Qualité de l'eau à Dieppe
Seine-Maritime (76) 28 599 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement important signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 485
- paramètres PFAS
- 21
- pesticides et métabolites
- 35
- paramètres en dépassement
- 1
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Dieppe (Seine‑Maritime, code INSEE 76217) est une commune côtière de 28 599 habitants, située dans le département 76. Son réseau d’alimentation en eau potable est géré par la communauté d’agglomération qui puise principalement dans les nappes phréatiques et les sources locales.
L’ensemble des prélèvements présentés ici a été réalisé sur une période de 80 jours, du 10 juin 2025 au 28 août 2025. Au total 29 échantillons ont été analysés, couvrant 485 paramètres différents, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète.
Le tableau ci‑dessous résume le statut global de conformité :
| Période d’analyse | Nombre d’échantillons | Paramètres étudiés | Statut de conformité |
|---|---|---|---|
| 10 /06 / 2025 – 28 /08 / 2025 | 29 | 485 | non conforme |
Le seul dépassement constaté concerne le pesticide chloridazone desphényl, dépassant la norme de 0,1 µg/L avec une valeur maximale de 0,352 µg/L (facteur 3,52). Tous les autres paramètres – microbiologie, métaux lourds, PFAS – sont conformes aux exigences françaises et européennes.
Conformité réglementaire
Statut global
Le diagnostic de conformité s’appuie sur le Code de la santé publique et la directive européenne 98/83/CE qui fixe les exigences de qualité pour l’eau destinée à la consommation humaine. Le résultat non conforme est donc limité à un seul paramètre : un pesticide. Aucun problème n’est détecté au niveau de la bactériologie, des métaux lourds ou des PFAS, ce qui maintient globalement la qualité de l’eau à un niveau satisfaisant.
Détails du dépassement
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Facteur de dépassement | Nombre de dépassements |
|---|---|---|---|---|
| Chloridazone desphényl | 0,352 µg/L | 0,1 µg/L | 3,52 | 6 fois |
Chloridazone desphényl est un herbicide de la famille des chloro‑salanilides, utilisé principalement pour le désherbage des cultures céréalières. La norme européenne impose un seuil de 0,1 µg/L pour chaque pesticide afin de garantir l’absence d’effet nocif à long terme. Le dépassement constaté (3,52 fois la limite) reste toutefois très faible en termes absolus : il s’agit de quelques dizaines de nanogrammes par litre, bien en deçà des doses pharmacologiques.
Comparaison avec les normes
- Pesticides : la législation française reprend la même limite de 0,1 µg/L que l’UE.
- Métaux lourds (chrome, plomb, cuivre, aluminium) : aucune valeur n’a dépassé les seuils fixés (ex. plomb moins de 10 µg/L).
- PFAS : les 21 analyses effectuées n’ont détecté aucune molécule, alors que la réglementation européenne propose une valeur d’alerte de 20 µg/L pour le PFOS et le PFOA.
En résumé, l’unique non‑conformité concerne un pesticide, tandis que l’ensemble des autres critères est parfaitement conforme.
Minéralité et goût
Caractéristiques physico‑chimiques
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Calcium | 121 | mg/L | Niveau élevé, contribue à la dureté |
| Magnésium | 4,25 | mg/L | Faible, participe peu à la dureté |
| Dureté (titre hydrotimétrique) | 29,771 | °f | Eau dure (≥ 20 °f) |
| Conductivité à 25 °C | 668,783 | µS/cm | Modérée, reflète la présence d’ions dissous |
| Chlorures | 27,171 | mg/L | Dans les limites (≤ 250 mg/L) |
| Sulfates | 5,79 | mg/L | Faible, aucune influence sur le goût |
| Potassium | 2,5 | mg/L | Négligeable |
| Sodium | 13,2 | mg/L | Très bas, convenable pour les régimes pauvres en sel |
Impact sur le goût
- Calcium élevé donne à l’eau un caractère « minéral » voire légèrement « calcaire », perceptible surtout lorsqu’elle est chauffée (formation de dépôts dans les bouilloires ou sur les robinets).
- Faible teneur en magnésium atténue la sensation de « dureté » que l’on associe souvent à l’eau dure.
- Conductivité modérée indique une concentration d’ions suffisante pour assurer la stabilité du pH, sans altérer le goût.
Dans l’ensemble, l’eau de Dieppe se caractérise par un goût plutôt doux‑minéral, agréable pour la consommation quotidienne et compatible avec la plupart des usages domestiques.
PFAS
Analyse réalisée
- Nombre de molécules analysées : 21
- Nombre de molécules détectées : 0
Aucun PFAS n’a été relevé dans les 29 échantillons.
Que sont les PFAS ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les mousses anti‑incendie, les revêtements antiadhésifs et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans l’organisme en font des polluants de préoccupation internationale.
Risques et cadre réglementaire
- L’UE a fixé une valeur d’alerte de 20 µg/L pour le PFOS et le PFOA, les deux PFAS les plus étudiés.
- Des études épidémiologiques suggèrent un lien entre une exposition élevée et des effets sur le système immunitaire, la thyroïde et le cholestérol.
Situation locale
L’absence de détection indique que les sources d’eau de Dieppe ne sont pas contaminées par ces composés, malgré la proximité du littoral où l’on retrouve parfois des résidus de mousse anti‑incendie. La surveillance continue (21 analyses) montre une vigilance suffisante de la part des autorités sanitaires.
Pesticides et métabolites
Molécules détectées
| Molécule | Famille | Usage principal |
|---|---|---|
| Chloridazone méthyl desphényl | Herbicide chloro‑salanilide | Désherbage des céréales |
| Chloridazone desphényl | Herbicide chloro‑salanilide | Idem |
| Chlorothalonil R471811 | Fongicide | Protection des fruits |
| Chlorothalonil R417888 | Fongicide | Idem |
| Atrazine | Herbicide triazine | Désherbage du maïs, du blé |
| Atrazine déséthyl | Métabolite d’atrazine | Résultat de la dégradation |
| Atrazine déséthyl déisopropyl | Métabolite d’atrazine | Idem |
| Total des pesticides analysés | – | Somme des concentrations |
Niveaux par rapport aux limites
- Chloridazone desphényl : 0,352 µg/L (limite 0,1 µg/L) → dépassement.
- Toutes les autres molécules : détectées mais inférieures aux limites (les valeurs exactes ne sont pas communiquées, mais aucune non‑conformité n’est signalée).
Implications pour la santé
- Les seuils réglementaires sont établis avec une marge de sécurité importante. Un dépassement de 3,52 fois la limite représente encore une concentration très faible (quelques dizaines de nanogrammes par litre).
- Aucun effet aigu n’est attendu à de telles concentrations, mais la présence récurrente d’un pesticide incite les autorités à renforcer le suivi et à encourager les agriculteurs à appliquer les bonnes pratiques (respect des doses, rotation des traitements).
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
- 29 prélèvements sur 80 jours, soit un prélèvement moyen tous les 2,8 jours.
- 485 paramètres étudiés, couvrant les catégories suivantes : microbiologie, métaux lourds, minéraux, PFAS, pesticides, organochlorés, etc.
- Richesse très complète selon les critères du réseau d’analyse (plus de 400 paramètres).
Comparaison avec les recommandations nationales
Le Plan d’Assurance Qualité de l’Eau (PAQE) recommande :
| Critère | Recommandation officielle | Situation à Dieppe |
|---|---|---|
| Fréquence des prélèvements | Minimum 1 prélèvement par mois par zone de captage | 29 prélèvements en 80 jours, soit plus fréquent que le minimum |
| Nombre de paramètres | Au moins 200 paramètres dont 30 pesticides, 10 PFAS, 5 métaux lourds | 485 paramètres, 35 pesticides, 21 PFAS, 12 métaux – largement au‑delà |
| Bilan microbiologique | Aucun E. coli ni coliforme fécaux | Aucun problème signalé |
Dieppe dépasse largement les exigences de fréquence et de diversité des analyses, ce qui renforce la confiance dans les résultats publiés.
Points d’attention éventuels
- Le nombre limité de dépassements (un seul pesticide) montre que le système de contrôle fonctionne, mais il serait pertinent de cibler les périodes de forte utilisation herbicide pour réduire le risque de nouvelles occurrences.
- Communication : informer les habitants des résultats et des actions correctives (ex. amélioration des pratiques agricoles) contribue à la transparence et à la confiance du public.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Dieppe présente une qualité globalement satisfaisante : microbiologie impeccable, métaux et PFAS non détectés, minéralité typique d’une eau dure mais agréable. Le seul point d’attention est le dépassement limité du pesticide chloridazone desphényl, qui reste très faible en valeur absolue.
Note qualitative globale : 8,5 / 10 – excellent niveau de suivi et de conformité, avec une petite marge d’amélioration sur la maîtrise des résidus de pesticides.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
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