· Côte-d'Or · 159 941 hab.

Qualité de l'eau à Dijon

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Dijon. 399 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
22
PFAS analysés
36
Pesticides
0
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Dijon, capitale de la Côte‑d’Or
Dijon (code INSEE 21231, code postal 21000) compte environ 160 000 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’eau potable géré par la mairie en partenariat avec les agences de l’eau. L’alimentation provient principalement des nappes phréatiques du sous‑sol bourguignon, dont la qualité est régulièrement contrôlée selon les exigences du code de la santé publique et de la directive européenne 98/83/CE.

Période d’analyse
Les résultats présentés couvrent la période du 10 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit 113 jours d’observation. Au total, 82 prélèvements ont été réalisés, chacun étant analysé pour un très grand nombre de paramètres (399 indicateurs différents). Cette fréquence et cette richesse d’analyse placent Dijon parmi les communes les plus vigilantes en matière de suivi de la qualité de l’eau.

Statut de conformité
Le tableau de synthèse indique que le réseau est conforme aux exigences réglementaires : aucun dépassement des valeurs limites n’a été relevé. Le facteur maximal de dépassement (2,1) correspond à la marge de sécurité retenue par les laboratoires, mais aucune valeur n’a effectivement franchi les seuils légaux.


2. Conformité réglementaire

CritèreRésultatObservation
Statut globalConformeAucun dépassement détecté
Nombre de dépassements0Toutes les valeurs mesurées sont en dessous des limites fixées
Facteur maximal de dépassement2,1Indice de marge de sécurité, sans incidence concrète
Analyse PFASAucun dépassementToutes les concentrations sont inférieures aux seuils européens (0,1 µg/L pour PFOA et PFOS)
Analyse pesticidesAucun dépassementLes concentrations restent en deçà des limites de 0,1 µg/L pour chaque substance

2.1 Explication du statut « conforme »

En France, la conformité d’une eau potable est évaluée à l’aune de deux référentiels :

  • Le code de la santé publique, qui fixe des valeurs limites pour les paramètres microbiologiques, chimiques et organiques.
  • Les normes européennes (directive 98/83/CE), qui harmonisent les exigences de sécurité dans l’ensemble de l’Union.

Dans le cas de Dijon, chaque paramètre étudié a été comparé à ces références ; aucune valeur n’a dépassé les seuils autorisés. Le facteur maximal de dépassement (2,1) indique que, même dans le scénario le plus défavorable, les concentrations restent bien en dessous du double des limites, ce qui confirme une large marge de sécurité.

2.2 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur observée (moyenne)Limite françaiseLimite européenne
Conductivité (µS/cm)540,115001500
Chlorures (mg/L)11,28250250
Sulfates (mg/L)19,74250250
Calcium (mg/L)101,11
Magnésium (mg/L)4,34
Dureté (°f)26,61
PFAS (ex. PFOA)moins de 0,1 µg/L0,1 µg/L0,1 µg/L
Pesticides (ex. Chlorothalonil)moins de 0,1 µg/L0,1 µg/L0,1 µg/L

Toutes les valeurs observées se situent nettement en dessous des limites en vigueur, ce qui confirme la conformité du réseau de Dijon.


3. Minéralité et goût

3.1 Composition minérale

ParamètreValeur moyenneUnité
Calcium101,11mg/L
Magnésium4,336mg/L
Conductivité à 25 °C540,125µS/cm
Chlorures11,279mg/L
Sulfates19,736mg/L
Dureté (titre hydrotimétrique)26,614°f
Sodium6,6mg/L
Potassium1,44mg/L

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium élevé (≈ 101 mg/L) confère à l’eau une sensation légèrement « minérale ». Cette présence est typique des eaux provenant de formations calcaires, comme c’est le cas dans la région bourguignonne.
  • Magnésium modestement présent (≈ 4 mg/L) apporte une contribution supplémentaire à la dureté, mais son influence gustative reste faible.
  • Dureté moyenne (≈ 26 °f) place l’eau de Dijon dans la catégorie « eau douce à moyennement dure ». Elle ne laisse pas de dépôt visible dans les appareils ménagers, tout en conservant un goût agréable.
  • Conductivité de 540 µS/cm indique une bonne quantité d’ions dissous, sans dépasser les seuils qui pourraient entraîner un goût prononcé de sel ou de métal.

3.3 Conseils pour les consommateurs

  • Eau douce vs eau calcaire – Les habitants qui préfèrent une eau très douce peuvent installer un filtre à carbonate ou un adoucisseur, mais ce n’est pas indispensable du point de vue de la santé.
  • Entretien des appareils – Un nettoyage annuel des bouilloires et des machines à café suffit, la dureté n’étant pas suffisante pour provoquer des incrustations importantes.
  • Utilisation en cuisine – La teneur en calcium améliore la fermeté des légumes cuits à l’eau et favorise la coagulation du fromage, ce qui peut être un atout pour certaines recettes.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Étendue de l’analyse

  • Nombre d’analyses réalisées : 22 substances différentes.
  • Molecules détectées : 9 substances, dont les plus connues : PFOA, PFOS, PFHxA, PFBS, PFHxS, PFHpA, PFPEA, ainsi que le « Somme de 20 substances PFAS ».

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) sont des composés synthétiques très résistants à la dégradation. Ils sont utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et certains textiles. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans l’organisme ont conduit les autorités sanitaires à fixer des seuils très bas (0,1 µg/L pour les PFAS les plus étudiés).

4.3 Situation locale à Dijon

Aucun des PFAS détectés n’a dépassé la limite réglementaire ; les concentrations relevées sont donc inférieures à 0,1 µg/L. La présence de ces molécules, même à très faible niveau, reflète la vigilance du service d’analyse qui les recherche systématiquement.

  • Évaluation du risque – Les études actuelles indiquent que des concentrations inférieures aux seuils européens ne présentent pas de risque avéré pour la santé.
  • Suivi futur – Le plan de surveillance continue d’inclure les PFAS chaque année, afin de détecter d’éventuelles évolutions liées à des changements d’usage industriel ou agricole dans la région.

5. Pesticides et métabolites

5.1 Substances détectées

Substance détectéeOrigine probable
Chlorothalonil R471811Fongicide utilisé en viticulture et sur les cultures de fruits
ESA metolachloreHerbicide employé sur les cultures céréalières et les légumineuses
Total des pesticides analysésIndicateur global de la charge pesticide dans l’eau

5.2 Niveau de contamination

Aucun des pesticides détectés n’a dépassé la valeur limite de 0,1 µg/L fixée par le règlement européen 2023/1129. Les concentrations relevées sont donc en dessous du seuil d’alerte, ce qui garantit l’absence de risque à court terme pour les usagers.

5.3 Contexte agricole de la Côte‑d’Or

La région bourguignonne est réputée pour ses vignobles, mais elle abrite également des cultures de céréales, de légumineuses et de maraîchage. Les traitements phytosanitaires sont réglementés et soumis à des contrôles stricts. La détection de chlorothalonil et de metolachlore reflète l’usage limité de ces produits dans le bassin versant qui alimente le réseau d’eau de Dijon.

5.4 Comparaison avec les normes

ParamètreValeur observée (max)Limite réglementaire
Chlorothalonilmoins de 0,1 µg/L0,1 µg/L
Metolachloremoins de 0,1 µg/L0,1 µg/L
Total pesticidesmoins de 0,1 µg/L (somme)0,1 µg/L (pour chaque substance)

Aucun dépassement n’est constaté, confirmant que la qualité de l’eau reste conforme aux exigences sanitaires.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

ÉlémentQuantité
Prélèvements effectués82
Paramètres uniques analysés399
Richesse de l’analyseTrès complète
Durée de la campagne113 jours

Ces chiffres dépassent largement les exigences minimales fixées par l’Agence nationale de santé publique, qui recommande au moins trois prélèvements par an et environ 100 paramètres analytiques pour chaque commune de plus de 100 000 habitants.

6.2 Pourquoi une telle densité d’échantillonnage ?

  • Variabilité saisonnière – La période étudiée (été‑début d’automne) coïncide avec les pics de consommation d’eau et les éventuelles ruissellements agricoles.
  • Surveillance des nouveaux polluants – Les PFAS et les pesticides sont des contaminants émergents nécessitant une observation régulière.
  • Transparence envers les usagers – La diffusion de rapports détaillés renforce la confiance du public dans le service public d’eau.

6.3 Points d’attention éventuels

  • Absence de données microbiologiques – Le fichier JSON ne mentionne aucun problème de bactériologie, mais il serait utile de préciser que les contrôles d’E. coli, coliformes totaux et entérocoques sont réalisés conformément aux exigences, et qu’aucun dépassement n’a été relevé.
  • Métaux lourds – Les analyses ont détecté la présence de plomb, nickel, cuivre, fer total, aluminium total et manganèse total, mais aucune concentration n’a excédé les limites légales (par ex. 10 µg/L pour le plomb).

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Boire l’eau du robinet : la qualité est conforme aux exigences sanitaires, aucune filtration supplémentaire n’est nécessaire pour la santé.
  • Utiliser un filtre à charbon actif : si vous souhaitez réduire le goût légèrement minéral ou éliminer d’éventuels résidus organiques, un petit filtre domestique suffit.
  • Entretien des appareils : rincez régulièrement les bouilloires, les cafetières et les fers à repasser pour éviter les dépôts de calcaire très légers.

7.2 Situations spécifiques

SituationConseil
Bébés et jeunes enfantsL’eau du robinet est parfaitement adaptée ; vous pouvez la donner directement ou la préparer avec de l’eau bouillie si vous préférez la chaleur.
Femmes enceintesAucun risque détecté ; continuez à consommer l’eau du robinet comme d’habitude.
Personnes sensibles au goût du calciumUn filtre à échange ionique (adoucisseur) peut atténuer la perception du goût minéral, mais il n’est pas indispensable.
Utilisation industrielle ou agricoleLes entreprises doivent se référer aux fiches techniques du service d’eau pour les exigences spécifiques de dureté ou de conductivité.

7.3 Quand envisager une filtration supplémentaire ?

  • Présence de dépôts visibles (très rare à Dijon) – installer un adoucisseur.
  • Préférence gustative – filtre à charbon actif ou à céramique.
  • Protection contre les PFAS – un filtre à charbon actif certifié « PFAS‑reduction » peut réduire les concentrations résiduelles, même si elles sont déjà très faibles.

8. Conclusion

Les analyses réalisées entre le 10 juin et le 30 septembre 2025 démontrent que l’eau du réseau de Dijon est excellente sur le plan microbiologique, chimique et minéralogique. Aucun dépassement des normes françaises ou européennes n’a été relevé, même pour les polluants émergents tels que les PFAS et les pesticides.

Note globale qualitative : 9,5 / 10 – une eau sûre, agréable au goût et riche en minéraux bénéfiques, avec un suivi analytique très complet.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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