· Finistère · 20 632 hab.

Qualité de l'eau à Concarneau

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Concarneau. 345 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
22
PFAS analysés
31
Pesticides
2
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Concarneau, commune du Finistère (code INSEE 29039, code postal 29900), compte aujourd’hui environ 20 600 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’eau potable géré par la communauté d’agglomération locale, qui puise son eau principalement dans les nappes phréatiques de la région bretonne.

L’ensemble des prélèvements présentés ci‑dessous a été réalisé entre le 23 juin 2025 et le 26 septembre 2025, soit sur une période de 95 jours. Au total, 16 prélèvements ont été effectués, couvrant 345 paramètres différents, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète.

Le tableau de synthèse indique que le statut de conformité de l’eau de Concarneau est « vigilance ». Le réseau n’est pas considéré comme totalement conforme : deux dépassements ont été relevés, tous liés au pesticide ESA metolachlore. Aucun problème microbiologique, ni dépassement de métaux lourds, ni présence de PFAS n’a été détecté.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

StatutConforme ?Commentaire
VigilanceNonDeux dépassements de pesticide, aucun autre problème identifié

Le statut vigilance signifie que la qualité de l’eau reste globalement satisfaisante, mais que des actions de suivi renforcé sont requises pour les paramètres incriminés.

2.2 Dépassements constatés

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireNombre de dépassements
ESA metolachlore (pesticide)0,19 µg/L0,1 µg/L2
Bactéries coliformes /100 ml‑MS1 n/100 mL— (pas de seuil fixé)0
  • ESA metolachlore : ce pesticide organochloré est autorisé dans l’agriculture, mais son taux résiduel dans l’eau potable ne doit pas dépasser 0,1 µg/L selon le règlement européen (CE N° 1881/2006). La valeur maximale mesurée à Concarneau (0,19 µg/L) représente un facteur 1,9 par rapport à la limite. Deux prélèvements distincts ont signalé ce dépassement, ce qui justifie le statut de vigilance.

  • Bactéries coliformes : le résultat le plus élevé (1 n/100 mL) reste dans les attentes normales pour les eaux municipales. Aucun dépassement n’a été constaté, ce qui indique que le traitement microbiologique du réseau fonctionne correctement.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreNorme françaiseNorme européenneSituation à Concarneau
ESA metolachlore0,1 µg/L (réglementation UE)0,1 µg/LDépassement (0,19 µg/L)
Bactéries coliformesmoins de 10 n/100 mL (directive UE)moins de 10 n/100 mLConforme
PFAS (classe totale)0,1 µg/L (pour chaque PFAS)0,1 µg/LAucun PFAS détecté
Métaux lourds (ex. plomb)10 µg/L (plomb)10 µg/LAucun dépassement

En résumé, le seul point de friction avec la réglementation concerne le pesticide ESA metolachlore. Tous les autres paramètres étudiés respectent les exigences en vigueur.


3. Minéralité et goût

3.1 Principaux indicateurs

ParamètreValeur moyenneUnité
Calcium34,65mg/L
Magnésium5,185mg/L
Dureté (titre hydrotimétrique)11,429°f
Conductivité à 25 °C343,786µS/cm
Potassium2,9mg/L
Sodium17,85mg/L
Chlorures38,5mg/L
Sulfates15,5mg/L

La dureté de 11,4 °f (environ 200 mg/L de CaCO₃) classe l’eau de Concarneau comme modérément dure. Le calcium y est présent à un niveau moyen, tandis que le magnésium reste relativement faible.

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium et magnésium : ces minéraux sont responsables du goût « minéral » de l’eau. Une concentration de calcium autour de 35 mg/L apporte une légère note douce, tandis que le magnésium modéré n’influe pas fortement sur le caractère gustatif.
  • Sodium : à 17,85 mg/L, le sodium reste en dessous du seuil de 200 mg/L qui pourrait être perçu comme salé. L’eau ne présente donc pas de goût salin notable.
  • Chlorures et sulfates : leurs concentrations sont modestes, ne compromettant pas la fraîcheur de l’eau.

Dans l’ensemble, l’eau de Concarneau est perçue comme douce à légèrement minérale, adaptée à la plupart des usages domestiques (boisson, cuisine, lessive).

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Eau jugée trop « calcaire » (par exemple, dépôts sur les bouilloires)Utiliser un filtre à charbon actif ou un adoucisseur ponctuel.
Besoin de réduire le sodium (régime hyposodé)Privilégier l’eau filtrée à base de résine échangeuse d’ions, ou consommer l’eau en petite quantité et compléter par des boissons à faible teneur en sodium.
Goût neutre recherché pour la cuisineLaisser reposer l’eau quelques heures au réfrigérateur afin d’atténuer légèrement les minéraux.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Analyse de la présence

Nombre d’analysesNombre de molécules détectéesDépassements
220Aucun

Aucun des 22 composés de la classe des PFAS (substances per‑ et polyfluoroalkylées) n’a été détecté dans les échantillons de Concarneau.

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS sont des substances synthétiques très persistantes dans l’environnement. Elles sont utilisées dans les revêtements antiadhésifs, les mousses anti‑incendie et certains textiles. Leur présence dans l’eau potable peut poser des risques de santé à long terme (perturbations endocriniennes, impacts sur le système immunitaire). Les seuils réglementaires européens sont fixés à 0,1 µg/L pour chaque PFAS.

4.3 Évaluation locale

L’absence totale de PFAS détectés indique que les sources industrielles ou agricoles locales ne contribuent pas à la contamination de l’eau de Concarneau. Le suivi continu de ces substances reste néanmoins recommandé, compte tenu de leur persistance globale.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécules identifiées

MoléculeTypeDétection (µg/L)Limite réglementaire
ESA metolachlorePesticide organochloré0,19 (max)0,1
AnthraquinonePesticide (métabolite)Présent (quantité non précisée)
Chlorothalonil R471811FongicidePrésent (quantité non précisée)
Total des pesticides analysésSommeNon précisé

En plus de l’ESA metolachlore, trois autres composés ont été détectés, mais leurs concentrations restent en dessous des seuils d’alerte, ou les limites spécifiques ne sont pas définies dans la réglementation actuelle.

5.2 Origines probables

  • ESA metolachlore et chlorothalonil sont largement employés dans la protection des cultures fruitières et maraîchères du Finistère, notamment pour le traitement du chou, du raisin et des cultures maraîchères.
  • Anthraquinone apparaît souvent comme sous‑produit de la dégradation de certains fongicides ou comme métabolite de produits phytosanitaires utilisés en agriculture biologique.

Le Finistère possède une forte activité agricole (culture de légumes, de fruits et d’élevage), ce qui explique naturellement la présence ponctuelle de résidus de pesticides dans les eaux de surface et, par voie de percolation, dans les nappes phréatiques.

5.3 Niveaux par rapport aux limites

Le seul pesticide dont la concentration dépasse la limite est ESA metolachlore, avec un facteur d’excès de 1,9. Les autres composés restent en dessous de tout seuil d’alerte connu.

5.4 Contexte régional

Le Finistère est une des régions les plus intensives en utilisation de produits phytosanitaires en Bretagne. Les autorités locales ont mis en place des programmes de réduction de l’usage de pesticides, notamment via la promotion de l’agriculture de précision et des alternatives biologiques. La surveillance régulière des résidus dans l’eau potable fait partie intégrante de ces démarches.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

DomaineNombre d’analysesParamètres uniquesQualité de la campagne
Bactéries11Basique (coliformes)
Métaux lourds103 détectésExhaustif (fer, aluminium, manganèse)
PFAS220 détectésTrès complet
Pesticides314 détectésLarge palette
Minéralité1 (mesure globale)9 paramètresStandard

La campagne d’analyse s’avère très complète, avec 345 paramètres différents étudiés sur 16 prélèvements. La diversité des domaines (microbiologie, métaux, PFAS, pesticides, minéralité) dépasse largement les exigences minimales de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) qui recommande au moins 10 paramètres majeurs pour chaque réseau.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

Recommandation nationaleNiveau observé à Concarneau
Minimum 12 prélèvements par an16 (satisfait)
Analyse de 20 paramètres au minimum345 (très au‑dessus)
Inclusion de PFAS dans le panelOui, 22 analyses
Suivi des pesticides (au moins 10 substances)Oui, 4 détectées parmi 31 analyses

Concarneau dépasse donc largement les seuils de référence, ce qui renforce la confiance dans la fiabilité des résultats.

6.3 Points d’attention éventuels

  • La fréquence des prélèvements est bien répartie sur la période estivale, mais aucun échantillon n’est indiqué pour l’automne ou l’hiver. Un suivi tout au long de l’année permettrait de détecter d’éventuelles variations saisonnières, notamment pour les résidus de pesticides.
  • Le paramètre microbiologique étudié se limite aux coliformes. L’ajout de l’Escherichia coli et de la recherche de Pseudomonas aeruginosa renforcerait la vigilance sanitaire.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommation quotidienne : L’eau de Concarneau reste parfaitement adaptée à la boisson et à la cuisine, même si deux dépassements de metolachlore ont été constatés.
  • Filtration :
    • Pour les foyers sensibles aux pesticides (enfants, femmes enceintes, personnes immunodéprimées), installer un filtre à charbon actif certifié pour la réduction des résidus organiques peut être bénéfique.
    • Un adoucisseur d’eau n’est pas indispensable, mais peut être envisagé en cas de dépôts calcaires visibles sur les appareils électroménagers.
  • Entretien des installations : Nettoyer régulièrement les aérations et les robinets pour éviter la formation de biofilm, même si aucune bactérie coliforme n’a été détectée.

7.2 Quand envisager une filtration supplémentaire

SituationType de filtre conseillé
Soucis de goût (légère amertume)Filtre à charbon actif (améliore le goût et réduit les résidus organiques).
Préoccupation concernant le pesticide metolachloreFiltre à charbon actif haute performance ou filtre à osmose inverse (réduction plus de 95 % des composés organiques).
Sensibilité au calcium (dépôts)Adoucisseur à résine échangeuse d’ions.
Utilisation d’appareils médicaux (dialyse)Osmose inverse certifiée, afin d’éliminer tout résidu potentiel.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire bouillir l’eau pendant 1 minute pour éliminer d’éventuels microorganismes résiduels, même si le risque est faible.
  • Stocker l’eau dans des contenants propres, à l’abri de la lumière directe, afin de limiter la formation de biofilm.
  • Vérifier les points de distribution (robinets extérieurs, fontaines publiques) pour détecter d’éventuelles altérations visuelles (décoloration, dépôts).
  • Suivre les alertes publiées par la mairie ou le distributeur d’eau, notamment en période de fortes applications phytosanitaires.

8. Conclusion

L’eau potable de Concarneau présente globalement une qualité très satisfaisante, avec une minéralité agréable et aucune contamination microbiologique, métallique ou PFAS. Le seul point de vigilance concerne le pesticide ESA metolachlore, dont la concentration dépasse légèrement la norme européenne.

Note globale qualitative : 8,5 / 10 – la situation est rassurante, mais un suivi renforcé du pesticide en question et une éventuelle filtration ponctuelle sont recommandés pour garantir une tranquillité d’esprit totale aux usagers.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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