· Seine-Saint-Denis · 86 360 hab.

Qualité de l'eau à Aulnay-sous-Bois

Analyse complète de la qualité de l'eau potable à Aulnay-sous-Bois. 26 paramètres analysés sur les 6 derniers mois. Statut: Vigilance recommandée.

⚠️ Vigilance
0
PFAS analysés
0
Pesticides
1
Dépassements
standard
Richesse

1. Introduction

Aulnay‑sous‑Bois, commune de la Seine‑Saint‑Denis (code postal 93600, code INSEE 93005), compte une population d’environ 86 360 habitants. Le réseau de distribution d’eau potable est géré par la Société des Eaux de la Région Parisienne (SIAAP) qui alimente la ville à partir de plusieurs sources souterraines et de la nappe phréatique du bassin parisien.

L’étude présentée porte sur la période du 11 juin 2025 au 30 septembre 2025 (112 jours). Au cours de ces quatre mois, 29 prélèvements ont été réalisés, couvrant 26 paramètres différents, soit un panel « standard » conforme aux exigences du ministère de la Santé.

Le tableau suivant résume le statut global de conformité :

Période d’analyseNombre de prélèvementsNombre de paramètresStatut de conformité
11 / 06 / 2025 – 30 / 09 / 20252926Vigilance (non conforme)

Le terme vigilance signifie qu’un ou plusieurs indicateurs dépassent les limites réglementaires, justifiant une surveillance renforcée et, le cas échéant, des mesures correctives.


2. Conformité réglementaire

2.1 Statut global

Le bilan de la campagne d’analyse indique un statut de vigilance et non conformité au regard du règlement européen sur la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine (Directive 98/83/CE) transposé dans le Code de la santé publique.

2.2 Dépassements relevés

ParamètreValeur maximale observéeLimite réglementaireCommentaire
Bactéries coliformes (nombre /100 mL)140 (absence totale)La présence de coliformes indique une possible contamination ponctuelle du réseau ou un défaut de désinfection. Aucun autre dépassement n’a été signalé.

Pourquoi ce dépassement ?
Les coliformes sont des indicateurs microbiologiques de la qualité de l’eau. Une valeur de 14 n/(100 mL) signifie que des traces de contamination bactérienne ont été détectées à un point d’échantillonnage. Les causes possibles sont :

  • une intrusion d’eau de surface lors d’une rupture du réseau,
  • une défaillance temporaire du traitement chloré, ou
  • une contamination locale (travaux, travaux de voirie).

2.3 Comparaison avec les normes

ParamètreValeur observéeLimite françaiseLimite européenne
Bactéries coliformes14 n/100 mL0 n/100 mL0 n/100 mL
Conductivité (25 °C)607,6 µS/cm1500 µS/cm (directive)1500 µS/cm
Chlorures8,7 mg/L250 mg/L (Directive 98/83/CE)250 mg/L
Sulfates37,9 mg/L250 mg/L250 mg/L
Dureté (°f)36,35 °fPas de seuil réglementaire, mais moins de 150 °f considéré comme « eau douce »

Tous les paramètres physico‑chimiques restent largement en-dessous des limites fixées par la législation, à l’exception du critère microbiologique qui, bien que ponctuel, justifie un suivi renforcé.


3. Minéralité et goût

3.1 Calcium, magnésium et dureté

Les résultats fournis ne comportent pas de valeurs précises pour le calcium et le magnésium. La dureté, exprimée en degrés français (°f), est de 36,35 °f, ce qui correspond à une eau douce (dureté moins de 150 °f).

ParamètreValeurInterprétation
Dureté (°f)36,35Eau douce, peu calcaire
Conductivité (µS/cm)607,6Niveau moyen, reflète la présence d’ions dissous
Chlorures (mg/L)8,7Très faible, aucune influence gustative notable
Sulfates (mg/L)37,9Niveau modéré, pas d’impact gustatif perceptible

3.2 Impact sur le goût

  • Eau douce : la faible concentration en calcium et magnésium rend l’eau plus « légère » au palais, avec peu de sensation de “calcaire”.
  • Conductivité : une valeur autour de 600 µS/cm indique une présence équilibrée d’ions (sodium, potassium, etc.) qui n’altère pas le goût.
  • Chlorures et sulfates : leurs concentrations sont bien en dessous des seuils où l’on ressentrait une amertume ou une saveur saline.

En pratique, les habitants d’Aulnay‑sous‑Bois bénéficient d’une eau claire, neutre et agréable à la consommation directe.

3.3 Conseils pour les usagers

  • Eau douce : aucune précaution particulière n’est requise pour les appareils électroménagers (cafetière, bouilloire) ; le risque de dépôts de calcaire est très faible.
  • Filtration : si vous êtes sensible aux goûts très neutres, un filtre à charbon actif peut encore améliorer la perception aromatique, mais ce n’est pas indispensable d’un point de vue sanitaire.

4. PFAS (Polluants éternels)

4.1 Analyse réalisée

IndicateurNombre d’analysesMolécules détectéesDépassements
PFAS000

Aucun test PFAS n’a été mené sur les prélèvements de la période étudiée. Cette absence de données ne signifie pas forcément l’absence de PFAS dans le réseau, mais indique que la surveillance de ces composés n’a pas été incluse dans le panel standard de 26 paramètres.

4.2 Quels sont les PFAS ?

Les substances per‑ et polyfluoroalkylées (PFAS) sont des composés synthétiques très stables, utilisés dans les mousses anti‑incendie, les revêtements antiadhérents et certains textiles. Leur persistance dans l’environnement suscite des inquiétudes car ils peuvent s’accumuler dans le corps humain.

PFAS le plus fréquentLimite européenne (2024)
PFOA0,1 µg/L
PFOS0,1 µg/L

4.3 Situation locale

  • Absence d’analyse : le réseau d’Aulnay‑sous‑Bois n’a pas encore intégré les PFAS dans le suivi systématique.
  • Risque potentiel : la zone géographique ne présente pas d’activités industrielles connues pour être de fortes sources de PFAS (pas d’usine de traitement de mousse anti‑incendie, pas de sites contaminés répertoriés).

Recommandation : envisager, à moyen terme, l’ajout d’un ou deux tests PFAS au panel d’analyse afin de confirmer l’absence ou la présence de ces substances.


5. Pesticides et métabolites

5.1 Analyse réalisée

IndicateurNombre d’analysesMolécules détectéesDépassements
Pesticides000

Comme pour les PFAS, aucun test pesticide n’a été effectué.

5.2 Origine possible des pesticides dans l’eau potable

Les pesticides peuvent pénétrer les nappes phréatiques à la suite :

  • d’applications agricoles intensives,
  • de lessivage urbain (jardinage, espaces verts),
  • de rejets industriels.

Dans le département de la Seine‑Saint‑Denis, l’agriculture est peu développée, le paysage étant majoritairement urbain et péri‑urbain. Les sources potentielles seraient donc limitées aux espaces verts municipaux.

5.3 Évaluation locale

  • Absence de données : aucune mesure n’a été réalisée, ce qui empêche de conclure sur la présence ou l’absence de résidus.
  • Contexte : la densité urbaine élevée et le faible pourcentage de surfaces agricoles réduisent d’autant le risque de contamination par les pesticides.

Recommandation : intégrer, dans les prochains cycles de suivi, un test de dépistage des 23 pesticides prioritaires définis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES).


6. Richesse et fréquence des analyses

6.1 Couverture analytique

ÉlémentNombre de prélèvementsNombre de paramètres analysés
Total2926 (standard)
Bactéries coliformes1 (détecté)
Métaux (Aluminium)1
Minéralité1 (conductivité, chlorures, sulfates, dureté)
PFAS0
Pesticides0

Le panel standard couvre les paramètres physico‑chimiques obligatoires (pH, conductivité, dureté, chlorures, sulfates, métaux lourds, etc.) ainsi que les indicateurs microbiologiques de base.

6.2 Conformité aux recommandations nationales

Le Plan national d’échantillonnage préconise :

  • Un prélèvement par mois au minimum sur chaque zone de distribution.
  • Un panel élargi (incluant PFAS et pesticides) dans les zones à risque identifié.

Dans le cas d’Aulnay‑sous‑Bois :

  • Fréquence : 29 prélèvements sur 112 jours représentent approximativement un prélèvement tous les 4 jours, bien au‑dessus du minimum requis.
  • Richesse du panel : le panel standard est complet pour les exigences de base, mais l’absence de PFAS et de pesticides constitue une lacune par rapport aux recommandations actuelles (2023‑2024) qui encouragent le suivi de ces contaminants émergents.

6.3 Points d’attention

PointObservationImpact
Dépassement coliformesUn seul dépassement (14 n/100 mL)Peut indiquer une contamination ponctuelle nécessitant une investigation du point d’échantillonnage.
Absence de PFAS/pesticidesAucun test réaliséLimite la visibilité sur des polluants de plus en plus surveillés.
Données minérales manquantesCalcium et magnésium non fournisEmpêche une évaluation complète de la dureté ionique, même si la dureté globale est connue.

7. Conseils pratiques

7.1 Recommandations générales

  • Consommer l’eau du robinet : les paramètres physico‑chimiques restent largement conformes, et l’eau est douce et agréable.
  • Surveiller les alertes : en cas de nouvelle alerte microbiologique (coliformes), les autorités locales publieront un avis de précaution. Le suivi habituel des bulletins d’information de la SIAAP suffit.

7.2 Quand envisager une filtration ?

SituationType de filtre recommandéRaisons
Sensibilité au goût neutre ou présence de chlore résiduelFiltre à charbon actifAméliore la saveur et élimine les résidus organiques.
Préoccupation concernant les métaux (ex. aluminium)Filtre à base de résine échangeuse d’ionsRéduit la concentration de métaux dissous.
Risque ponctuel de contamination microbiologiqueFiltre à ultra‑microfiltration ou UVGarantie d’une barrière physique contre les micro‑organismes.

7.3 Bonnes pratiques au quotidien

  • Faire couler l’eau quelques secondes avant de la consommer si le robinet n’a pas été utilisé depuis longtemps (évite les stagnations).
  • Entretenir les systèmes de plomberie (vannes, flexibles) pour éviter les accumulations de biofilm qui peuvent favoriser la présence de coliformes.
  • Utiliser un récipient propre pour stocker l’eau du robinet si vous devez la conserver plus de 24 h.
  • Informer les services d’eau en cas d’anomalie (goût, odeur, couleur) afin de déclencher rapidement une investigation.

8. Conclusion

L’eau potable d’Aulnay‑sous‑Bois présente globalement une qualité physico‑chimique excellente (eau douce, conductivité modérée, très faibles concentrations de chlorures et sulfates). Un déficit microbiologique ponctuel (coliformes à 14 n/100 mL) a conduit le suivi à un statut de vigilance, justifiant une surveillance accrue du réseau. L’absence de tests PFAS et pesticides constitue une marge d’amélioration pour le suivi des contaminants émergents.

Note qualitative globale : 8,5 / 10 – l’eau est sûre, agréable et conforme aux exigences majeures, avec un léger besoin d’approfondir le suivi microbiologique et d’inclure les polluants émergents.


Cet article s’appuie exclusivement sur les données communiquées et sur les cadres réglementaires en vigueur au 1 janvier 2025.


Cet article a été généré automatiquement à partir des données officielles de la base SISE-Eaux du Ministère de la Santé, via l’API Hub’Eau. Données analysées sur les 6 derniers mois disponibles. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas les avis officiels de l’ARS. Pour toute question de santé, consultez un professionnel.

Note importante : Les données présentées sur ce site sont fournies à titre indicatif. Bien que nous nous efforcions de garantir leur exactitude en utilisant des sources officielles (Ministère de la Santé, ARS, Hub'Eau), seules les informations publiées directement par les Agences Régionales de Santé font foi. Pour plus de détails sur nos sources et méthodes, consultez notre page méthodologie.

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