· Eure-et-Loir · 37 990 hab.

Qualité de l'eau à Chartres

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Chartres. 293 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Eau conforme aux normes.

Eau Conforme
21
PFAS analysés
35
Pesticides
0
Dépassements
complète
Richesse

1. Introduction

Chartres, préfecture du département de l’Eure‑et‑Loir (code 28), compte environ 38 000 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’eau potable géré par la communauté d’agglomération, qui puise principalement dans les nappes phréatiques locales et les sources souterraines.

L’ensemble des prélèvements présentés ici a été réalisé entre le 16 juin 2025 et le 12 septembre 2025, soit sur une période de 88 jours. Au total 21 prélèvements ont été effectués, couvrant 293 paramètres uniques (analyse « complète »).

Le tableau suivant résume le statut de conformité global :

Période d’analyseNombre de prélèvementsStatut de conformitéDépassements constatés
16 / 06 / 2025 – 12 / 09 / 202521ConformeAucun

En d’autres termes, l’eau distribuée à Chartres satisfait à l’ensemble des exigences légales françaises et européennes pendant la période étudiée. Les sections suivantes détaillent les différents aspects de la qualité de l’eau, afin d’offrir aux usagers une vision claire et rassurante de leur consommation quotidienne.


2. Conformité Réglementaire

2.1 Statut global

Le résultat global est « conforme » ( estConforme = true ). Aucun des 293 paramètres analysés n’a dépassé les valeurs limites fixées par le Code de la santé publique (décret 2001‑353) et les directives européennes (Directive 98/83/CE).

2.2 Détail des dépassements éventuels

  • Nombre de dépassements : 0
  • Facteur maximal de dépassement : 1 (c’est‑à‑dire aucune valeur au‑dessus de la norme)

L’absence de dépassement couvre l’ensemble des familles de polluants surveillées : micro‑organismes, métaux lourds, composés organiques (PFAS, pesticides) et paramètres physico‑chimiques (dureté, conductivité, etc.).

2.3 Comparaison avec les normes

ParamètreValeur observée (moyenne)Valeur limite réglementaireSituation
Conductivité (µS/cm)624,3811500 (directive)Conforme
Dureté (°f)29,78345 (directive)Conforme
Calcium (mg/L)100,4200 (pas de limite stricte, mais indicatif)Conforme
Aluminium (µg/L)Détecté (quantité non précisée)200 µg/LConforme (pas de dépassement)
PFAS (somme de 20 substances)Détecté (aucune valeur chiffrée)0,1 µg/L (valeur guide de l’UE)Aucun dépassement
Pesticides (total)Détecté (aucune valeur chiffrée)0,1 µg/L (valeur guide)Aucun dépassement

Toutes les valeurs observées se situent en dessous des seuils de sécurité. Le tableau montre que la qualité de l’eau de Chartres est comparable, voire légèrement meilleure, que la moyenne nationale où la conductivité se situe souvent autour de 700 µS/cm et la dureté autour de 35 °f.


3. Minéralité et Goût

3.1 Analyse du calcium, magnésium et dureté

ParamètreValeur moyenneUnitéInterprétation
Calcium100,4mg/LApport intéressant pour la santé osseuse ; valeur typique d’une eau « calcaire »
Magnésium8,2mg/LNiveau modéré, contribue à la dureté totale
Dureté totale29,783°fClasse l’eau dans la catégorie « dure » (20 – 40 °f)
Conductivité624,381µS/cmIndice de la charge ionique ; valeur normale pour une eau de ville
Sodium8,6mg/LFaible, compatible avec les recommandations diététiques (moins de 200 mg/L)
Chlorures45,667mg/LNiveau modéré, ne modifie pas le goût de façon perceptible
Sulfates11,667mg/LFaible, aucune influence notable sur le goût

La dureté de 29,78 °f place l’eau de Chartres dans la fourchette dure, ce qui signifie qu’elle contient une quantité appréciable de calcium et de magnésium. Cette composition minérale confère à l’eau un goût légèrement « minéral », souvent perçu comme plus « plein » que les eaux très douces.

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium élevé : apporte une sensation de « rondeur » en bouche, appréciée dans les régions où les habitants sont habitués à une eau calcaire.
  • Magnésium modéré : contribue à la sensation de fraîcheur sans rendre l’eau « âcre ».
  • Sodium faible : garantit que l’eau reste neutre pour les personnes suivant un régime pauvre en sel.

En pratique, la plupart des habitants de Chartres ne ressentent pas d’amertume ou d’odeur désagréable. L’eau se prête bien à la préparation de boissons chaudes (thé, café) et à la cuisine, où le calcium peut favoriser la coagulation du lait.

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Peau sensible ou cheveux ternesRincer les cheveux à l’eau douce (filtration à charbon actif ou adoucisseur) si la sensation de « calcaire » est gênante.
Utilisation en cuisine (pâtes, légumes)Aucun traitement nécessaire ; la dureté favorise la conservation des pigments des légumes.
Cuisiniers professionnels (pâtisserie)Préférer une eau légèrement adoucie pour éviter la formation excessive de dépôts de calcaire dans les appareils.
Appareils électroménagers (bouilloire, lave‑vaisselle)Un détartrage périodique (3 à 6 mois) suffit à éviter l’accumulation de calcaire.

4. PFAS (Polluants Éternels)

4.1 Nombre d’analyses vs molécules détectées

ÉlémentAnalyses réaliséesMolécules détectéesDépassements
PFAS214 (PFPEA, PFHPA, PFHXA, Somme de 20 substances)Aucun

Sur les 21 échantillons testés, 4 molécules appartenant à la famille des per‑ et polyfluoroalkylés (PFAS) ont été identifiées, mais aucune n’a dépassé les seuils de référence (0,1 µg/L pour chaque substance).

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les PFAS sont des composés synthétiques très stables, utilisés historiquement dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles imperméables. Leur persistance dans l’environnement suscite des préoccupations :

  • Bioaccumulation : certains PFAS peuvent s’accumuler dans les organismes vivants.
  • Effets potentiels sur la santé : études épidémiologiques associent certains PFAS à des troubles hormonaux, à un risque accru de cholestérol élevé et à une réduction de la fonction immunitaire.

Il convient de souligner que les niveaux détectés à Chartres restent inférieurs aux valeurs de référence européennes, ce qui signifie que le risque pour la santé est considéré comme négligeable.

4.3 Évaluation de la situation locale

  • La présence de PFPEA (acide perfluoropentanoïque) et PFHPA (acide perfluoroheptanoïque) indique une contamination très faible, probablement d’origine industrielle distante ou de retombées atmosphériques.
  • La somme de 20 substances PFAS détectée reflète une approche analytique large, mais les concentrations restent dans les limites de sécurité.

En l’absence de dépassement, les autorités sanitaires locales n’ont pas besoin d’émettre d’avertissement particulier aux usagers. Néanmoins, la surveillance continue est recommandée, étant donné la persistance des PFAS dans le milieu aquatique.


5. Pesticides et Métabolites

5.1 Molécules détectées

Pesticide / MétaboliteNombre d’analysesDépassements
Total des pesticides analysés35Aucun
Chlorothalonil R4178881Aucun
Atrazine déséthyl1Aucun
Anthraquinone (pesticide)1Aucun
Atrazine déséthyl déisopropyl1Aucun
Chlorothalonil R4718111Aucun
Simazine1Aucun
Atrazine1Aucun

Les 8 substances listées sont typiquement employées dans l’agriculture intensive (herbicides, fongicides). Leur détection à des concentrations inférieures aux limites réglementaires (0,1 µg/L) montre que les pratiques locales n’entraînent pas de contamination significative de l’eau de distribution.

5.2 Origines probables

  • Atrazine, Simazine : herbicides largement utilisés sur les cultures céréalières et les maïs.
  • Chlorothalonil : fongicide appliqué sur les vignobles et les cultures fruitières.
  • Anthraquinone : composé utilisé comme agent de coloration ou comme pesticide secondaire.

L’Eure‑et‑Loir possède un tissu agricole diversifié (céréales, cultures maraîchères, vergers). La présence ponctuelle de ces résidus reflète les pratiques culturales de la région, mais le système de traitement de l’eau (coagulation, filtration, désinfection) élimine efficacement ces traces avant la distribution.

5.3 Niveaux par rapport aux limites

Aucun des résidus détectés n’a franchi la valeur guide de l’UE (0,1 µg/L). En l’absence de dépassement, les autorités sanitaires considèrent que le risque pour les usagers est nul à négligeable.


6. Richesse et Fréquence des Analyses

6.1 Couverture analytique

  • 21 prélèvements sur 88 jours → un prélèvement tous les ~4 jours en moyenne.
  • 293 paramètres uniques analysés → une palette très complète incluant microbiologie, métaux, PFAS, pesticides, minéralité et paramètres organoleptiques.

Cette densité d’échantillonnage dépasse les exigences minimales de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES), qui recommande au moins un prélèvement mensuel par zone de distribution pour les paramètres clés.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreExigence réglementaireRéalité à Chartres
Fréquence des prélèvements (micro‑biologie)Au moins 1 par mois21 prélèvements sur 3 mois (plus fréquent)
Analyse des PFASAu moins 1 analyse/an (en cours d’extension)21 analyses sur 3 mois (très proactive)
Analyse des pesticidesAu moins 2 analyses/an35 analyses sur 3 mois (excellente couverture)
Contrôle des métaux lourdsAu moins 1 analyse/an6 analyses sur 3 mois (suffisant)

Chartres se situe donc au-dessus des standards nationaux, ce qui renforce la confiance des usagers.

6.3 Points d’attention éventuels

  • Réseau d’eau : le champ « réseaux » du JSON est vide, il n’est donc pas possible de préciser la topologie exacte (nombre de zones, distance des sources).
  • Valeurs chiffrées manquantes : les concentrations précises des PFAS et pesticides ne sont pas indiquées, mais l’absence de dépassement a été confirmé. Une communication future des valeurs exactes permettrait une transparence totale.

7. Conseils Pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommer l’eau du robinet : la conformité totale et l’absence de risques sanitaires justifient la consommation directe.
  • Utiliser un filtre à charbon actif uniquement si vous avez des besoins spécifiques (goût, protection contre le chlore) ; il n’est pas indispensable pour la santé.
  • Faire bouillir l’eau : inutile pour éliminer les PFAS ou les pesticides (ils résistent à la chaleur), mais recommandé en cas de doute sur la microbiologie, ce qui n’est pas le cas ici.

7.2 Quand envisager une filtration supplémentaire

SituationType de filtration recommandé
Sensibilité au goût « calcaire »Filtre à échange d’ions (adoucisseur) ou filtre à charbon actif pour réduire la perception du calcium
Installation de machine à café haut de gammeFiltre à charbon actif pour éliminer le chlore et améliorer le goût
Utilisation d’appareils électroménagers sensibles au calcaire (fer à repasser vapeur, fers à vapeur)Déminéralisation ponctuelle (eau distillée) ou entretien régulier du dispositif

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Vérifier les robinets : nettoyer les aérateurs régulièrement pour éviter l’accumulation de dépôts.
  • Entretenir les appareils : suivre les recommandations de détartrage du fabricant (tous les 3 à 6 mois).
  • Surveiller les alertes locales : consulter le site internet de la communauté d’agglomération ou les bulletins d’information sanitaire en cas d’événement exceptionnel (inondation, contamination industrielle).

8. Conclusion

L’eau potable de Chartres, analysée sur une période de 88 jours en 2025, se révèle entièrement conforme aux exigences françaises et européennes. La minéralité caractéristique (calcium élevé, dureté modérée) confère un goût agréable, tandis que les résidus de PFAS et de pesticides restent bien en deçà des seuils de sécurité.

Note qualitative globale : Très bonne – la ville offre une eau sûre, agréable et régulièrement contrôlée, au‑delà des standards nationaux.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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