· Val-de-Marne · 31 338 hab.

Qualité de l'eau à L'Haÿ-les-Roses

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à L'Haÿ-les-Roses. 621 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
21
PFAS analysés
40
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

L’Haÿ‑les‑Roses, commune du Val‑de‑Marne (code INSEE 94038, code postal 94240), compte aujourd’hui environ 31 338 habitants. L’eau du robinet provient du réseau public d’eau de la communauté d’agglomération du Grand Paris, alimenté par les grands barrages de la Seine‑Marne et de la Marne.

L’étude présentée porte sur la période du 12 juin 2025 au 26 septembre 2025, soit 107 jours d’observation. Au total 32 prélèvements ont été effectués, couvrant 621 paramètres différents, ce qui classe la campagne d’analyse parmi les plus complètes réalisées à l’échelle communale.

Le tableau ci‑dessous résume le statut de conformité :

Élément évaluéStatutCommentaire
Conformité globaleConformeAucun dépassement des valeurs limites n’a été relevé
PFASConforme6 molécules détectées, aucune concentration au‑delà des seuils
PesticidesConforme1 molécule détectée, aucune valeur dépassant la norme
MétauxConformeAluminium total et fer total mesurés, pas de dépassement
BactériologieConformeAucun problème signalé

En bref, l’eau du robinet à L’Haÿ‑les‑Roses respecte l’ensemble des exigences réglementaires françaises et européennes pendant la période étudiée.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le statut global est indiqué comme « conforme ». Le critère « estConforme » vaut true et le nombre de dépassements est 0. Aucun facteur de dépassement (max = 1) n’a été enregistré.

2.2 Détail des éventuels dépassements

  • PFAS : 6 molécules ont été détectées (PFBA, PFOS, PFHXS, PFHXA, PFPEA et la somme de 20 substances PFAS). Toutes les concentrations sont en dessous des limites fixées par le règlement CE 2023/2285 (0,1 µg/L pour chaque substance et 0,2 µg/L pour la somme des 20 substances).
  • Pesticides : le seul résidu identifié, chlorothalonil, apparaît à des niveaux inférieurs à la valeur maximale autorisée (0,1 µg/L).
  • Métaux : aluminium total et fer total sont présents, mais leurs concentrations restent en dessous des seuils fixés respectivement à 200 µg/L (aluminium) et 200 µg/L (fer).

Aucun dépassement n’a donc nécessité la mise en place d’une alerte sanitaire ou d’une mesure corrective.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur maximale autorisée (UE/France)Valeur observée (moyenne)Situation
PFOS0,1 µg/Lmoins de 0,1 µg/LConforme
Somme de 20 PFAS0,2 µg/Lmoins de 0,2 µg/LConforme
Chlorothalonil0,1 µg/Lmoins de 0,1 µg/LConforme
Aluminium total200 µg/Lmoins de 200 µg/LConforme
Fer total200 µg/Lmoins de 200 µg/LConforme
Conductivité2500 µS/cm (directive)509 µS/cmBien en dessous
Dureté (titre hydrotimétrique)aucune limite réglementaire, mais moins de 30 °f considéré « modérément dur »24,6 °fConformité assurée

Tous les paramètres contrôlés se situent donc dans les marges de sécurité prévues par la réglementation.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse du calcium, du magnésium et de la dureté

ÉlémentConcentration moyenneUnité
Calcium88,7mg/L
Magnésium3,5mg/L
Sodium10,8mg/L
Potassium2,7mg/L
Chlorures29,6mg/L
Sulfates22,3mg/L
Conductivité (25 °C)508,9µS/cm
Titre hydrotimétrique (dureté)24,6°f

Le titre hydrotimétrique de 24,6 °f correspond à une dureté modérée, généralement traduite en 150 mg/L de CaCO₃. Cette valeur se situe dans la fourchette « eau moyennement dure », appréciée pour son équilibre entre goût et dépôt calcaire.

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium : contribue à une saveur légèrement « minérale », perçue comme rafraîchissante.
  • Magnésium : présent à faible concentration, n’influence pas fortement le goût.
  • Sodium : à 10,8 mg/L, la teneur en sel est très basse, aucun goût salé perceptible.
  • Chlorures et sulfates : leurs concentrations restent dans les limites où ils n’altèrent pas la perception gustative.

Dans l’ensemble, l’eau de L’Haÿ‑les‑Roses possède un profil gustatif neutre à légèrement minéral, jugé agréable par la plupart des consommateurs.

3.3 Conseils pour les usagers

SituationRecommandation
Préférence pour une eau très douce (ex. : usage en cuisine où les dépôts calciques sont indésirables)Faire couler quelques secondes avant usage ou installer un adoucisseur à résine (optionnel).
Préférence pour le goût minéral (ex. : dégustation à l’état pur)Consommer directement du robinet, aucune filtration supplémentaire n’est nécessaire.
Protection des appareils électroménagers (lave‑vaisselle, bouilloire)Utiliser un filtre à charbon actif ou un filtre à sable fin pour limiter les dépôts, bien que le risque de calcaire soit limité.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Étendue de l’analyse

  • Nombre d’analyses réalisées : 21.
  • Molécules recherchées : 20 substances appartenant à la famille des per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS).
  • Molécules détectées : 6 : PFBA, PFOS, PFHXS, PFHXA, PFPEA et la somme de 20 substances.

Aucune des concentrations mesurées n’a dépassé les seuils d’alerte fixés par la législation européenne (0,1 µg/L pour chaque substance, 0,2 µg/L pour la somme).

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS sont des composés chimiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et divers produits de consommation. Leur persistance dans l’environnement soulève des inquiétudes quant à l’accumulation biologique et à certains effets potentiels sur la santé (perturbations endocriniennes, impacts sur le système immunitaire).

4.3 Évaluation locale

  • La présence de PFBA, PFOS, PFHXS, PFHXA et PFPEA indique une trace d’infiltration provenant probablement de sources industrielles ou de rejets de mousses anti‑incendie situées dans le bassin versant.
  • Le fait que les concentrations restent inférieures aux limites réglementaires signifie que, pour le moment, l’exposition de la population via l’eau du robinet est faible et jugée sans risque.
  • La veille permanente du service d’eau (analyses mensuelles) assure une détection précoce d’éventuelles augmentations.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécule détectée

  • Chlorothalonil (code R471811) a été identifié dans 1 sur 40 analyses. Aucun dépassement des valeurs limites n’a été constaté.

5.2 Origine probable

Le chlorothalonil est un fongicide largement employé en agriculture (culture de fruits, légumes, vignes). Le Val‑de‑Marne possède une zone agricole périphérique où ce produit peut être utilisé. Des ruissellements ponctuels ou des infiltrations dans le sol peuvent expliquer la trace détectée dans l’eau de distribution.

5.3 Niveau par rapport aux normes

  • Valeur maximale autorisée : 0,1 µg/L (directive UE 2023/2285).
  • Concentration mesurée : moins de 0,1 µg/L (détectée mais non quantifiée précisément, ce qui signifie qu’elle se situe en dessous du seuil de quantification).

Le résultat confirme que l’exposition au chlorothalonil via le robinet est négligeable.

5.4 Contexte agricole

Le Val‑de‑Marne, bien que fortement urbanisé autour de Paris, conserve des secteurs agricoles (céréales, maraîchage). Les pratiques de lutte phytosanitaire y sont encadrées par la réglementation française, qui impose des limites de résidus strictes pour protéger les eaux souterraines. La trace détectée s’inscrit donc dans le cadre normal de la surveillance environnementale.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

Type d’analyseNombre d’échantillonsNombre de paramètres uniquesNiveau de richesse
Général (physico‑chimie, minéralité)32621Très complète
PFAS2120 substances cibléesTrès complète
Pesticides401 substance détectéeTrès complète
Métaux72 métaux détectésComplète
BactériologieAucun problème signalé

La campagne a donc couvert plus de six cents paramètres, bien au‑delà du nombre moyen recommandé (environ 200 paramètres) par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) pour les réseaux d’eau potable.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

  • Fréquence des prélèvements : la réglementation impose au minimum un prélèvement mensuel pour chaque point de contrôle. Avec 32 prélèvements sur 107 jours, la moyenne est d’un prélèvement tous les 3,3 jours, largement supérieure aux exigences.
  • Nombre d’analyses PFAS : la directive européenne encourage un bilan annuel de 20 substances. L’étude en a réalisé 21, démontrant une vigilance accrue.
  • Pesticides : le nombre de contrôles (40) dépasse largement le minimum recommandé (12 par an).

6.3 Points d’attention éventuels

  • Absence de données sur la température de l’eau et sur les variations saisonnières (les prélèvements couvrent l’été, période où la consommation est plus importante).
  • Pas de suivi de la présence de micro‑plastiques qui, bien que non obligatoire, commence à être intégré dans les programmes de surveillance de certaines collectivités.

Dans l’ensemble, la qualité de la surveillance dépasse les exigences légales, assurant une bonne maîtrise des risques.


7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommer l’eau du robinet : les analyses confirment une eau saine, sans risque sanitaire.
  • Faire couler le robinet quelques secondes avant utilisation (ex. : remplissage de la bouilloire) afin d’éliminer le volume d’eau stagnante dans les tuyaux.
  • Conserver les bouteilles d’eau à l’abri de la lumière directe et à température ambiante pour éviter toute altération du goût.

7.2 Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre recommandéRaisons
Préférence pour un goût ultra‑douxFiltre à résine échangeuse d’ions (adoucisseur)Réduit la dureté et le goût minéral.
Protection contre d’éventuels résidus organiquesFiltre à charbon actifRetient les composés organiques résiduels, même si leur concentration est déjà très faible.
Préoccupation particulière pour les PFASFiltre à charbon actif à haute capacité ou filtre à nanofiltrationEfficace sur les PFAS, mais non indispensable vu les concentrations actuelles.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Nettoyer régulièrement les aérateurs (aérateurs de robinets) pour éviter l’accumulation de dépôts minéraux.
  • Vérifier les installations (tuyauterie interne) en cas de goût inhabituel ou d’odeur persistante (ex. : odeur de chlore).
  • Participer aux enquêtes locales (consultations publiques) sur la qualité de l’eau afin de rester informé des évolutions du réseau.

8. Conclusion

Les résultats de la campagne d’analyse (juin‑septembre 2025) montrent que l’eau du robinet à L’Haÿ‑les‑Roses est conforme à toutes les exigences françaises et européennes, tant sur le plan microbiologique que chimique. La minéralité modérée confère un goût agréable, tandis que les traces de PFAS et de pesticide restent nettement inférieures aux seuils de sécurité.

Note qualitative globale : 9,5 / 10 – une eau de très bonne qualité, surveillée de façon rigoureuse et rassurante pour les usagers.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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