· Saône-et-Loire · 44 592 hab.

Qualité de l'eau à Chalon-sur-Saône

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Chalon-sur-Saône. 396 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Non conformités détectées.

Non Conforme
22
PFAS analysés
36
Pesticides
1
Dépassements
très complète
Richesse

1. Introduction

Chalon‑sur‑Saône (code INSEE 71076) se situe dans le département de Saône‑et‑Loire (71) et compte une population d’environ 44 600 habitants. La ville est desservie par le réseau public d’eau potable géré par la Communauté d’Agglomération du Pays Chalon‑Mâcon, qui puise principalement dans les nappes phréatiques de la vallée du Saône.

L’ensemble des prélèvements présentés ici a été réalisé du 10 juin 2025 au 24 septembre 2025, soit sur une période de 107 jours. Au total, 30 prélèvements ont été effectués, couvrant 396 paramètres uniques, ce qui correspond à une richesse d’analyse très complète.

Le tableau suivant résume le statut global de conformité :

Période d’analyseNombre d’échantillonsNombre de paramètresStatut de conformité
10 /06 2025 – 24 /09 202530396Non conforme

Le seul dépassement relevé concerne le fer total (381 µg/L, limite 200 µg/L). Tous les autres paramètres (bactériologie, PFAS, pesticides, métaux, minéralité) sont conformes aux exigences légales.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le réseau d’eau de Chalon‑sur‑Saône est non conforme au regard du régime de contrôle de la qualité de l’eau fixé par le Code de la santé publique et la Directive européenne 98/83/CE. La non‑conformité repose uniquement sur un dépassement du fer total.

2.2 Détail du dépassement

ParamètreValeur mesuréeLimite réglementaireFacteur de dépassement
Fer total381 µg/L200 µg/L1,9 fois la limite (facteur max = 7,5 selon le tableau de suivi)

Le fer total est un paramètre indicateur de la corrosion des canalisations ou de la présence de matières ferrugineuses dans les sources d’eau. Un excès de fer peut entraîner une coloration brunâtre de l’eau et un goût métallique, mais il ne représente pas un danger sanitaire direct tant que la concentration reste en dessous du seuil de toxicité (environ 400 µg/L selon l’OMS).

2.3 Comparaison avec les normes

Niveau de référenceValeur maximale autorisée
Union européenne (Directive 98/83/CE)Fer total ≤ 200 µg/L
France – Arrêté du 11 janvier 2008Fer total ≤ 200 µg/L

Le dépassement observé à Chalon‑sur‑Saône se situe au‑delà des deux référentiels, justifiant le statut de vigilance. Aucun autre paramètre (pesticides, PFAS, métaux lourds, bactéries) n’a franchi les limites fixées, ce qui montre une bonne maîtrise globale de la qualité.


3. Minéralité et goût

3.1 Principaux ions

IonConcentration moyenneUnitéRôle et impact
Calcium104,68mg/LContribue à la dureté de l’eau, améliore le goût « minéral »
Magnésium4,43mg/LParticipe à la dureté, influence légèrement le goût
Dureté (titre hydrotimétrique)27,99°fEau modérément dure (entre 15 et 30 °f)
Conductivité à 25 °C565,77µS/cmIndice de la teneur totale en ions dissous, valeur typique d’une eau douce à modérément minérale
Sulfates27mg/LApport d’un goût légèrement « poudré » à forte concentration, mais ici dans les limites
Chlorures33mg/LContribue à la saveur salée, mais valeur très basse
Sodium15,28mg/LPeu susceptible d’influencer le goût, compatible avec les recommandations diététiques
Potassium1,75mg/LFaible, aucune influence perceptible

3.2 Impact sur le goût

  • Calcium élevé (≈ 105 mg/L) rend l’eau légèrement calcaire, ce qui se traduit souvent par une sensation « dure » en bouche et un léger dépôt sur les surfaces (verre, robinet).
  • Magnésium est très faible, ce qui tempère la dureté globale.
  • La conductivité (≈ 566 µS/cm) indique une eau modérément minérale, typique des eaux de surface soumise à une filtration naturelle.

Dans l’ensemble, l’eau de Chalon‑sur‑Saône possède un profil gustatif agréable, avec une légère note minérale qui convient à la plupart des usages domestiques (cuisine, boisson, lessive).

3.3 Conseils pour les consommateurs

SituationRecommandation
Eau très calcaire (dépôts fréquents)Installer un adoucisseur ou un filtre à cartouche céramique pour réduire le calcium.
Sensibilité au goût métallique (fer)Utiliser un filtre à charbon actif ou à oxydation qui retient le fer en suspension.
Consommation quotidienne (pas de problème de santé)L’eau actuelle est potable et ne nécessite pas de traitement supplémentaire.
Préférence pour une eau « douce »Un filtre perméable à base de résine échangeuse d’ions peut diminuer la dureté sans altérer la qualité microbiologique.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Analyse et détection

Molécule détectéeNombre d’analysesDépassement de la limite
Acide perfluoro‑octanoïque (PFOA)22Aucun
Acide sulfonique de perfluorooctane (PFOS)22Aucun
Somme de 4 substances (PFOA + PFNA + PFHXS + PFOS)22Aucun
Acide perfluorobutanoïque (PFBA)22Aucun
Acide perfluoropentanoïque (PFPEA)22Aucun
Somme de 20 substances PFAS22Aucun

Sur 22 analyses, 6 molécules ont été détectées, mais aucune n’a dépassé les seuils réglementaires (0,1 µg/L pour les PFAS individuels, 0,5 µg/L pour la somme).

4.2 Qu’est‑ce que les PFAS ?

Les per‑et polyfluoroalkyl substances (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les revêtements anti‑adhésifs, les mousses anti‑incendie et les textiles. Leur persistance dans l’environnement et leur capacité à s’accumuler dans les organismes humains soulèvent des inquiétudes quant aux effets possibles sur la santé (perturbations endocriniennes, effets immunitaires).

4.3 Évaluation locale

  • La présence de PFAS à des niveaux inférieurs aux limites montre que le réseau d’eau de Chalon‑sur‑Saône est bien maîtrisé.
  • L’absence de dépassements indique que les sources d’alimentation (nappe phréatique, captage) ne sont pas contaminées de façon significative par des activités industrielles ou militaires connues pour libérer ces polluants.

Conclusion : la situation PFAS est satisfaisante et ne représente pas de risque sanitaire pour les usagers.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Molécules détectées

Pesticide détectéNombre d’analysesDépassement de la limite
Chlorothalonil R41788836Aucun
ESA metolachlore36Aucun
Total des pesticides analysés36Aucun
Chlorothalonil R47181136Aucun
OXA metolachlore36Aucun

Aucun des cinq composés détectés n’a dépassé les valeurs limites fixées par le Règlement (CE) n° 396/2005 (0,1 µg/L pour chaque pesticide).

5.2 Origines probables

  • Chlorothalonil est un fongicide largement utilisé sur les cultures de vigne, de pommes de terre et de fruits à pépins.
  • Metolachlore (ESA et OXA) est un herbicide employé en agriculture céréalière et légumière.
  • La région Bourgogne‑Franche‑Comté, dont fait partie Saône‑et‑Loire, possède une activité agricole diversifiée (vignes, céréales, élevage). Les traces détectées sont donc compatibles avec les pratiques agricoles locales.

5.3 Contexte agricole régional

  • La Bresse et la Bourgogne avoisinantes sont réputées pour leurs productions de volaille, vins et céréales.
  • Les pratiques de lutte intégrée et les zones de protection autour des captages d’eau limitent les apports de pesticides aux réseaux d’eau potable.

En résumé, les pesticides détectés sont à des concentrations inférieures aux seuils de sécurité, témoignant d’une bonne maîtrise des risques agricoles.


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

  • 30 prélèvements sur 107 jours → un prélèvement moyen tous les 3,5 jours.
  • 396 paramètres uniques analysés, couvrant la bactériologie, les métaux lourds, les PFAS, les pesticides, la minéralité et d’autres indicateurs physico‑chimiques (conductivité, dureté, etc.).

Cette densité d’échantillonnage dépasse largement les exigences de la Direction Générale de la Santé (DGS) qui recommande au minimum un prélèvement mensuel pour chaque zone de distribution.

6.2 Comparaison avec les recommandations nationales

CritèreRecommandation nationaleSituation à Chalon‑sur‑Saône
Fréquence des prélèvementsMinimum 1 fois par moisEnviron 9 prélèvements par mois (plus de 3 fois la fréquence minimale)
Nombre de paramètres analysésMinimum 30 paramètres (incl. bactérie, métaux, nitrates)396 paramètres, incluant des familles de composés avancées (PFAS, pesticides)
Contrôle des PFASOptionnel mais fortement recommandéAnalyse systématique (22 analyses)
Suivi des métaux lourdsFe, Cu, Zn, Cd, Pb, AsFe, Cu, As détectés, avec dépassement de Fe

La ville de Chalon‑sur‑Saône surpasse les exigences réglementaires en termes de fréquence et de variété d’analyses, ce qui renforce la fiabilité du diagnostic qualité.

6.3 Points d’attention

  • Le seul dépassement (fer total) nécessite un suivi rapproché et une éventuelle optimisation du traitement de la distribution (filtration, désinfection).
  • Aucun problème bactériologique n’a été signalé, ce qui confirme l’efficacité du traitement de désinfection (chloration ou UV).

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Boire l’eau du robinet : la qualité microbiologique est excellente, les concentrations de PFAS et de pesticides sont bien en dessous des seuils.
  • Surveiller le goût : si une légère coloration rougeâtre ou un goût métallique apparaît, cela peut être lié au fer total.

7.2 Quand envisager une filtration

SituationType de filtre recommandéFonction principale
Dureté élevée (calcaire)Filtre à résine échangeuse d’ionsRéduction du calcium et du magnésium
Fer total détecté (dépassant)Filtre à oxyde de fer ou à charbon actifRétention du fer en suspension et amélioration du goût
Sensibilité aux odeurs ou au goûtFiltre à charbon actifAdsorption des composés organiques résiduels
Préoccupation concernant les PFAS (prévention)Filtre à charbon actif de haute densitéCapture efficace des PFAS même à très faibles concentrations

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant de la consommer si le robinet n’a pas été utilisé depuis longtemps (pour évacuer les stagnations dans les tuyaux).
  • Nettoyer régulièrement les aérateurs de robinets pour éviter l’accumulation de dépôts de calcium.
  • Vérifier les filtres (remplacement selon les préconisations du fabricant, généralement tous les 3 à 6 mois).
  • Conserver l’eau dans des récipients en acier inoxydable ou en verre, plutôt qu’en plastique, pour limiter les risques de migration de substances.

8. Conclusion

L’eau potable de Chalon‑sur‑Saône possède une qualité globale satisfaisante, avec une couverture analytique très exhaustive. Le seul point d’attention est le fer total, légèrement au‑dessus de la norme, qui peut être corrigé par des mesures simples de filtration ou d’ajustement du traitement.

Note qualitative globale : 8,5 / 10 – la majorité des indicateurs (bactériologie, PFAS, pesticides, minéralité) sont conformes, et le suivi fréquent des analyses assure une vigilance continue.



Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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