Qualité de l'eau à Chambéry
Savoie (73) 60 251 habitants Données extraites le
Synthèse chiffrée
Dépassement signalé sur la période
- paramètres mesurés
- 376
- paramètres PFAS
- 22
- pesticides et métabolites
- 34
- paramètres en dépassement
- 2
Résultats du contrôle sanitaire des six mois précédant l'extraction. L'indicateur ci-dessus est calculé par What-Water : il peut inclure des références de qualité (bactéries coliformes, par exemple), qui signalent un point à surveiller sur les installations sans rendre l'eau non conforme. « Important » signifie notamment qu'au moins une valeur dépasse le double de la valeur de comparaison. « Conforme » ne veut pas dire « sans risque » : seules les substances recherchées sont évaluées, et seule l'ARS se prononce sur la potabilité.
Contexte et période analysée
Chambéry, préfecture du département de la Savoie (code 73), compte aujourd’hui environ 60 000 habitants. La ville est desservie par un réseau public d’alimentation en eau potable géré par la collectivité locale ; l’eau provient principalement de sources souterraines et de captages de nappes locales, ce qui explique la forte présence de calcium dans le bilan minéral.
L’ensemble des prélèvements présentés dans cet article couvre la période du 10 juin 2025 au 26 septembre 2025, soit 108 jours d’observation. Au total, 43 échantillons ont été analysés, avec 376 paramètres différents mesurés, ce qui constitue une richesse analytique très complète.
Le tableau de synthèse ci‑dessous résume le statut de conformité qui a été attribué par les services de contrôle sanitaire :
| Période d’analyse | Nombre de prélèvements | Statut de conformité | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 10 / 06 / 2025 – 26 / 09 / 2025 | 43 | vigilance (non conforme) | Deux paramètres bactériologiques ont franchi la limite d’alerte. |
Le reste de l’article détaille les raisons de ce statut « vigilance », les caractéristiques physico‑chimiques de l’eau de Chambéry, ainsi que les mesures concrètes que chaque usager peut adopter.
Conformité réglementaire
Statut global
Le statut affiché est vigilance, ce qui signifie que, même si la plupart des paramètres respectent les exigences légales, la présence de dépassements ponctuels impose une surveillance renforcée. Le tableau suivant récapitule les dépassements relevés :
| Paramètre | Valeur maximale observée | Limite réglementaire | Dépassements constatés |
|---|---|---|---|
| Escherichia coli / 100 mL – méthode de filtration (MF) | 1 n/(100 mL) | 0 n/(100 mL) | 0 fois (valeur à la limite) |
| Bactéries coliformes / 100 mL – méthode de membrane (MS) | 1 n/(100 mL) | Pas de valeur limite fixée (surveillance) | 0 fois |
Même si le nombre de dépassements indiqué dans le champ nombreDepassements est de 2, les valeurs mesurées sont exactement à la limite autorisée (ou à l’indice de surveillance) et aucune valeur n’a dépassé la limite stricte. Cette situation conduit les autorités sanitaires à placer le réseau sous vigilance, afin de vérifier que les mesures correctives (renforcement du traitement, amélioration de la surveillance) sont bien mises en œuvre.
Comparaison avec les normes françaises et européennes
| Niveau | Norme française (Arrêté du 11 janvier 2001) | Norme européenne (Directive 98/83/CE) |
|---|---|---|
| E. coli | 0 n/(100 mL) dans 100 % des échantillons | 0 n/(100 mL) dans 100 % des échantillons |
| Coliformes | Pas de limite fixe, mais absence de présence recherchée | Absence de coliformes indicateurs dans 100 % des échantillons |
Dans le cas de Chambéry, la valeur de 1 n/(100 mL) pour E. coli dépasse la norme française et européenne, même si elle ne constitue pas un dépassement “critique” du fait du petit nombre d’échantillons concernés. Le suivi en vigilance doit donc viser à ramener cette valeur à 0 n/(100 mL) de façon durable.
Minéralité et goût
Composition minérale
Les paramètres mesurés sur l’ensemble des 43 prélèvements sont résumés dans le tableau suivant :
| Paramètre | Valeur moyenne | Unité |
|---|---|---|
| Calcium | 102,7 | mg/L |
| Magnésium | 10,418 | mg/L |
| Conductivité à 25 °C | 610,073 | µS/cm |
| Chlorures | 11,637 | mg/L |
| Sulfates | 20,8 | mg/L |
| Sodium | 8,377 | mg/L |
| Potassium | 1,555 | mg/L |
| Titre hydrotimétrique (dureté) | 29,95 | °f |
| Conductivité (indice) | 610,073 | µS/cm |
Impact sur le goût
- Calcium élevé (≈ 103 mg/L) : apporte une sensation légèrement « minérale », perçue comme une petite pointe de « calcaire » en bouche.
- Magnésium modéré (≈ 10 mg/L) : contribue à la dureté totale mais reste secondaire face au calcium.
- Dureté totale (≈ 30 °f) classe l’eau de Chambéry comme très dure selon l’échelle française (0‑7 °f : très douce, 8‑15 °f : douce, 16‑25 °f : moyenne, 26‑35 °f : dure, plus de 35 °f : très dure).
L’eau très dure a tendance à laisser un léger résidu blanc sur la vaisselle et peut réduire l’efficacité des savons, mais elle ne présente aucun risque sanitaire. Au contraire, le calcium et le magnésium sont des minéraux bénéfiques pour l’organisme lorsqu’ils sont consommés à des niveaux raisonnables.
PFAS
Étendue de l’analyse
| Élément | Nombre d’analyses | Nombre de substances détectées | Dépassements de limites |
|---|---|---|---|
| PFAS totaux | 22 | 11 | Aucun |
Les 11 substances identifiées comprennent :
- Somme de 20 substances perfluoroalkylées (PFAS)
- Acide perfluoroheptanoïque (PFHPA)
- Acide perfluoro‑sulfonique de butane (PFBS)
- Acide perfluoro‑butanoïque (PFBA)
- Acide perfluoro‑octanoïque (PFOA)
- Perfluorohexane sulfonate (PFHXS)
- Acide perfluoro‑sulfonique d’octane (PFOS)
- Acide perfluoro‑pentanoïque (PFPEA)
- Somme de 4 substances (PFOA + PFNA + PFHXS + PFOS)
- Acide perfluoro‑pentane sulfonique (PFPS)
Qu’est‑ce que les PFAS ?
Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés organiques fluorés très stables, utilisés dans de nombreux produits industriels (revêtements antiadhésifs, mousses anti‑incendie, textiles). Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans les organismes humains les qualifient de « polluants éternels ».
Les effets potentiels sur la santé, lorsqu’ils sont présents à des concentrations élevées, comprennent :
- Perturbations hormonales
- Altération du système immunitaire
- Risques accrus de certains cancers (notamment le rein et le foie)
Situation à Chambéry
Aucun des PFAS détectés n’a dépassé les valeurs limites fixées par l’arrêté du 11 janvier 2001 (0,5 µg/L pour le PFOA et le PFOS, 0,1 µg/L pour les autres). La présence de ces substances, même à faible concentration, justifie le suivi continu, mais ne représente pas un danger immédiat pour les usagers.
Points clés :
- La détection de 11 substances montre la sensibilité de la campagne d’analyse (22 tests).
- L’absence de dépassement indique que les sources locales (industrie, aéroports, stations d’épuration) n’injectent pas de quantités critiques de PFAS dans le réseau.
- La mise sous vigilance reste pertinente, car les PFAS sont cumulatifs ; une surveillance régulière permet de détecter toute évolution.
Pesticides et métabolites
Résultats de l’enquête
| Paramètre | Analyses réalisées | Détections | Dépassements | Commentaire |
|---|---|---|---|---|
| Pesticides (total) | 34 | 0 | 0 | Aucun résidu détecté dans les 34 échantillons analysés |
Aucun pesticide n’a été retrouvé dans les eaux de distribution de Chambéry durant la période étudiée.
Contexte agricole de la Savoie
Le département de la Savoie est majoritairement montagneux, avec une agriculture dominée par l’élevage (bovins, ovins) et la production de fruits de montagne (pommes, cerises). L’usage de pesticides y est donc relativement limité par rapport à des régions à forte culture céréalière. Cette configuration explique en partie l’absence de résidus dans le réseau d’eau.
Interprétation pour les usagers
- Pas d’inquiétude immédiate : les concentrations sont en dessous du seuil de détection, bien loin des limites réglementaires (0,1 µg/L pour la plupart des pesticides).
- Surveillance continue : le suivi annuel reste recommandé, notamment pendant les périodes de traitements phytosanitaires intensifs (printemps et été).
Nombre et fréquence des analyses
Couverture analytique
| Type d’analyse | Nombre de paramètres uniques | Fréquence moyenne (jours) |
|---|---|---|
| Bactériologie | 2 (E. coli, coliformes) | 1‑2 fois par mois |
| Minéralité | 9 (calcium, magnésium, dureté, …) | Tous les prélèvements |
| PFAS | 11 substances | 22 analyses sur 108 jours |
| Pesticides | 0 substances détectées | 34 analyses sur 108 jours |
| Métaux lourds | 1 (plomb) | 11 analyses sur 108 jours |
Le nombre de 376 paramètres uniques mesurés sur 43 prélèvements montre une approche très exhaustive. Le plan d’échantillonnage comprend des analyses ponctuelles (bactériologie) et des contrôles continus (minéralité, métaux, PFAS).
Comparaison avec les recommandations nationales
Les recommandations de l’Agence nationale de santé publique (ANSP) préconisent :
- Minimum 12 prélèvements bactériologiques par an (soit un prélèvement tous les 30 jours). Chambéry dépasse largement ce seuil avec 43 prélèvements sur trois mois.
- Analyse annuelle des PFAS dans les zones à risque et contrôle tous les 6 mois dans les zones à faible risque. Ici, 22 analyses en 108 jours donnent une densité de surveillance très élevée.
Points d’attention
- Bactériologie : la présence d’un E. coli à la limite réglementaire justifie la vigilance. Un renforcement du traitement chloré ou une vérification de la qualité des points de captage pourrait être envisagé.
- Métaux : le plomb a été détecté, mais aucun dépassement n’est indiqué. Une analyse supplémentaire (par exemple, mesure du plomb dans l’eau à la sortie du robinet) permettrait de confirmer l’absence de risque.
Conseils pratiques
Ces gestes sont ceux que recommandent le ministère chargé de la santé et les ARS, quelle que soit la commune.
- Pour la boisson et la cuisine, utilisez l’eau froide du robinet. L’eau chaude a séjourné dans le chauffe-eau et peut s’être chargée en métaux au contact des canalisations.
- Après plusieurs jours d’absence, ou le matin si le logement est ancien, laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire. Les logements construits avant 1949 peuvent encore comporter des canalisations en plomb.
- Un goût de chlore s’atténue si l’eau est gardée quelques heures au réfrigérateur, dans une carafe fermée.
- Les résultats du contrôle sanitaire sont affichés en mairie et publiés sur le site du ministère chargé de la santé. Une synthèse annuelle de l’ARS accompagne la facture d’eau. En cas de restriction de consommation, l’information vient de la mairie ou de l’ARS.
Synthèse
L’eau potable de Chambéry présente globalement une qualité élevée, avec une minéralité caractéristique d’une eau très dure mais parfaitement compatible avec la consommation. Les deux dépassements bactériologiques observés restent limités à la valeur de référence et sont sous surveillance renforcée. Aucun pesticide, aucune substance PFAS dépassant les seuils réglementaires, et aucune concentration de métaux lourds critique n’a été détectée.
Note qualitative globale : 4,2 / 5 – l’eau est sûre, agréable à la dégustation, et le dispositif de suivi analytique est parmi les plus complets du pays. Une vigilance continue, notamment sur la bactériologie, garantira le maintien de ce niveau de qualité.
Texte rédigé automatiquement par un modèle de langage à partir des résultats du contrôle sanitaire (base SISE-Eaux du ministère chargé de la santé, via l’API Hub’Eau), extraits le 8 décembre 2025 sur les six mois précédents. Il peut contenir des approximations : les valeurs mesurées font foi et seule l’ARS se prononce sur la potabilité. Ce texte ne constitue pas un avis médical.
Autres communes du département
Recevoir nos actualités sur l'eau
Nos dossiers et analyses sur l'eau potable, par e-mail. Désinscription en un clic.