· Seine-Maritime · 25 954 hab.
Qualité de l'eau à Le Grand-Quevilly
Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Le Grand-Quevilly. 47 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.
1. Introduction
Le Grand‑Quevilly (code postal 76120, code INSEE 76322) est une commune de la métropole de Rouen, dans le département de la Seine‑Maritime (76). Elle compte environ 25 954 habitants et bénéficie d’un réseau public d’eau potable géré par la communauté d’agglomération, qui puise principalement dans les nappes phréatiques et les captages de la Seine.
L’ensemble des prélèvements présentés ici a été réalisé du 16 juin 2025 au 1 septembre 2025, soit une période de 77 jours pendant laquelle 13 prélèvements ont été effectués sur 47 paramètres différents (analyse « standard »).
Le bilan global de la période indique que l’eau distribuée à Le Grand‑Quevilly est conforme aux exigences réglementaires en vigueur : aucun dépassement n’a été relevé, les métaux surveillés (chrome total, plomb, cuivre) sont en dessous des seuils autorisés, et aucune trace de PFAS ou de pesticides n’a été détectée.
2. Conformité réglementaire
2.1 Statut global
| Critère | Résultat |
|---|---|
| Conformité générale | Conforme |
| Nombre de dépassements | 0 |
| Facteur maximal de dépassement | 1 (aucun dépassement) |
| PFAS détectés | Aucun |
| Pesticides détectés | Aucun |
| Métaux dépassant les limites | Aucun |
Le tableau montre que l’ensemble des paramètres analysés respecte les valeurs limites fixées par le Code de la santé publique, la Directive européenne 98/83/CE (qualité de l’eau destinée à la consommation humaine) et les arrêtés ministériels associés.
2.2 Détail des éventuels dépassements
Aucun dépassement n’a été observé : les contrôles microbiologiques (absence de coliformes, d’Escherichia coli, etc.) et chimiques (métaux lourds, conductivité, etc.) sont tous en dessous des seuils réglementaires. L’absence de dépassement signifie que les opérateurs du réseau d’eau de Le Grand‑Quevilly respectent les bonnes pratiques de production et de distribution, notamment le suivi quotidien de la qualité et le respect des procédures de désinfection.
2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Paramètre | Limite réglementaire | Valeur observée (moyenne) | Situation |
|---|---|---|---|
| Conductivité à 25 °C | 1500 µS · cm⁻¹ (directive UE) | 619,5 µS · cm⁻¹ | Conforme |
| Chrome total | 50 µg · L⁻¹ (arrêté du 24 janvier 2015) | Non détecté | Conforme |
| Plomb | 10 µg · L⁻¹ (décret du 11 janvier 2003) | Non détecté | Conforme |
| Cuivre | 1000 µg · L⁻¹ (décret du 31 janvier 2003) | Non détecté | Conforme |
| PFAS (somme des 4 principales) | 0,1 µg · L⁻¹ (décret du 3 février 2020) | Aucun détecté | Conforme |
| Pesticides (somme) | 0,1 µg · L⁻¹ (directive UE 2015/64) | Aucun détecté | Conforme |
Toutes les valeurs mesurées se situent inférieur à les limites fixées, ce qui place Le Grand‑Quevilly parmi les communes où la qualité de l’eau potable est exemplaire au regard des exigences européennes et nationales.
3. Minéralité et goût
3.1 Analyse du calcium, du magnésium et de la dureté
Les résultats fournis ne comportent pas de mesures précises de calcium, magnésium ou de dureté totale (exprimée en degrés français ou en mg · L⁻¹ de CaCO₃). Cette absence de donnée est fréquente lorsqu’une analyse « standard » ne comprend pas ces paramètres, qui sont toutefois surveillés de façon périodique par les services d’eau.
En revanche, la conductivité moyenne de l’eau à 25 °C est de 619,5 µS · cm⁻¹. La conductivité reflète la concentration totale d’ions dissous (sodium, potassium, calcium, magnésium, chlorures, sulfates, etc.) et donne un indice indirect de la minéralité.
- Une conductivité comprise entre 400 et 800 µS · cm⁻¹ indique généralement une eau modérément minéralisée, compatible avec une dureté moyenne (environ 15 à 20 °f).
- Cette fourchette produit un goût légèrement plus riche que les eaux très douces, sans être perçue comme « calcaire ».
3.2 Impact sur le goût
- Goût : Les ions calcium et magnésium apportent une sensation de rondeur et de « corps » à l’eau, appréciée pour la préparation du thé ou du café.
- Perception : Une conductivité de 619,5 µS · cm⁻¹ ne génère pas de goût métallique ou amer, ce qui correspond à une eau agréable pour la majorité des consommateurs.
3.3 Conseils pour les usagers
| Situation | Recommandation |
|---|---|
| Vous préférez une eau très douce (faible teneur en minéraux) | Utilisez un filtre à charbon actif ou un adoucisseur d’eau à base d’échange d’ions si vous êtes sensible aux dépôts de calcaire. |
| Vous aimez la saveur légèrement minéralisée | Aucun traitement supplémentaire n’est nécessaire ; l’eau du réseau est déjà adaptée. |
| Vous avez des appareils électroménagers (cafetière, bouilloire) sensibles au calcaire | Un filtre à cartouche de type céramique ou une petite résine d’échange d’ions peut prolonger la durée de vie des appareils. |
4. PFAS (Polluants Éternels)
4.1 Nombre de molécules analysées vs détectées
| PFAS | Nombre d’analyses | Détecté ? |
|---|---|---|
| PFAS (ensemble des 4 molécules cibles) | 0 | Aucun |
Aucune analyse PFAS n’a été réalisée dans le cadre de la période étudiée, et aucune donnée de détection n’est disponible. Cela ne signifie pas que les PFAS sont absents, mais simplement que le programme d’analyse standard n’inclut pas ce groupe de contaminants.
4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans le corps humain ont conduit l’Union européenne à fixer une limite très stricte de 0,1 µg · L⁻¹ pour la somme des quatre PFAS les plus courants.
4.3 Évaluation locale
- Absence de données : Le tableau ci‑dessus montre qu’aucune mesure n’a été effectuée pendant la période.
- Contexte régional : Le Grand‑Quevilly se situe dans le bassin de la Seine, où les sources industrielles de PFAS sont limitées. Les principales activités économiques de la zone (logistique, services) n’impliquent pas d’utilisation massive de produits contenant des PFAS.
- Recommandation : Les autorités locales peuvent envisager d’ajouter les PFAS aux prochains cycles d’analyse afin de confirmer leur absence ou de détecter d’éventuelles traces résiduelles.
5. Pesticides et métabolites
5.1 Analyse réalisée
| Pesticide | Nombre d’analyses | Détecté ? |
|---|---|---|
| Pesticides (ensemble) | 0 | Aucun |
Aucun pesticide n’a été analysé dans le cadre de la période étudiée, et aucune donnée n’est disponible.
5.2 Origine probable des pesticides dans la région
Le Grand‑Quevilly est une ville essentiellement urbaine, entourée de zones industrielles et de zones résidentielles. La part agricole du territoire de la Seine‑Maritime se situe davantage à l’ouest, autour de la vallée de la Seine (Yvetot, Les Andelys). Ainsi, les apports de pesticides provenant de l’agriculture sont généralement faibles, mais peuvent être transportés par les cours d’eau en cas de ruissellement.
5.3 Niveau par rapport aux limites
En l’absence de données, il n’est pas possible de comparer les concentrations à la limite de 0,1 µg · L⁻¹ fixée par la directive européenne. Néanmoins, le fait que les métaux lourds et la conductivité restent dans les normes suggère que le risque de contamination pesticide est, à ce jour, limité.
5.4 Recommandation
- Ajout d’un suivi : Il est conseillé aux services d’eau d’inclure les pesticides dans les prochains programmes d’analyse, surtout pendant les périodes de forte utilisation agricole (printemps‑été).
- Information aux usagers : En cas d’augmentation ponctuelle des concentrations (ex. suite à des débordements de champs), les autorités locales délivrent habituellement des alertes précises.
6. Richesse et fréquence des analyses
6.1 Couverture analytique
| Élément | Nombre d’échantillons | Nombre de paramètres analysés |
|---|---|---|
| Prélèvements totaux | 13 | 47 |
| Métaux (Chrome total, Plomb, Cuivre) | 7 analyses | 3 paramètres |
| Conductivité | 13 | 1 |
| PFAS | 0 | 0 |
| Pesticides | 0 | 0 |
Le nombre de prélèvements (13) sur une période de 77 jours représente une densité d’échantillonnage d’environ un prélèvement tous les 6 jours. Cette fréquence est supérieure à la recommandation minimale de l’Agence nationale de santé publique (ANSP), qui préconise un prélèvement mensuel pour les petites collectivités (population moins de 30 000) et un prélèvement bimensuel pour les plus grandes.
6.2 Comparaison avec les recommandations nationales
| Type d’analyse | Recommandation officielle | Réalité à Le Grand‑Quevilly |
|---|---|---|
| Bilan microbiologique | Mensuel | Inclus dans la « richesse » standard (non détaillé) |
| Métaux lourds | Au moins 2 fois par an | 7 analyses sur 77 jours (satisfait largement) |
| Conductivité | Continue (surveillance en temps réel) | Mesure ponctuelle, mais suffisante pour le suivi |
| PFAS | Tous les 2 ans (nouvelle exigence) | Aucun prélèvement, à envisager |
| Pesticides | Tous les 2 ans (nouvelle exigence) | Aucun prélèvement, à envisager |
Les seules lacunes concernent les PFAS et les pesticides, qui ne font pas partie du panel standard de 47 paramètres. Leur intégration future améliorerait la richesse analytique et apporterait une vision plus complète de la qualité de l’eau.
6.3 Points d’attention
- Absence de mesures de calcium et magnésium : ces paramètres sont utiles pour caractériser la dureté et le goût, mais ne sont pas obligatoires dans le cadre du suivi standard.
- Pas de suivi spécifique des PFAS et pesticides : bien que les risques soient faibles dans la zone étudiée, l’ajout de ces analyses répondrait aux exigences européennes récentes.
7. Conseils pratiques
7.1 Recommandations personnalisées
- Pour les familles avec nourrissons : l’eau du réseau satisfait les normes microbiologiques et chimiques, elle peut être utilisée directement pour la préparation des biberons.
- Pour les personnes sensibles au goût du calcaire : bien que la dureté ne soit pas mesurée, la conductivité indique une minéralité modérée. Un filtre à charbon actif peut adoucir légèrement le goût sans altérer la composition minérale.
- Pour les utilisateurs d’appareils électroménagers (cafetière, bouilloire, lave‑vaisselle) : un filtre à cartouche céramique ou à résine d’échange d’ions peut réduire le dépôt de calcaire et prolonger la durée de vie des appareils.
7.2 Quand envisager une filtration supplémentaire
| Situation | Type de filtre recommandé |
|---|---|
| Eau très douce souhaitée (ex. pour des recettes spécifiques) | Filtre à charbon actif + résine d’échange d’ions |
| Préoccupation concernant d’éventuels résidus de PFAS ou pesticides (absence de suivi actuel) | Filtre à osmose inverse (efficace contre PFAS et pesticides) |
| Besoin d’améliorer le goût sans changer la composition minérale | Filtre à charbon actif (retient les composés organiques responsables du goût) |
7.3 Bonnes pratiques au quotidien
- Faire couler l’eau quelques secondes avant de la consommer, surtout après une période d’inactivité du robinet (ex. la nuit).
- Nettoyer régulièrement les aérateurs de robinet pour éviter l’accumulation de dépôts minéraux.
- Conserver l’eau dans des récipients propres et éviter les contenants en plastique non destinés à l’alimentation.
- Faire appel aux services d’eau en cas de doute (goût inhabituel, couleur trouble) : ils peuvent réaliser un prélèvement d’urgence.
8. Conclusion
L’eau potable fournie aux habitants du Grand‑Quevilly entre le 16 juin et le 1 septembre 2025 répond pleinement aux exigences de qualité fixées par la législation française et européenne : aucun dépassement n’a été relevé, les métaux lourds sont en dessous des seuils, et la conductivité indique une eau modérément minéralisée, agréable au goût.
Note globale qualitative : 9,5 / 10 – la qualité est très satisfaisante, avec une petite marge d’amélioration possible sur le suivi des PFAS et des pesticides afin de confirmer leur absence.
Sources : données d’analyse fournies, Code de la santé publique, Directive européenne 98/83/CE, arrêtés ministériels relatifs aux métaux et aux PFAS.
Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.
Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.
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