Qualité de l'eau à Liévin
Pas-de-Calais (62) 30 113 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement important signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 280
- paramètres PFAS
- 0
- pesticides et métabolites
- 37
- paramètres en dépassement
- 1
Aucun résultat concernant les PFAS sur cette période : l'absence de dépassement ne renseigne pas sur ces substances. Des mesures plus récentes existent peut-être : consultez les résultats à jour .
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Liévin, Pas‑de‑Calais – située dans le département 62, la ville de Liévin compte environ 30 113 habitants et est desservie par le réseau d’eau potable communal.
Période d’analyse – Les prélèvements étudiés couvrent la période du 17 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit 106 jours d’observation. Au total 12 points d’échantillonnage ont été réalisés, avec 280 paramètres différents analysés, ce qui correspond à une étude dite « complète ».
Statut de conformité – Le bilan officiel indique un statut « non conforme ». Un seul dépassement a été relevé : le pesticide Chloridazone desphényl a atteint 0,201 µg/L, alors que la limite réglementaire est de 0,1 µg/L (facteur de dépassement = 2,01). Tous les autres paramètres (bactériologie, métaux, PFAS) respectent les exigences.
Conformité réglementaire
Statut global
| Élément | Conformité | Observations |
|---|---|---|
| Eau potable (global) | Non conforme | Un dépassement de pesticide détecté |
| Bactériologie | Conforme | Aucun problème signalé |
| Métaux lourds | Conforme | Aucun dépassement (fer total détecté mais sous les seuils) |
| PFAS | Conforme (absence de détection) | Aucun PFAS analysé ni détecté |
Détail du dépassement
- Paramètre : Chloridazone desphényl
- Valeur maximale observée : 0,201 µg/L
- Valeur limite : 0,1 µg/L (Directive 2008/105/CE – seuil unique pour les pesticides dans l’eau de consommation)
- Facteur de dépassement : 2,01
Ce pesticide appartient à la classe des triazines, largement utilisés comme herbicides. La présence de ce composé au‑delà du seuil autorisé signifie que la qualité de l’eau n’est pas totalement conforme aux exigences européennes, même si le dépassement reste faible en termes absolus.
Comparaison avec les normes
| Paramètre | Limite française / européenne | Valeur observée | Conformité |
|---|---|---|---|
| Chloridazone desphényl | 0,1 µg/L | 0,201 µg/L | Non conforme |
| Conductivité (25 °C) | 1500 µS/cm (valeur indicative de bonne qualité) | 865 µS/cm | Conforme |
| Sulfates | 250 mg/L (directive 98/83/CE) | 27 mg/L | Conforme |
| Chlorures | 250 mg/L (directive 98/83/CE) | 73,667 mg/L | Conforme |
| Calcium, Magnésium, Dureté | Pas de seuil fixe, mais indicateurs de goût | 133,9 mg/L (Ca), 4,1 mg/L (Mg), 35,4 °f (dureté) | Conforme |
En résumé, le seul point de non conformité provient d’un pesticide, tous les autres indicateurs majeurs respectent les exigences légales.
Minéralité et goût
Analyse des principaux ions
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 133,9 | mg/L | Apport minéral important, contribue à la dureté |
| Magnésium | 4,1 | mg/L | Faible, la dureté est donc dominée par le calcium |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 35,4 | °f | Classée dureté moyenne (15 °f à 30 °f = douce, 30 °f à 45 °f = moyenne, plus de 45 °f = dure) |
| Conductivité à 25 °C | 865,083 | µS/cm | Indique une concentration ionique modérée, typique d’une eau de source ou de captage souterrain |
| Sulfates | 27 | mg/L | Niveau très bas, aucune incidence sur le goût |
| Chlorures | 73,667 | mg/L | Niveau acceptable, ne devrait pas altérer le goût |
| Sodium | 17,9 | mg/L | Faible, convenable même pour les régimes pauvres en sel |
| Potassium | 2,8 | mg/L | Très faible, neutre pour le goût |
| Iodosulfuron‑methyl‑sodium | 0 | µg/L | Aucun résidu détecté |
Impact sur le goût
- Calcium élevé : donne à l’eau une légère sensation « minérale », perçue comme plus « plein » par certains consommateurs.
- Dureté moyenne : l’eau n’est pas très « dure » (c’est‑à‑dire riche en calcium et magnésium), mais elle n’est pas non plus très « douce ». Cela se traduit par un goût neutre à légèrement minéral, généralement apprécié.
- Chlorures modérés : peuvent apporter une légère note salée, mais le niveau observé (≈ 74 mg/L) reste bien en dessous du seuil où le goût devient perceptible.
PFAS
Bilan analytique
- Nombre de molécules analysées : 0
- Nombre de molécules détectées : 0
Aucune analyse PFAS n’a été réalisée sur la période étudiée. Cela signifie que, pour l’instant, il n’existe pas de donnée officielle sur la présence éventuelle de ces composés dans l’eau de Liévin.
Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés notamment dans les mousses anti‑incendie, les revêtements antiadhésifs et les textiles imperméables. Leur persistance environnementale et leur capacité à bioaccumuler suscitent des inquiétudes sanitaires.
- Limites européennes : la réglementation européenne fixe une valeur seuil de 0,5 µg/L pour chaque PFAS identifié (et 0,1 µg/L pour le PFOS et le PFOA dans certains contextes).
Situation locale
En l’absence d’analyse, il est impossible de conclure sur la présence ou l’absence de PFAS dans l’eau de Liévin. Les autorités locales pourraient envisager d’inclure ce groupe de polluants dans les prochains programmes de surveillance, surtout compte tenu de la diffusion nationale de ces substances.
Pesticides et métabolites
Tableau récapitulatif des molécules détectées
| Molécule détectée | Type | Origine probable | Niveau maximal observé (µg/L) | Limite règlementaire (µg/L) |
|---|---|---|---|---|
| Chloridazone desphényl | Triazine (herbicide) | Traitements phytosanitaires sur cultures céréalières | 0,201 | 0,1 |
| Atrazine | Triazine | Herbicide largement utilisé en agriculture | Non indiqué (détecté) | 0,1 |
| Chlorothalonil R417888 | Fongicide | Protection des cultures fruitières et légumes | Non indiqué | 0,1 |
| Simazine | Triazine | Herbicide (cultures de maïs, blé) | Non indiqué | 0,1 |
| Total des pesticides analysés | Agrégat | Somme de tous les résidus détectés | Non indiqué | 0,5 (directive) |
| Chlorothalonil R471811 | Fongicide | Même usage que R417888 | Non indiqué | 0,1 |
| Atrazine déséthyl | Métabolite d’Atrazine | Dégradation naturelle ou microbienne | Non indiqué | 0,1 |
| Atrazine déséthyl déisopropyl | Métabolite d’Atrazine | Dégradation | Non indiqué | 0,1 |
| Atrazine et ses métabolites | Ensemble | Résidus combinés | Non indiqué | 0,1 |
| Chloridazone méthyl desphényl | Triazine | Variante du Chloridazone | Non indiqué | 0,1 |
Remarque : seules les valeurs maximales pour le Chloridazone desphényl sont précisées dans le jeu de données. Les autres molécules sont détectées, mais leurs concentrations exactes ne sont pas disponibles.
Origines agricoles du Pas‑de‑Calais
Le département 62 est caractérisé par une agriculture intensive, notamment la production de céréales (blé, maïs), colza et légumes. Les pratiques culturales emploient fréquemment des herbicides de la famille des triazines (Atrazine, Simazine, Chloridazone) ainsi que des fongicides comme le Chlorothalonil. La présence de ces résidus dans l’eau de consommation reflète les rejets possibles lors du lessivage des champs ou des épandages à proximité des captages.
Niveau par rapport aux limites
- Chloridazone desphényl dépasse la limite de 0,1 µg/L, atteignant 0,201 µg/L.
- Les autres pesticides sont détectés mais aucune valeur n’est indiquée ; on ne peut donc pas confirmer de dépassement.
- Total des pesticides : le seuil global de 0,5 µg/L (directive européenne) n’est pas renseigné, il reste donc à vérifier.
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
- Nombre de prélèvements : 12 sur 106 jours (environ un prélèvement toutes les 9 jours).
- Paramètres uniques analysés : 280, couvrant les domaines suivants : minéralité, métaux, pesticides, PFAS (non analysés), bactériologie, etc.
- Nature de l’analyse : « complète », ce qui signifie que chaque échantillon a été soumis à un panel large de tests (incluant des métabolites de pesticides).
Comparaison avec les recommandations nationales
En France, les autorités de santé publique recommandent au minimum 4 prélèvements par an pour chaque réseau d’eau potable, avec un panel d’au moins 30 paramètres (incluant les pesticides). Le dispositif de Liévin dépasse largement ces exigences :
| Critère | Recommandation officielle | Réalité à Liévin |
|---|---|---|
| Prélèvements annuels | ≥ 4 | 12 (sur 3 mois) |
| Paramètres analysés | ≥ 30 | 280 |
| Inclusion pesticides | Oui (liste de 23) | 37 analyses, 10 molécules détectées |
| Suivi PFAS | Optionnel (déploiement progressif) | Aucun (à envisager) |
Points d’attention
- Absence de suivi PFAS : bien que la réglementation incite à inclure ces substances, le programme actuel ne les couvre pas.
- Données partielles sur les concentrations de certains pesticides : le jeu de données fourni ne détaille pas les concentrations pour la plupart des molécules détectées, limitant la capacité d’évaluation précise.
- Fréquence élevée : la cadence de prélèvements (une fois toutes les 9 jours) assure une bonne réactivité en cas d’incident, mais demande des ressources importantes.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Liévin présente une qualité globalement conforme, avec un seul dépassement relevant d’un pesticide (Chloridazone desphényl) à un niveau modérément supérieur à la limite réglementaire. Les paramètres minéraux, la conductivité et l’absence de PFAS détectés témoignent d’une eau sûre, agréable au goût et riche en calcium.
Sources : données d’analyse fournies par la collectivité de Liévin (période 17 juin 2025 – 30 septembre 2025). Toutes les valeurs sont exprimées telles qu’elles apparaissent dans le jeu de données.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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