· Haute-Marne · 21 418 hab.

Qualité de l'eau à Chaumont

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Chaumont. 274 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
0
PFAS analysés
34
Pesticides
2
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Chaumont, préfecture de la Haute‑Marne (code postal 52000, code INSEE 52121), compte aujourd’hui environ 21 418 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’alimentation en eau potable géré par la communauté d’agglomération Chaumont‑Pays de Chaumont. Les informations précises sur la longueur du réseau, le nombre de postes de pompage ou les sources d’eau (nappe souterraine, captage de surface…) ne sont pas disponibles dans le jeu de données fourni ; il convient donc de le signaler aux usagers qui souhaitent plus de transparence technique.

L’ensemble des analyses présentées couvre la période du 20 juin 2025 au 30 septembre 2025, soit 103 jours d’observation. Au total, 16 prélèvements ont été réalisés, portant sur 274 paramètres uniques, ce qui correspond à une approche analytique qualifiée de « complète » par le laboratoire.

Le bilan global de conformité est « vigilance ». Le statut indique que l’eau n’est pas entièrement conforme aux exigences réglementaires, avec deux dépassements relevés. Le tableau ci‑dessous résume les points clés :

ÉlémentValeurCommentaire
Statut de conformitéVigilanceDeux dépassements identifiés
Nombre de prélèvements16Répartis sur 103 jours
Nombre de paramètres analysés274Couverture analytique très large
Nombre de dépassements2Bentazone (pesticide) et bactéries coliformes (détection)

2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le résultat « vigilance » signifie que, bien que l’eau reste généralement compatible avec les exigences de santé publique, des irrégularités ont été observées et font l’objet d’un suivi renforcé. Le critère de conformité est donc non atteint (estConforme = false).

2.2 Dépassements détaillés

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireNombre de dépassementsFacteur de dépassement
Bentazone (pesticide)0,15 µg/L0,1 µg/L11,5
Bactéries coliformes /100 ml‑MS1 n/(100 mL)Pas de limite fixe (absence totale souhaitée)0
  • Bentazone : Ce herbicide, utilisé principalement sur les cultures céréalières, dépasse la limite fixée par la directive européenne sur l’eau potable (0,1 µg/L) d’un facteur de 1,5. Le dépassement est isolé (un seul prélèvement) mais justifie la mise en place d’une vigilance accrue jusqu’à la prochaine campagne d’échantillonnage.
  • Bactéries coliformes : La valeur maximale détectée est de 1 n/(100 mL). Bien que la réglementation française impose l’absence totale de coliformes Escherichia coli dans 100 mL d’eau, le paramètre indiqué ici ne fait pas partie des critères de rejet immédiat tant qu’il reste très bas. Aucun dépassement officiel n’est enregistré pour ce critère.

2.3 Comparaison avec les normes françaises et européennes

ParamètreValeur mesuréeLimite françaiseLimite européenneConformité
Bentazone0,15 µg/L0,1 µg/L (Directive 98/83/CE)0,1 µg/LNon conforme
Bactéries coliformes1 n/(100 mL)0 (absence)0 (absence)Conforme (pas de dépassement)
Conductivité (25 °C)498,7 µS/cm2500 µS/cm (valeur indicative)2500 µS/cmConforme
Calcium107,5 mg/LAucun seuil de rejetAucun seuil de rejetConforme
Magnésium1,33 mg/LAucun seuil de rejetAucun seuil de rejetConforme

En résumé, le seul point réellement hors norme concerne le pesticide Bentazone. Tous les autres paramètres (minéraux, métaux, conductivité, etc.) restent largement dans les marges de sécurité fixées par la législation.


3. Minéralité et goût

3.1 Analyse des principaux ions

ParamètreValeur moyenneUnitéInterprétation
Calcium107,5mg/LContribue à la dureté, niveau moyen
Magnésium1,33mg/LFaible, participe modestement à la dureté
Dureté (titre hydrotimétrique)27,15°fEau de dureté moyenne (15 °f ≤ dureté ≤ 30 °f)
Conductivité à 25 °C498,7µS/cmIndice de la charge ionique, très loin de la limite de 2500 µS/cm
Sodium1,9mg/LNiveau très faible, sans impact notable sur la santé cardiovasculaire
Chlorures4,6mg/LNiveau très bas, aucune impression salée perceptible
Sulfates7,65mg/LFaible, aucun goût amer détectable
Potassium0mg/LNon détecté, sans incidence gustative

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium et magnésium donnent à l’eau son caractère « minéral ». Avec une dureté moyenne, le goût est souvent décrit comme léger et frais, sans l’astringence typique des eaux très dures.
  • La faible conductivité reflète une faible concentration totale d’ions dissous, ce qui rend l’eau transparent en bouche, sans arrière‑goût métallique ou salé.
  • L’absence de potassium et la très petite quantité de sodium contribuent à une perception neutre, adaptée à la plupart des préparations culinaires.

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Utilisation quotidienne (boisson, cuisine)L’eau de Chaumont est parfaitement adaptée ; aucune filtration supplémentaire n’est requise.
Appareils à haute sensibilité au calcaire (cafetière, fer à repasser)Nettoyer régulièrement les dépôts avec du vinaigre blanc ou un produit anticalcaire doux, même si la dureté est seulement moyenne.
Consommateurs soucieux d’un goût ultra‑purifiéUn filtre à charbon actif peut légèrement adoucir le profil gustatif, mais n’est pas indispensable d’un point de vue sanitaire.
Personnes à régime pauvre en sodiumLe très faible taux de sodium (1,9 mg/L) est compatible avec les recommandations diététiques.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Analyse locale

  • Nombre d’analyses réalisées : 0
  • Molecules détectées : aucune

Le tableau suivant résume la situation :

PFAS analysésPFAS détectésDépassements
000

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS (substances per‑et‑fluoroalkylées) sont une famille de composés chimiques très stables, souvent appelés « polluants éternels » parce qu’ils résistent à la dégradation naturelle. Ils sont employés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et divers produits industriels. Les principaux risques sanitaires associés sont : troubles hormonaux, dysfonctionnements immunitaires et, à forte dose, effets cancérogènes.

4.3 Évaluation de la situation à Chaumont

L’absence totale d’analyses signifie que, pour la période étudiée, aucune donnée n’est disponible sur la présence éventuelle de PFAS dans le réseau de Chaumont. Cette lacune ne doit pas être interprétée comme une présence ou une absence de PFAS, mais simplement comme un manque de suivi. Les autorités locales sont encouragées à intégrer régulièrement les PFAS dans le panel analytique afin de garantir une surveillance conforme aux exigences européennes (réglementation REACH, seuils de 0,1 µg/L pour la plupart des PFAS).


5. Pesticides et métabolites

5.1 Résultats de l’étude

  • Analyses réalisées : 34 pesticides différents.
  • Molecules détectées : 4 (Bentazone, Chlorothalonil, Atrazine déséthyl, total des pesticides).
  • Dépassement : seul le Bentazone dépasse la norme (0,15 µg/L contre 0,1 µg/L).
Pesticide détectéValeur maximaleLimite réglementaireSituation
Bentazone0,15 µg/L0,1 µg/LDépassement (facteur 1,5)
ChlorothalonilNon indiqué (détecté)0,1 µg/L (valeur de référence)En dessous de la limite (pas de dépassement)
Atrazine déséthylNon indiqué (détecté)0,1 µg/L (valeur de référence)En dessous de la limite
Total pesticidesNon indiqué0,5 µg/L (somme des pesticides)Conforme

5.2 Origines probables

  • Bentazone : Herbicide largement utilisé sur les cultures de céréales (blé, orge) et de légumineuses. La Haute‑Marne possède une importante zone agricole dédiée à ces productions, ce qui explique la présence ponctuelle de ce composé.
  • Chlorothalonil : Fongicide employé sur les cultures fruitières et les vignes. Sa détection, même à faible concentration, reflète probablement l’usage de traitements préventifs dans les vergers alentours.
  • Atrazine déséthyl : Métabolite de l’atrazine, un herbicide historique aujourd’hui restreint en Europe. Sa présence résiduelle peut provenir de dépôts anciens ou de flux diffused depuis des zones voisines où l’atrazine est encore autorisée à des fins limitées.

5.3 Contexte agricole régional

La Haute‑Marne se caractérise par un maillage de petites exploitations familiales, majoritairement orientées vers les céréales, les oléagineux (colza) et les fourrages. Les pratiques culturales intègrent souvent des traitements phytosanitaires pour protéger les rendements. Les résultats présentés sont donc cohérents avec un environnement agricole actif, mais restent faibles en comparaison avec les seuils de sécurité fixés par la réglementation.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • Nombre de prélèvements : 16 sur 103 jours, soit un prélèvement moyen tous les 6 à 7 jours.
  • Nombre de paramètres uniques : 274, couvrant les catégories suivantes : microbiologie, métaux lourds, minéraux, pesticides, PFAS (non analysés), etc.
  • Richesse de l’analyse : qualifiée de « complète », ce qui indique que le panel d’investigation dépasse largement le minimum requis par le Code de la santé publique (au moins 12 paramètres obligatoires et 4 prélèvements par an).

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreExigence légaleSituation à Chaumont
Prélèvements minimum par an416 (plus de 4 fois la norme)
Paramètres obligatoires (microbiologie, métaux, minéraux, pesticides)12274 (couvrant l’ensemble des exigences)
Fréquence de suivi des pesticidesAu moins une fois par anPlusieurs prélèvements ciblés, bonne réactivité
Surveillance des PFASRecommandée mais pas obligatoireAucun prélèvement réalisé (lacune)

6.3 Points d’attention

  • PFAS : L’absence d’analyses constitue le principal point d’amélioration. Intégrer au moins une série annuelle de mesures PFAS permettrait de répondre aux exigences européennes croissantes.
  • Bentazone : Le dépassement identifié suggère de renforcer le suivi des herbicides pendant les périodes de forte activité agricole (printemps‑été).
  • Bactéries coliformes : Bien que le nombre de colonies détectées soit très faible, il est recommandé de poursuivre le contrôle microbiologique mensuel afin de garantir l’absence totale de pathogènes.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommation directe : L’eau du réseau de Chaumont est potable et peut être bue, cuisinée ou utilisée pour la préparation de boissons sans crainte.
  • Filtration :
    • Un filtre à charbon actif peut être installé à domicile pour réduire légèrement le goût éventuel de résidus de pesticides, notamment le Bentazone, même si la concentration reste très basse.
    • Un système d’osmose inverse n’est pas nécessaire, sauf si le consommateur souhaite une eau ultra‑pure pour des applications spécifiques (laboratoires, aquariums).
  • Entretien des appareils : En raison de la dureté moyenne (27 °f), il est conseillé de décalcifier les appareils électroménagers (cafetières, bouilloires) tous les 3 à 6 mois pour éviter l’accumulation de tartre.

7.2 Quand envisager une filtration supplémentaire

SituationPourquoi envisager une filtration
Présence d’enfants ou de personnes immunodépriméesRéduire au maximum tout résidu micro‑bactérien, même très faible.
Sensibilité gustative prononcéeUn filtre à charbon améliore la neutralité du goût.
Utilisation d’eau pour l’irrigation de cultures biologiquesLimiter l’apport de résidus de pesticides (Bentazone) au sol.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant de la consommer si le robinet n’a pas été utilisé depuis longtemps (évite le stagnation dans les canalisations).
  • Nettoyer régulièrement les carafes, filtres et réservoirs d’eau pour prévenir la formation de biofilms.
  • Vérifier les alertes locales : la mairie ou le service d’eau publie régulièrement les résultats des contrôles ; s’inscrire à ces notifications permet de rester informé en cas de nouvelle vigilance.

8. Conclusion

L’eau potable de Chaumont présente globalement une qualité satisfaisante : elle est riche en minéraux, possède une dureté moyenne agréable au goût et ne montre aucun risque majeur pour la santé. Le seul point d’attention notable est le dépassement ponctuel du pesticide Bentazone, qui reste toutefois à un niveau très bas (0,15 µg/L). En l’absence d’analyses PFAS, il est recommandé d’ajouter ce suivi aux programmes de contrôle.

Note globale qualitative : 8,5 / 10 – l’eau est sûre pour la consommation quotidienne, avec un léger besoin de suivi renforcé sur les résidus de pesticides et les PFAS.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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