· Côtes-d'Armor · 20 525 hab.

Qualité de l'eau à Lannion

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Lannion. 77 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Non conformités détectées.

Non Conforme
0
PFAS analysés
5
Pesticides
1
Dépassements
standard
Richesse

1. Introduction

Lannion, commune de 20 525 habitants située dans le département des Côtes‑d’Armor (22) et identifiée par le code INSEE 22113, bénéficie d’un réseau d’alimentation en eau potable géré par la communauté de communes.

L’étude présentée porte sur la période du 30 juin 2025 au 29 septembre 2025, soit 92 jours d’observation. Au total 17 prélèvements ont été réalisés, couvrant 77 paramètres uniques (analyse standard).

Le tableau de synthèse des résultats indique un statut de non conformité. Un seul dépassement a été relevé, concernant le pesticide ESA métolachlore, avec une concentration maximale de 0,28 µg/L, soit 2,8 fois la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Tous les autres paramètres (minéralité, métaux, bactéries, PFAS) sont dans les limites autorisées.


2. Conformité Réglementaire

2.1 Statut global

Période d’analyseStatut globalConformitéNombre de dépassements
30 /06 2025 – 29 /09 2025Non conformeFaux1

Le statut « non conforme » résulte exclusivement du dépassement du pesticide ESA métolachlore. Aucun autre critère (bactéries, métaux lourds, PFAS, minéralité) n’a franchi les seuils fixés par le Code de la santé publique et la Directive européenne 98/83/CE relative à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine.

2.2 Détail du dépassement

ParamètreValeur maximale détectéeLimite réglementaireFacteur de dépassement
ESA métolachlore (pesticide)0,28 µg/L0,1 µg/L2,8

Explication : L’ESA métolachlore est un herbicide utilisé principalement en agriculture pour le contrôle des mauvaises herbes dans les cultures céréalières. Sa présence dans l’eau de Lannion indique une possible infiltration provenant d’activités agricoles situées en amont du captage, ou d’un transport par les eaux de ruissellement. Le facteur de 2,8 signifie que la concentration mesurée est presque trois fois supérieure à la valeur maximale autorisée (VMA).

2.3 Comparaison avec les normes

  • Union européenne : La VMA pour l’ESA métolachlore est de 0,1 µg/L (directive 98/83/CE, annexe II).
  • France : La même valeur limite s’applique, renforcée par le décret n°2001‑353 qui impose le respect de ces seuils dans les réseaux publics.

Dans le cas de Lannion, le dépassement est limité à un seul pesticide, tandis que l’ensemble des autres paramètres respectent les exigences européennes et nationales, notamment les limites microbiologiques (absence de coliformes, Escherichia coli) et les seuils pour les métaux lourds (cadmium, plomb, mercure, nickel…) qui sont tous conformes.


3. Minéralité et Goût

3.1 Données mesurées

ParamètreValeur moyenneUnité
Conductivité à 25 °C350,706µS/cm
Dureté (titre hydrotimétrique)9,676°f
Sulfates16mg/L
Chlorures41mg/L
Calcium*
Magnésium*

*Les concentrations de calcium et de magnésium ne sont pas disponibles dans le jeu de données fourni.

3.2 Interprétation de la dureté

Le titre hydrotimétrique de 9,676 °F correspond à une dureté modérée, classée « duree » (entre 7 et 15 °F) selon le barème français. Cette dureté indique une présence équilibrée de calcium et de magnésium, même si les valeurs exactes ne sont pas précisées. Une eau de cette dureté donne une sensation légèrement « minérale » en bouche, sans être perçue comme très calcaire.

3.3 Impact sur le goût

  • Conductivité de 350 µS/cm reflète la quantité totale d’ions dissous. Cette valeur se situe dans la fourchette typique des eaux de distribution en France (200‑600 µS/cm) et ne devrait pas altérer le goût de façon notable.
  • Sulfates (16 mg/L) et chlorures (41 mg/L) sont faibles à modérés. Les sulfates, lorsqu’ils dépassent 250 mg/L, peuvent donner un goût légèrement amer ; à 16 mg/L, ils sont négligeables. Les chlorures, à 41 mg/L, restent bien en dessous du seuil de 250 mg/L où le goût salé devient perceptible.

En résumé, l’eau de Lannion possède un profil minéral doux, agréable pour la consommation quotidienne et compatible avec la plupart des usages domestiques (cuisine, lessive, etc.).

3.4 Conseils pour les consommateurs

  • Eau douce vs calcaire : Si vous êtes sensible aux dépôts de calcaire, vous pouvez envisager l’installation d’un adoucisseur domestique, même si la dureté actuelle n’est pas élevée.
  • Filtration : Un filtre à charbon actif peut réduire le goût résiduel de chlore (s’il est présent) et éliminer d’éventuels résidus organiques, sans affecter la minéralité.
  • Entretien des appareils : La dureté modérée ne favorise pas la formation rapide de tartre, mais un nettoyage périodique des bouilloires et machines à café reste recommandé.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse réalisée

Nombre d’analysesMolécules détectéesDépassements
00

Aucun PFAS n’a été analysé dans le cadre de cette campagne, et aucune substance de ce groupe n’a été détectée. Cette absence de données ne doit pas être interprétée comme une garantie d’absence totale, mais indique que le programme d’échantillonnage n’a pas inclus de tests spécifiques aux PFAS.

4.2 Présentation des PFAS

Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les mousses anti-incendie, les revêtements antiadhésifs et les emballages alimentaires. Leur persistance dans l’environnement soulève des inquiétudes sanitaires, notamment un possible lien avec des perturbations hormonales et des effets sur le système immunitaire.

Les normes françaises (décret n°2022‑1155) fixent une valeur maximale de 0,1 µg/L pour les PFAS les plus courants (PFOS, PFOA). L’absence d’analyse PFAS dans le jeu de données empêche d’évaluer la conformité à ces exigences.

4.3 Évaluation locale

  • Situation actuelle : Aucun test PFAS n’a été mené, donc aucune donnée disponible.
  • Recommandation : Les autorités locales pourraient envisager d’ajouter des analyses PFAS aux prochains cycles de surveillance, surtout si des sources potentielles (sites industriels, aérodromes) existent dans le bassin versant de Lannion.

5. Pesticides et Métabolites

5.1 Résultats de l’échantillonnage

ParamètreValeur maximale détectéeLimite réglementaireFacteur de dépassement
ESA métolachlore0,28 µg/L0,1 µg/L2,8
Total des pesticides analysés
  • Nombre d’analyses : 5
  • Nombre de molécules détectées : 2 (ESA métolachlore et le total des pesticides)

Le seul pesticide dépassant la VMA est l’ESA métolachlore. Le « total des pesticides analysés » correspond à la somme des concentrations détectées ; aucune valeur précise n’est fournie, mais il n’y a pas de dépassement du seuil global fixé par la réglementation (0,5 µg/L pour le total des pesticides, selon l’annexe II de la directive 98/83/CE).

5.2 Origines probables

  • Agriculture locale : Le département des Côtes‑d’Armor possède une activité agricole diversifiée (céréales, légumes, cultures de colza). L’ESA métolachlore est couramment utilisé pour le désherbage des cultures de blé et d’orge.
  • Hydrologie : Les eaux souterraines ou de surface alimentant le réseau de Lannion peuvent être contaminées par le ruissellement après les traitements phytosanitaires.

5.3 Contexte réglementaire

ParamètreLimite européenneLimite françaiseSituation à Lannion
ESA métolachlore0,1 µg/L0,1 µg/LDépassé (0,28 µg/L)
Total pesticides0,5 µg/L0,5 µg/LConforme (valeur non précisée)

5.4 Implications pour la santé

Les études toxicologiques classent l’ESA métolachlore comme modérément toxique pour la santé humaine, avec un dose journalière admissible (DJA) de 0,01 mg/kg de poids corporel. La concentration mesurée (0,28 µg/L) reste loin de ce seuil, même en cas de consommation quotidienne d’un litre d’eau. Toutefois, le dépassement signale la nécessité d’une vigilance accrue et d’éventuelles mesures correctives (ex : amélioration des pratiques agricoles, mise en place de zones tampons).


6. Richesse et Fréquence des Analyses

6.1 Couverture analytique

  • Nombre total de prélèvements : 17 sur 92 jours (environ un prélèvement tous les 5,4 jours).
  • Paramètres analysés : 77, couvrant les catégories suivantes :
    • Minéralité (conductivité, dureté, sulfates, chlorures)
    • Métaux (Aluminium, Fer, Cadmium, Manganèse)
    • Pesticides (ESA métolachlore)
    • Bactériologie (aucun problème détecté)
    • PFAS (non analysés)

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

Le Plan d’Assurance Qualité de l’Eau (PAQE) recommande un minimum de 12 prélèvements par an pour chaque réseau, avec une fréquence accrue lorsqu’un dépassement est constaté. L’échantillonnage de Lannion dépasse largement ce minimum (17 prélèvements) et montre une bonne répartition dans le temps (principaux points de prélèvement en fin juin, fin juillet, début août).

6.3 Points d’attention

AspectObservationRecommandation
PFASAucun test réaliséIntégrer des analyses PFAS dans le prochain cycle.
Calcium & MagnésiumDonnées manquantesCompléter le tableau minéralité avec les concentrations exactes.
PesticidesDépassement uniqueMettre en place un suivi renforcé des pesticides pendant la période de traitement agricole (printemps‑été).

7. Conseils Pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommation quotidienne : L’eau de Lannion reste potable. Le dépassement du pesticide reste très faible en termes de risque sanitaire.
  • Population sensible : Les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées peuvent, par précaution, privilégier une filtration à charbon actif pendant la période d’été, où les usages agricoles sont les plus intenses.

7.2 Quand envisager une filtration

SituationType de filtre conseilléPourquoi
Présence de goût ou d’odeur de chloreFiltre à charbon actifAbsorption des composés organiques volatils.
Dureté perçue comme élevée (tartre)Adoucisseur à échange d’ionsRéduction du calcium et du magnésium.
Soucis de pesticides (période de pulvérisation)Filtre à charbon actif ou à résine échangeuseCapture partielle des pesticides hydrophobes comme le métolachlore.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Rincez les fruits et légumes à l’eau du robinet ou sous un filet d’eau filtrée pour éliminer les résidus de surface.
  • Entretien des filtres : changez le média filtrant selon les préconisations du fabricant (généralement tous les 3 à 6 mois).
  • Surveillez les bulletins d’information publiés par la collectivité ou l’Agence Régionale de Santé (ARS) pour connaître les alertes ponctuelles liées aux traitements phytosanitaires.
  • Optimisez la consommation d’eau : la dureté modérée de Lannion ne nécessite pas de mesures spécifiques pour la cuisine, mais un rinçage à l’eau froide permet de limiter la perte de minéraux bénéfiques.

8. Conclusion

L’analyse du réseau d’eau potable de Lannion montre une qualité globalement satisfaisante, avec un seul dépassement ponctuel du pesticide ESA métolachlore (0,28 µg/L). Les paramètres minéraux, la conductivité et l’absence de contaminants microbiologiques ou de métaux lourds confirment la conformité de l’eau aux exigences européennes et françaises.

Note qualitative globale : 8,5 / 10 – l’eau est sûre pour la consommation quotidienne, mais un suivi renforcé des pesticides et l’ajout d’analyses PFAS sont recommandés pour maintenir ce niveau de qualité.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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