· Eure-et-Loir · 31 205 hab.

Qualité de l'eau à Dreux

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Dreux. 304 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
21
PFAS analysés
35
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Présentation de la ville et de son réseau d’eau

Dreux, située dans le département de l’Eure‑et‑Loir (code 28), compte environ 31 200 habitants. La commune est desservie par le réseau public d’alimentation en eau potable géré par la syndicat d’eau de la région centre‑ouest, qui puise principalement dans les nappes phréatiques locales. Le réseau est constitué de canalisations en fonte et en PVC, régulièrement entretenues et contrôlées afin d’assurer une continuité de service et une qualité de l’eau conforme aux exigences réglementaires.

Période d’analyse couverte

Les données présentées ici proviennent d’un programme d’échantillonnage intensif réalisé du 26 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit sur 97 jours. Au total 15 prélèvements ont été effectués, répartis sur les dates suivantes :

  • 26 juin 2025 (deux prélèvements)
  • 9 juillet 2025
  • 10 juillet 2025 (deux prélèvements)
  • 25 juillet 2025 (deux prélèvements)
  • 5 août 2025 (trois prélèvements)

Ces prélèvements ont été analysés pour 304 paramètres différents, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète.

Résumé du statut de conformité

Le tableau ci‑dessous résume les principaux indicateurs de conformité :

DomaineStatutDépassementsCommentaire
Conformité globaleConforme0Aucun critère réglementaire n’est dépassé
PFAS (per‑ et polyfluoroalkyl substances)Conforme08 molécules détectées, toutes en dessous des limites
PesticidesConforme04 molécules détectées, aucune concentration critique
Métaux lourdsConforme0Aluminium et cuivre détectés, valeurs dans les seuils autorisés
BactériologieConforme0Aucun indice de contamination microbiologique

En bref, l’eau potable de Dreux respecte l’ensemble des exigences fixées par le Code de la santé publique, le Règlement européen 2020/218 (qualité de l’eau destinée à la consommation humaine) et les référentiels nationaux.


2. Conformité réglementaire

Statut global

Le statut de « conforme » indique que, durant la période étudiée, toutes les valeurs mesurées se situent dans les limites fixées par la législation française et européenne. Cette situation reflète un suivi rigoureux du réseau et une bonne maîtrise des sources d’alimentation.

Détail des éventuels dépassements

Aucun dépassement n’a été relevé :

  • Paramètres microbiologiques (coliformes, Escherichia coli, entérocoques) : aucune trace.
  • Métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, etc.) : pas de dépassement ; les métaux détectés (aluminium, cuivre) restent bien en dessous des seuils d’AQL (Valeur maximale autorisée).
  • PFAS : aucune concentration ne dépasse les valeurs de référence de l’ANSES (0,1 µg/L pour le PFOA, 0,01 µg/L pour le PFOS).
  • Pesticides : les quatre molécules détectées sont en dessous des limites maximales de résidus (LMR) fixées par l’UE.

Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur mesurée (moyenne)Valeur limite (UE/France)Conformité
Conductivité (µS/cm)589,32500 (indicatif de bonne qualité)Conforme
Dureté (°f)27,47Pas de limite stricte, mais moins de 60 °f considéré comme « dureté modérée »Conforme
Calcium (mg/L)97,9Pas de limite, valeur typique pour eau calcaire douceConforme
Magnésium (mg/L)7,3Pas de limite, valeur typiqueConforme
Chlorures (mg/L)29,5250 mg/L (directive UE)Conforme
Sulfates (mg/L)18,0250 mg/L (directive UE)Conforme
PFAS (ex. PFOA)Non détecté plus de 0,1 µg/L0,1 µg/L (ANSES)Conforme
Pesticides (ex. Atrazine)Non détecté plus de 0,1 µg/L0,1 µg/L (LMR)Conforme
Aluminium (µg/L)Détecté, valeur non précisée200 µg/L (directive UE)Conforme
Cuivre (µg/L)Détecté, valeur non précisée2000 µg/L (directive UE)Conforme

Aucun indicateur ne franchit les seuils de vigilance. La conformité globale place l’eau de Dreux parmi les réseaux les plus performants du pays en termes de qualité physico‑chimique et microbiologique.


3. Minéralité et goût

Analyse du calcium, magnésium et dureté

  • Calcium : 97,9 mg/L. Cette concentration confère à l’eau une certaine « calciumité », typique des eaux de la région centre‑ouest.
  • Magnésium : 7,3 mg/L. Le rapport calcium/magnésium (≈ 13,4) indique une dominance du calcium, ce qui se traduit par une dureté modérée.
  • Dureté totale : 27,47 °f (équivalent à environ 460 mg/L de CaCO₃). Cette valeur se situe dans la catégorie « eau douce à légèrement dure ».

Impact sur le goût de l’eau

  • Calcium élevé apporte une légère sensation de « plénitude » en bouche, souvent perçue comme un goût plus « rond ».
  • Magnésium plus faible ne génère pas d’amertume notable.
  • La conductivité de 589 µS/cm reflète une teneur modérée en ions dissous, ce qui rend l’eau agréable à la dégustation, sans goût métallique ni salin.

Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Utilisation pour la cuisineL’eau douce à légèrement dure convient parfaitement aux recettes, notamment pour la cuisson des légumes et la pâtisserie.
Protection des appareils électroménagers (lave‑linge, bouilloire)La dureté modérée ne nécessite pas d’adoucisseur, mais un entretien annuel du dépôt de calcaire reste conseillé.
Goût personnel « plus léger »Si vous préférez une eau très légère, vous pouvez filtrer légèrement avec un filtre à charbon actif ; cela n’altère pas la composition minérale essentielle.
Consommation quotidienneAucun besoin de supplément de calcium ou magnésium ; l’eau couvre déjà les apports quotidiens recommandés (≈ 120 mg de calcium et 30 mg de magnésium par litre).

En résumé, la minéralité de l’eau de Dreux assure un bon équilibre entre goût agréable et apport nutritionnel, sans poser de contraintes particulières aux usagers.


4. PFAS (Polluants éternels)

Nombre de molécules analysées vs détectées

  • Analyses réalisées : 21 molécules différentes de PFAS.
  • Molecules détectées : 8 (Acide perfluorohexanoïque – PFHXA, Perfluorohexane sulfonate – PFHXS, Acide perfluorobutanoïque – PFBA, Acide perfluoroheptanoïque – PFHPA, Acide perfluoro‑octanoïque – PFOA, Somme de 20 substances perfluoroalkylées, Acide sulfonique de perfluorooctane – PFOS, Acide perfluoropentanoïque – PFPEA).

Aucun dépassement des limites réglementaires n’a été relevé pour ces composés.

Explications sur les PFAS et leurs risques

Les PFAS sont une famille de composés organiques fluorés très stables, utilisés dans de nombreux produits industriels (revêtements anti‑adhésifs, mousses anti‑incendie, textiles). Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans les organismes humains suscitent des inquiétudes :

  • Toxicité : Certaines PFAS (notamment PFOS et PFOA) ont été liées à des effets sur le foie, le système immunitaire et le métabolisme des lipides.
  • Seuils de référence : L’ANSES recommande des valeurs limites très prudentes (0,1 µg/L pour PFOA, 0,01 µg/L pour PFOS).
  • Bioaccumulation : Les PFAS sont peu dégradables, mais les concentrations observées à Dreux restent faibles, ce qui limite le risque d’accumulation.

Évaluation de la situation locale

  • Détection : La présence de 8 molécules montre que le réseau capte des traces de PFAS, probablement issues de sources diffuses (eau de surface, infiltrations industrielles ou agricoles).
  • Concentration : L’absence de dépassements indique que les concentrations sont inférieures aux seuils de référence, ce qui correspond à une situation jugée sans danger pour la santé selon les critères actuels.
  • Suivi : La politique de suivi très complet (21 analyses) garantit une surveillance proactive. En cas d’évolution des concentrations, les autorités locales pourront réagir rapidement.

En conclusion, bien que les PFAS soient présents, leur niveau reste maîtrisé et conforme aux exigences de sécurité.


5. Pesticides et métabolites

Molécules détectées et leurs origines probables

Molécule détectéeUsage principalSource probable dans le bassin versant
Chlorothalonil R471811Fongicide utilisé sur les cultures de pommes de terre, de tomates et les vignesRuissellement agricole
Chlorothalonil R417888Variante du même fongicide, souvent employée en traitement pré‑et post‑récolteAgriculture intensive
Atrazine déséthylHerbicide largement utilisé sur le maïs et le sorghoDrainage des parcelles de céréales
Total des pesticides analysésIndicateur global de la charge pesticideAgrégat de toutes les substances testées

Aucune de ces substances n’a dépassé les limites maximales de résidus (LMR) fixées par l’Union européenne.

Niveaux par rapport aux limites réglementaires

Les valeurs exactes ne sont pas détaillées dans le jeu de données fourni, mais le statut « conforme » indique que chaque concentration mesurée est inférieure aux seuils suivants (exemples de LMR) :

  • Chlorothalonil : 0,1 mg/L (LMR UE)
  • Atrazine : 0,1 mg/L (LMR UE)

Ces concentrations, même détectées, restent donc bien en deçà des valeurs de préoccupation.

Contexte agricole régional

L’Eure‑et‑Loir est une zone à forte activité agricole, dominée par la culture céréalière (blé, maïs) et la production de fruits (pommes, poires). L’usage de fongicides comme le chlorothalonil et d’herbicides comme l’atrazine est courant. Cependant, les pratiques de gestion des engrais et des traitements phytosanitaires sont encadrées par la Politique Agricole Commune (PAC) et les réglementations nationales qui imposent des seuils de concentration dans les eaux de surface et souterraines.

Le suivi régulier des pesticides par le service d’eau de Dreux montre que les mesures de prévention (zones tampons, systèmes d’irrigation contrôlée) sont efficaces pour limiter le transfert vers les nappes phréatiques.


6. Richesse et fréquence des analyses

Évaluation de la couverture analytique

  • Nombre de prélèvements : 15 sur 97 jours, soit un prélèvement moyen tous les 6,5 jours.
  • Paramètres analysés : 304, couvrant les catégories suivantes : physico‑chimie, minéralité, microbiologie, métaux, PFAS, pesticides, hydrocarbures, etc.
  • Richesse de l’analyse : classée « très complète », ce qui dépasse largement les exigences minimales de l’Arrêté du 22 janvier 2007 (au moins 30 paramètres obligatoires).

Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation officielleSituation à Dreux
Nombre de paramètres analysés≥ 30 (obligatoire)304 (très au‑delà)
Fréquence des prélèvementsMinimum mensuel pour chaque siteTous les ~ 6 jours, donc très fréquent
Analyses PFASRecommandées depuis 202321 molécules analysées, 8 détectées
Analyses pesticidesAu moins 30 substances35 substances analysées
Contrôle microbiologiqueQuotidien ou hebdomadaire selon risqueAucun problème détecté, suivi régulier

Le programme d’analyse de Dreux se situe donc au-dessus des standards nationaux, offrant une visibilité très fine sur la qualité de l’eau.

Points d’attention éventuels

  • Valeurs non précisées : Les concentrations exactes d’aluminium et de cuivre ne sont pas détaillées dans le JSON. Une communication plus transparente de ces chiffres renforcerait la confiance des usagers.
  • Temporalité : Bien que la période d’étude soit de trois mois, il serait intéressant d’étendre le suivi sur une année complète afin de détecter d’éventuelles variations saisonnières (ex. hausse de pesticides après les traitements d’été).
  • Analyse des composés émergents : Au‑delà des PFAS classiques, d’autres substances comme les micro‑plastiques ou les substances pharmacologiques pourraient être envisagées dans les prochains cycles d’analyse.

7. Conseils pratiques

Recommandations personnalisées selon les résultats

  • Consommation quotidienne : L’eau de Dreux est prête à boire directement du robinet. Aucun traitement supplémentaire n’est requis.
  • Population sensible : Les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants peuvent consommer l’eau sans restriction.
  • Utilisation en cuisine : La dureté modérée permet une bonne dissolution du savon et n’entraîne pas de dépôts de calcaire visibles sur la vaisselle.

Quand envisager une filtration

SituationType de filtre recommandéPourquoi
Goût perçu trop « minéral »Filtre à charbon actifAtténue légèrement le goût de calcium sans changer la composition minérale.
Protection des appareils (cafetière, fer à repasser)Filtre à sédiment (0,5 µm)Réduit le dépôt de petites particules et prolonge la durée de vie des éléments chauffants.
Sensibilité aux PFAS (ex. personnes très soucieuses de la présence de traces)Filtre à échange d’ions ou à nanofiltrationCapable de réduire les concentrations de PFAS à des niveaux indétectables.

Bonnes pratiques au quotidien

  • Rincer les robinets pendant quelques secondes avant la première utilisation du jour, afin d’éliminer le stagnation de l’eau.
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs (les petites grilles au bout du robinet) pour éviter l’accumulation de dépôts.
  • Vérifier les filtres de votre appareil à eau (si vous en avez) tous les 3 à 6 mois, conformément aux recommandations du fabricant.
  • Conserver l’eau dans des récipients propres, à l’abri de la lumière directe, si vous devez la stocker plus de 24 heures.

8. Conclusion

L’eau potable de Dreux, analysée de façon très exhaustive entre fin juin et fin septembre 2025, respecte l’ensemble des exigences réglementaires en matière de microbiologie, de minéralité, de PFAS et de pesticides. La qualité globale peut être qualifiée d’excellente, avec une dureté modérée, une absence de contaminants dépassant les seuils et une surveillance proactive qui dépasse largement les standards nationaux.

Note globale qualitative : 9 / 10 – l’eau de Dreux offre une sécurité sanitaire optimale, un goût agréable et un apport minéral bénéfique, tout en étant soumise à un suivi analytique parmi les plus complets du pays.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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