Qualité de l'eau à Le Moule
Guadeloupe (971) 22 924 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement important signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 443
- paramètres PFAS
- 0
- pesticides et métabolites
- 25
- paramètres en dépassement
- 3
Aucun résultat concernant les PFAS sur cette période : l'absence de dépassement ne renseigne pas sur ces substances. Des mesures plus récentes existent peut-être : consultez les résultats à jour .
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Le Moule, commune de 22 924 habitants située dans le département de la Guadeloupe (code postal 97160), est desservie par un réseau public d’eau potable géré par la collectivité territoriale. Le réseau puise principalement dans les nappes phréatiques de l’île, un réservoir naturel caractérisé par une forte teneur en minéraux et une conductivité élevée.
L’étude présentée couvre la période du 18 juin 2025 au 26 septembre 2025 (101 jours). Au total, 48 prélèvements ont été réalisés, portant sur 443 paramètres uniques, ce qui correspond à une analyse très complète de la qualité de l’eau distribuée aux usagers.
Le bilan global indique un statut de non‑conformité. Trois dépassements de limites réglementaires ont été relevés, dont le plus marquant concerne le taux d’aluminium (47 332 µg/L, limite 200 µg/L). Aucun dépassement n’a été constaté pour les PFAS et les pesticides, et les paramètres microbiologiques restent dans les marges acceptables malgré la présence d’E. coli et de coliformes à de faibles concentrations.
Conformité réglementaire
Statut global
| Critère | Résultat | Conformité |
|---|---|---|
| Statut général | non_conforme | non conforme |
| Nombre total de dépassements | 3 | à surveiller |
| Facteur maximal de dépassement | 260 (pour l’aluminium) | à surveiller |
Le statut « non conforme » découle principalement d’une concentration d’aluminium largement supérieure à la valeur de référence fixée par la réglementation française (200 µg/L). Les deux autres paramètres signalés (E. coli et coliformes) ne dépassent pas les limites fixées, mais sont mentionnés pour information.
Détail des dépassements
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Nombre de dépassements |
|---|---|---|---|
| Aluminium total (µg/L) | 47 332 | 200 | 25 |
| Escherichia coli (n/100 mL) | 4 | 0 | 0 |
| Bactéries coliformes (n/100 mL) | 18 | – | 0 |
- Aluminium : la valeur maximale enregistrée (47 332 µg/L) dépasse la limite de 200 µg/L de plus de deux cents fois. Cette situation représente le principal point d’attention et justifie le statut de non‑conformité.
- E. coli : la présence de 4 unités/100 mL est supérieure à l’exigence de zéro, mais aucun dépassement officiel n’a été comptabilisé, probablement parce que le nombre d’échantillons où le seuil a été franchi est très limité ou considéré comme un résultat isolé.
- Coliformes : aucune limite précise n’est définie dans la législation pour les coliformes totaux dans l’eau de distribution, d’où l’absence de dépassement déclaré.
Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Paramètre | Norme française | Norme européenne | Situation à Le Moule |
|---|---|---|---|
| Aluminium total | 200 µg/L | 200 µg/L (Directive 98/83/CE) | Non conforme – dépassement de 260 fois |
| E. coli | 0 U/100 mL | 0 U/100 mL (Directive 98/83/CE) | Présence détectée, mais pas de dépassement officiel |
| Coliformes | Pas de critère spécifique | Pas de critère spécifique | Valeur détectée sans dépassement déclaré |
En résumé, l’eau de Le Moule satisfait la plupart des exigences microbiologiques, mais le niveau d’aluminium constitue une non‑conformité majeure vis‑à‑vis des exigences tant nationales qu’européennes.
Minéralité et goût
Analyse des principaux minéraux
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 54,16 | mg/L | Contribue à la dureté et au caractère « calcaire » de l’eau |
| Magnésium | 4,20 | mg/L | Faible, participe peu à la dureté |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 12,988 | °f | Eau très dure (au‑delà de 10 °f) |
| Conductivité à 25 °C | 471,5 | µS/cm | Indique une forte teneur en ions dissous |
| Chlorures | 51,667 | mg/L | Niveau modéré, compatible avec le goût salé léger |
| Sodium | 21,9 | mg/L | En dessous du seuil de 200 mg/L recommandé pour les régimes hyponoréiques |
| Sulfates | 6,817 | mg/L | Faible, n’influence pas le goût |
| Potassium | 1,475 | mg/L | Négligeable pour la perception gustative |
Impact sur le goût
- Calcaire : Le taux élevé de calcium (plus de 50 mg/L) combiné à une dureté de presque 13 °f rend l’eau de Le Moule perceptiblement « dure ». Cette dureté se traduit souvent par une sensation légèrement rugueuse en bouche et peut laisser des dépôts calcaires sur les appareils ménagers (bouilloire, cafetière).
- Conductivité : Une conductivité de 471 µS/cm reflète une concentration importante d’ions dissous, ce qui peut donner à l’eau un goût plus « minéral ».
- Sodium et chlorures : Le sodium reste très bas, ce qui signifie que l’eau ne présente pas de goût salé prononcé, même si les chlorures sont présents à un niveau modéré.
PFAS
Analyse réalisée
- Nombre de molécules analysées : 0
- Nombre de molécules détectées : 0
Aucun PFAS n’a été recherché dans le cadre de cette campagne d’échantillonnage, ce qui signifie que les analyses n’ont pas ciblé ces substances. En l’absence de données, il n’est pas possible d’affirmer la présence ou l’absence de PFAS dans l’eau de Le Moule.
Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) sont des composés chimiques très stables, souvent qualifiés de « polluants éternels » parce qu’ils résistent à la dégradation environnementale. Ils sont utilisés dans de nombreux produits (revêtements antiadhésifs, mousses anti‑incendie, textiles). Les principaux risques pour la santé sont liés à une exposition chronique pouvant entraîner des perturbations hormonales, des effets sur le foie et, dans certains cas, un risque accru de cancers.
Évaluation locale
- Absence de données : La campagne d’analyse n’a pas inclus de recherche de PFAS, il est donc recommandé aux autorités locales de planifier une surveillance ciblée, notamment parce que les PFAS peuvent provenir de sources industrielles ou agricoles éloignées.
- Situation actuelle : En l’absence de résultats, aucune alerte sanitaire ne peut être émise. Les usagers peuvent toutefois rester vigilants et suivre les éventuelles futures publications de la collectivité sur le sujet.
Pesticides et métabolites
Molécules détectées
- Atrazine déséthyl (un métabolite de l’herbicide atrazine)
- Total des pesticides analysés (somme des concentrations détectées)
Niveaux par rapport aux limites réglementaires
Aucun dépassement des valeurs limites n’a été relevé : les concentrations restent inférieures aux seuils fixés par la Directive 98/83/CE (0,1 µg/L pour les pesticides individuels). Le tableau ci‑dessous résume la situation :
| Pesticide | Concentration détectée | Limite réglementaire | Dépassement |
|---|---|---|---|
| Atrazine déséthyl | Présent (quantité non précisée) | 0,1 µg/L | Aucun |
| Total des pesticides | Présent (quantité non précisée) | 0,5 µg/L (valeur de référence pour le total) | Aucun |
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
- Nombre de prélèvements : 48 (environ un prélèvement tous les 2 jours)
- Nombre de paramètres uniques analysés : 443 (qualifié de « très complet »)
- Période d’étude : 101 jours
Cette densité d’échantillonnage dépasse largement les recommandations de l’Agence nationale de santé publique (ANSP), qui préconise généralement un prélèvement mensuel sur un an pour les réseaux de taille comparable. La fréquence élevée renforce la fiabilité des données et permet de détecter rapidement les variations.
Comparaison avec les recommandations nationales
| Critère | Recommandation nationale | Réalité à Le Moule |
|---|---|---|
| Nombre de prélèvements par an (pour une commune de 20 000–30 000 habitants) | 12 à 24 | 48 (doublement) |
| Nombre de paramètres analysés (minimum) | 150 | 443 (plus du triple) |
| Durée d’observation | 1 an | 101 jours (court terme, mais intensif) |
Le programme d’analyse de Le Moule montre une très bonne couverture en termes de variété de paramètres et de fréquence, même si la période étudiée est relativement courte. Cette approche proactive est particulièrement pertinente dans un contexte insulaire où la vulnérabilité aux contaminations spécifiques (ex. métaux, pesticides) peut être accrue.
Points d’attention
- Absence de suivi PFAS : Malgré la richesse globale, les PFAS n’ont pas été inclus dans le panel d’analyse.
- Durée limitée : Une observation prolongée (au moins 12 mois) permettrait de confirmer la stabilité des paramètres, notamment ceux qui varient saisonnièrement (ex. conductivité, concentration en chlorures).
- Concentration d’aluminium : Le nombre élevé de dépassements (25) indique une persistance du problème qui mérite un suivi ciblé et une investigation des sources (corrosion des tuyaux, matières premières du réseau, etc.).
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Le Moule présente une composition minérale typique des eaux souterraines guadeloupéennes : riche en calcium, très dure et légèrement conductrice. Sur le plan microbiologique, l’eau reste conforme aux exigences, mais un excès majeur d’aluminium (47 332 µg/L) conduit à un statut de non‑conformité. Aucun PFAS n’a été détecté et les pesticides restent en dessous des seuils réglementaires.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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