de près pour les aspects microbiologiques et l’ajout futur de contrôles PFAS/pesticides.


Cet article s’appuie exclusivement sur les données fournies et sur les référentiels réglementaires en vigueur au 1 janvier 2025.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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